L'absence de Stacey se fera sentir

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Après trois saisons dans la LHJMQ, 70 parties et 202 minutes passées au banc de punition, l'association entre Trevor Stacey et le Phoenix de Sherbrooke a été rompue mardi matin lorsque l'organisation sherbrookoise a remercié son dur à cuire.

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(Sherbrooke) Après trois saisons dans la LHJMQ, 70 parties et 202 minutes passées au banc de punition, l'association entre Trevor Stacey et le Phoenix de Sherbrooke a été rompue mardi matin lorsque l'organisation sherbrookoise a remercié son dur à cuire.

« Ce n'est pas de gaieté de coeur qu'on lui a annoncé qu'il n'était pas retenu au sein de l'équipe, a confié le directeur général Jocelyn Thibault. On l'aimait beaucoup, mais on ne savait plus où le placer dans l'alignement. On a donc dû le soumettre au ballottage. Chose sûre, il sera toujours bien accueilli chez nous. »

« Avec le retour imprévu de Jack Kilgour, il n'y avait plus de place pour Trevor Stacey avec nous, précise l'entraîneur Stéphane Julien. Jack devait s'absenter pour une plus longue période à cause de sa commotion cérébrale. On ne voulait pas garder 25 joueurs dans l'alignement. Notre but était de conserver 14 attaquants, huit défenseurs et deux gardiens et laisser plus de place aux jeunes. Il y a de moins en moins de batailles dans le circuit et d'autres joueurs peuvent prendre la relève même s'il n'y a pas de batailles à toutes les parties. Et puis Trevor avait de plus en plus de difficulté à trouver des clients : il n'y a plus beaucoup de joueurs aussi robustes que lui et Trevor était assez surveillé par les officiels. »

Ses coéquipiers ont d'ailleurs tenu à lui rendre hommage.

« Trevor était un excellent coéquipier, assure Carl Neill. C'était l'un des mes meilleurs amis au sein de l'équipe. C'est dommage qu'il soit parti, mais en même temps, c'est la réalité du hockey. Le hockey change. Ce que je n'ai pas aimé, c'est qu'il y avait de gros noms qui gravitent autour du monde du hockey junior qui ne l'aimaient pas et qui écrivaient des choses négatives à son propos sur Twitter. Mais ces gens connaissaient mal Trevor comme personne. »

« Je m'entendais bien avec lui, confie à son tour Julien Pelletier. Il a toujours été apprécié au sein de l'équipe. Il a toujours été le premier à vouloir défendre ses coéquipiers. Sur la glace comme à l'extérieur, Trevor était très important pour nous. Il amenait une bonne ambiance dans la chambre. Il faisait rire les gars et son départ se fera sentir même s'il n'avait pas le plus grand rôle sur la glace. Ce n'était pas juste un batailleur. Il était aussi un leader. »

Bref, son départ se fait déjà sentir.

« On lui souhaite tous de bonnes choses pour l'avenir, admet Jack Kilgour. C'est vraiment désolant de le voir partir. Oui, son départ créera un trou, mais je pense que tout le monde dans l'équipe peut prendre soin de ses coéquipiers. On compte sur quelques joueurs robustes qui sont aussi d'excellents coéquipiers. On l'a vu samedi quand Olivier Schingh-Gomez est venu à la défense de Nicolas Poulin. C'est le genre de réaction que l'on aime voir. Ça montre qu'on n'hésitera jamais à aller à la guerre pour un coéquipier. »

« Jouer un rôle de 14e ou 15e attaquant à l'âge de 19 ans, ce n'était pas évident pour lui. Il a d'autres projets en tête. Je pense qu'il veut poursuivre ses études et jouer à la crosse. Il est un bon athlète polyvalent et excelle dans ce sport. Puis il demeurera un bon ami à tous ici. Trevor aura toujours sa place dans le Palais des sports. On va se rappeler longtemps ce que Trevor a fait pour nous sur la glace et hors glace », conclut le capitaine Carl Neill.

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