« Le pire est derrière nous »

Le président Denis Bourque, le directeur général Jocelyn... (Spectre Média, René Marquis)

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Le président Denis Bourque, le directeur général Jocelyn Thibault et l'entraîneur Stéphane Julien ont dressé un constat d'échec lors du bilan de la quatrième saison du Phoenix.

Spectre Média, René Marquis

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(SHERBROOKE) Le Phoenix a tracé jeudi un bilan très négatif de sa dernière saison. Peu de succès en saison, des congédiements, de courtes séries, un grand ménage amorcé chez les joueurs et une baisse d'assistance : voilà comment se résume la campagne 2015-2016 des Sherbrookois.

C'est avec déception que le président de l'organisation s'est présenté devant la presse en compagnie du directeur général et de l'entraîneur afin de revenir sur cette campagne catastrophique.

« Avant d'être actionnaires, nous sommes des amateurs, a rappelé le président de l'organisation, Denis Bourque. J'ai vécu les mêmes émotions que nos partisans. Quand ces derniers étaient déçus, nous l'étions encore plus. »

« Personne n'est satisfait de la dernière saison, confirme le DG Jocelyn Thibault. On ne cherchera pas d'excuses. Nous avons tous notre part de responsabilité. »

Les attentes étaient hautes. À sa quatrième année d'existence, le Phoenix devait atteindre son apogée. Le slogan? Ensemble pour la conquête. Le résultat? Un échec lamentable.

« On assume le fait d'avoir ajouté de la pression supplémentaire en début de saison, mais à la quatrième et dernière année de notre cycle, il était normal de viser les grands honneurs », explique Thibault.

Le dossier de 24 victoires, 35 défaites, sept revers en prolongation et deux en fusillade a placé le Phoenix au 15e rang, lui permettant d'accéder aux séries par la porte de derrière.

Les Sherbrookois espéraient faire oublier la saison de misère en surprenant l'adversaire lors des éliminatoires. Ils ont toutefois dû s'avouer vaincus en cinq matchs contre les Cataractes de Shawinigan.

« On a vu du positif en séries, mais on aurait voulu gagner évidemment, précise Thibault. Notre club s'est bien battu. Jamais je ne me servirai des blessures comme excuse, mais notre entraîneur manquait tout de même de ressources sur le banc à cause des nombreuses absences. En plus, nos joueurs affiliés étaient indisponibles puisqu'ils étaient blessés ou encore en séries dans leur ligue respective. »

Ce dernier estime heureusement que l'avenir de son équipe semble rose :

« On possède de très bons jeunes sur lesquels on peut rebâtir la fondation de ce club. »

Une baisse du prix des billets

Les insuccès de la dernière saison, et même des dernières années, ont eu un effet à la billetterie du Palais des sports.

« Un constat a été remarqué : une baisse d'assistance, un peu comme dans la majorité des autres marchés de la LHJMQ », ajoute Denis Bourque, tout en spécifiant que la tarification des billets unitaires sera revue à la baisse.

« On ne se cachera pas la tête dans le sable, poursuit-il. On sait pertinemment qu'il y a eu un peu de déception chez les partisans. La bonne nouvelle, c'est que nous allons continuer de travailler inlassablement pour vous donner ce que vous méritez d'avoir. »

Retour sur les congédiements

À entendre le directeur général du Phoenix, la situation était devenue alarmante lorsque ce dernier a pris les rênes de l'équipe en compagnie de l'entraîneur Stéphane Julien.

Rappelons que Patrick Charbonneau et Judes Vallée ont été congédiés au mois de décembre après un début de saison décevant.

« Je ne suis pas ici pour faire le procès des gens qui étaient ici avant nous, ou même de nos joueurs qui, je le rappelle, sont âgés entre 16 et 20 ans seulement. Après un bon début de saison en 2014-2015, on a connu une campagne en dents de scie et encore cette saison, ce fut très difficile. On a essayé de comprendre ce qui n'allait pas et on a réalisé qu'il fallait faire un virage important après avoir observé des tendances inquiétantes. »

Certaines habitudes semblaient s'être installées au sein de l'équipe. Le comportement sur la glace et hors glace de quelques joueurs ne plaisait visiblement pas toujours aux actionnaires et à Jocelyn Thibault :

« Au moment de se rapprocher des opérations hockey, on a constaté l'ampleur de la tâche. On a dû prendre des décisions difficiles pour réaligner l'organisation dans le bon sens. C'était nécessaire et ces changements seront valorisants. »

Voilà pourquoi il a misé sur son ami Stéphane Julien pour redresser le tout.

« Stéphane et moi avons environ 35 ans de hockey professionnel dans le corps. Nous avons rapidement constaté que notre vision était la même. On s'est rejoints rapidement et on savait vers quelle direction aller. On a entrepris un travail de moine depuis ce temps-là. Des fois, j'ai l'impression de me trouver dans l'épisode des 12 travaux d'Astérix tellement que c'est difficile. Mais on le fait pour les bonnes raisons et on s'en va dans le bon sens

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