La fête tourne au cauchemar

L'entraineur-chef du Phoenix Stéphane Julien a préféré fermer... (Spectre Média, Frédéric Côté)

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L'entraineur-chef du Phoenix Stéphane Julien a préféré fermer les yeux après avoir vu sa troupe livrer sa pire période de l'année en accordant six buts aux Cataractes au deuxième vingt.

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(SHERBROOKE) Gênant. Voilà le seul mot pouvant résumer le troisième match de la série du Phoenix, qui a bousillé une avance de trois points en accordant huit buts consécutifs.

Une confiance ébranlée, de l'indiscipline et un manque de concentration. Trois ingrédients qui ne forment pas du tout une recette gagnante. Le résultat? Une défaite du Phoenix par la marque de 8 à 3 mardi soir au Palais des sports contre les Cataractes de Shawinigan.

« On n'a pas respecté l'adversaire ce soir, a expliqué l'entraîneur des Oiseaux, Stéphane Julien. À 3-0, au lieu d'être disciplinés, mes joueurs ont écopé de nombreuses pénalités et cela a coûté la victoire à notre équipe. »

« Il sera important d'oublier rapidement cette défaite, a rappelé le capitaine Carl Neill. La série peut encore se rendre en sept parties malgré tout et on a perdu la troisième tout simplement. C'est seulement 2-1 dans la série. J'espère que tous nos joueurs reviendront au Palais des sports avec une attitude positive mercredi afin d'amener ça à 2-2. »

 La pire période de l'année

 Après avoir vu les Sherbrookois marquer les deux premiers buts pour une troisième fois en autant d'occasions dans cette série, l'oeuvre de Carl Neill et Nicolas Poulin en avantage numérique, les Cataractes ont accordé un troisième but dès les premières minutes du deuxième tiers à la suite d'un tir parfait de Guillaume Gauthier.

C'est à ce moment que le cauchemar du Phoenix a commencé. But de Dennis Yan. Gabriel Gagné douze secondes plus tard. Cavan Fitzgerald ensuite.

La faible foule composée de 1871 commençait déjà à craindre le pire. Les joueurs du Phoenix aussi.

Alors que Skylar Strumas se trouvait au banc de punition, Anthony Beauvillier en a profité pour marquer le premier but en avantage numérique pour Shawinigan.

« Quand on a vu les Cataractes exploser offensivement en marquant un quatrième but, tout est devenu encore plus difficile », a confié Kay Schweri.

L'insulte à l'injure : Alex Pawelczyk a ajouté un cinquième but sans riposte, mais cette fois en désavantage numérique...

Anthony Beauvillier a conclu le deuxième vingt avec son second filet du match, mettant ainsi fin à la pire période de l'année chez le Phoenix : six buts en moins de 11 minutes.

Le calvaire des Sherbrookois n'était pas terminé pour autant. De retour devant son filet au dernier engagement, Evan Fitzpatrick a cédé pour une septième fois dès la reprise du jeu, cette fois devant Danny Moynihan, ce qui a mis fin à sa soirée de travail.

« Je ne voulais pas retirer Fitzpatrick avant la fin de la deuxième période et après avoir consulté mes adjoints, on pensait avoir encore une chance de gagner en troisième période et on n'allait pas abandonner. Si les Cataractes ont été capables de compter six buts en une période, on pouvait en marquer trois. Pour Fitzpatrick, un but de plus ou un but de moins, je ne pense pas que cela l'affecte. Il a du caractère. »

Cavan Fitzgerald a finalement complété une poussée offensive de huit buts consécutifs en déjouant Charles-Antoine Poirier-Turcot.

« On devra se battre demain (mercredi) et faire ce que nous avons fait en première période, a ajouté Fitzpatrick. Ce sera une nouvelle partie. Nous avons gagné la première rencontre à l'étranger et les Cataractes ont fait pareil. On travaillera encore plus fort, et ce, sans prendre l'adversaire à la légère si on possède une avance.

« Les parties ne sont pas finies tant qu'elles ne sont pas finies et on doit apprendre de ça, a spécifié Carl Neill. Après les deux premiers buts des Cataractes, on avait déjà peur de perdre notre avance comme vendredi et samedi. Notre adversaire a terminé au deuxième rang et ce n'est pas pour rien. C'est aux leaders de se lever maintenant. »

L'appui de la foule demandé

 Pas moins de 12 avantages numériques ont été offerts aux visiteurs contre six pour les locaux. Les deux formations ont marqué seulement deux fois lors de leurs supériorités numériques.

Les hommes de Claude Bouchard ont presque doublé les troupiers de Stéphane Julien au chapitre des tirs : 49 contre 25.

« On souhaite vraiment que les amateurs se présenteront ici quand même demain (mercredi) afin de nous encourager parce que leur appui demeure très important pour nous. Cette série-là est loin d'être terminée », a affirmé Kay Schweri, qui a tout de même récolté trois mentions d'aide à son retour au jeu.

Notons que la situation de Kevin Gilbert, blessé au haut du corps, sera évaluée au jour le jour. Jérémy Roy manquera encore à l'appel mercredi soir. Selon son entraîneur, le défenseur-étoile pourrait revenir au jeu pour le septième match s'il y a lieu.

Appel au calme chez les Cataractes

Même si les Cataractes n'ont fait qu'une bouchée du Phoenix, leur entraîneur Claude Bouchard refuse de tomber dans un excès de confiance.

« Nos émotions ne doivent pas être trop hautes dans la victoire ou trop basses dans la défaite. C'est important de commencer à penser au prochain match dès maintenant », a-t-il affirmé en guise d'appel au calme.

« On est contents de notre match. Même en première, on jouait bien à cinq contre cinq et en avantage numérique. On a juste eu des petits pépins encore une fois en désavantage numérique, mais on avait des chances de marquer. Je retiens qu'à 3-0, on n'a pas lâché. Ça dénote du caractère. Ça fini par rentrer et ce déblocage offensif est bon pour la confiance », a renchéri l'instructeur.

Brandon Gignac a été blessé en première période, ce qui constitue une lourde perte pour Shawinigan.

Une meilleure nouvelle pour Claude Bouchard : son capitaine a finalement répondu présent après deux parties plus difficiles.

« Je peux gérer la pression extérieure, a souligné Anthony Beauvillier. J'ai plus de mal avec celle que je m'impose moi-même. Je pense que ça paraissait lors des deux matchs à Shawinigan. Ce soir, j'ai simplifié les choses et ça fait du bien d'aller chercher deux buts. Malgré le déficit de trois points, la clé a été de continuer à croire en nous. Si on s'apitoyait sur notre sort, c'était terminé. »

« Tout est à recommencer, a aussitôt ajouté Beauvillier. Le cadran sera à zéro demain soir. Je pense que le Phoenix donnera tout pour rebondir. »

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