Bâtir autour de Fitzpatrick

L'entraîneur du Phoenix de Sherbrooke Stéphane Julien et... (Spectre Média, Frédéric Côté)

Agrandir

L'entraîneur du Phoenix de Sherbrooke Stéphane Julien et le directeur général Jocelyn Thibault ne croient pas au fameux cycle de quatre ans sur lequel certaines équipes se basent afin de bâtir une formation gagnante.

Spectre Média, Frédéric Côté

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Sherbrooke) L'impact du gardien Evan Fitzpatrick sur le Phoenix de Sherbrooke équivaudrait à celui de Carey Price chez le Canadien de Montréal, selon le directeur général du Phoenix, Jocelyn Thibault. Voilà pourquoi ce dernier compte bien bâtir autour de lui afin de permettre à l'organisation sherbrookoise de connaître du succès.

La question que tous les amateurs du Phoenix se posent en ce début de campagne : après la déception de la dernière saison, quand viendra la prochaine chance des Oiseaux de s'envoler vers un premier titre de championnat?

Puisque bien des équipes croient au fameux cycle de quatre ans, qui consiste à développer une équipe durant trois saisons afin qu'elle arrive à maturité lors de la quatrième, certains craignent devoir patienter encore quatre autres années avant de festoyer enfin. Mais l'attente pourrait s'avérer moins longue. C'est ce que souhaite Jocelyn Thibault.

« L'an prochain, Evan Fitzpatrick aura 19 ans et pourrait alors disputer sa dernière saison dans la LHJMQ, rappelle Thibault. Notre pari était de miser sur lui rapidement. Il a acquis de l'expérience et ce sera payant. L'impact qu'il aura dans les deux prochaines années ressemblera à celui que Carey Price a sur le Canadien de Montréal, sans vouloir le comparer à Price et surtout, sans vouloir mettre toute la pression sur lui. »

« D'ailleurs, les cycles de trois ou quatre ans dans la LHJMQ, j'y crois plus ou moins, poursuit Thibault. Année après année, on ne sait jamais ce que l'équipe nous offrira. C'est difficile de prédire s'il y aura une chimie ou une magie. On voit souvent des équipes qui ne sont pas arrivées à maturité et qui connaissent du succès. On voit aussi le contraire parfois : des clubs qui devaient être à terme et qui ne vivent pas la saison espérée, un peu comme nous l'an dernier. »

Comme on pourra assister au retour de plusieurs joueurs de premier plan l'an prochain, est-ce que la campagne 2017-2018 pourrait être la bonne?

« La ligne est mince entre la victoire et la défaite, estime le DG. La chimie, c'est la base de tout. C'est très difficile de dire à ce stade-ci que dans deux ans par exemple ce sera l'année du Phoenix. Il faudra évaluer l'équipe de mois en mois et j'effectuerai alors les mouvements nécessaires dans le meilleur intérêt de l'équipe. »

Marcher avant de courir

En tant qu'équipe d'expansion, le Phoenix devait partir de rien en 2012 et espérer établir une philosophie qui lui est propre.

« Une équipe d'expansion doit parfois commencer par combler des besoins ponctuels pour ensuite développer une base à l'interne, soutient l'entraîneur Stéphane Julien. Il fallait mettre en place une belle culture d'équipe et la solution réside de moins en moins dans les transactions et davantage dans le développement de nos joueurs repêchés. »

D'ailleurs, on peut presque compter sur les doigts d'une main les joueurs de l'édition actuelle qui n'ont pas été repêchés par le Phoenix.

« On devait bâtir une éthique de travail et on se dirige vers la bonne voie, explique le directeur général sherbrookois. On a formé de bons jeunes. Avant d'apprendre à courir, on doit marcher et on marche bien désormais. »

Optimiste face à l'avenir

L'état-major du Phoenix se montre confiant de pouvoir bientôt goûter à la victoire sur une base régulière, mais n'ose pas fixer d'objectif pour la prochaine campagne.

« Notre attaque est jeune, rappelle Stéphane Julien. Marek Zachar a 18 ans, Jaroslav Alexeyev a 17 ans. Avec notamment Nicolas Poulin et Kevin Gilbert qui sont aussi assez jeunes, on doit être optimistes en ce qui concerne l'avenir. Même cette saison, on est capables d'avoir du succès si l'offensive fonctionne dès le départ. En fait, c'est le point d'interrogation, parce qu'en défensive et devant les buts on est corrects. »

Et même s'il est un ancien défenseur et que Jocelyn Thibault est un ex-gardien de la LNH, pas question d'opter pour un style de jeu défensif.

« Je suis un entraîneur qui prône l'offensive à 100 %. On possède des joueurs qui ont beaucoup d'énergie et qui aiment se porter à l'attaque en utilisant leur vitesse. Mais dans un autre sens, si l'on donne moins de 28 lancers par match, on devrait avoir une chance de gagner chaque partie avec Fitzpatrick devant le filet. »

Satisfait du camp

La première partie de la saison du Phoenix aura lieu vendredi à Rouyn-Noranda, ce qui mettra fin au premier camp piloté par Stéphane Julien :

« J'ai trouvé que le dernier mois a passé vite. J'aurais aimé avoir encore plus de temps pour préparer notre équipe et établir un système de jeu même si certains joueurs avaient hâte que le camp se termine et que la saison commence. J'ai toutefois aimé ce que j'ai vu. »

Le résumé des dernières semaines? Les joueurs n'ont jamais pris un camp avec autant de sérieux.

« On a travaillé extrêmement fort », admet Nicolas Poulin.

« On possède un groupe d'individus qui ne lésinent pas sur les efforts. Les gars sont disciplinés sur la glace comme dans le gym. Tout le monde rame cette fois dans le même sens et c'est de bon augure », termine Julien.

MacDonald prêt pour le jour J

Beaucoup de belles choses ont été dites concernant Anderson MacDonald, le choix de première ronde du Phoenix au dernier encan. Dès vendredi, les regards seront rivés vers lui.

« J'ai aimé mon jeu durant le camp même si j'étais nerveux à l'occasion, mais c'est normal pour une recrue », souligne MacDonald.

Après avoir multiplié les points durant le camp des recrues, le joueur de 16 ans a aussi bien fait durant les parties préparatoires.

« Je suis un attaquant de puissance qui peut marquer. J'ai toutefois compris durant le camp que je devrai être meilleur en défensive et améliorer ma vitesse. »

Plus le temps avançait, plus il semblait à l'aise. Allant même jusqu'à narguer samedi dernier l'imposant Chris McQuaid des Huskies de Rouyn-Noranda, également âgé de 16 ans.

« Je ne suis pas quelqu'un qui a l'habitude de parler souvent à l'adversaire, mais quand on me défie je n'ai pas tendance à reculer. Quand on s'en prend à mes coéquipiers, je n'aime pas ça et c'est pareil pour chaque joueur du Phoenix. »

Afin de lui permettre de bien s'intégrer dans la LHJMQ, le Phoenix a jumelé MacDonald au vétéran de dernière année Julien Pelletier au sein de la même famille de pension.

« Julien me montre ce que je dois faire et ce que je ne dois pas faire. C'est comme un grand-frère pour moi. Il connaît les erreurs qu'il a commises et sait ce que ça prend pour avoir du succès dans cette ligue. Il m'aidera énormément à devenir un meilleur joueur. »

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer