Thibault croit que son équipe peut surprendre en séries

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Jocelyn Thibault se dit toujours confiant de voir le Phoenix finir la saison sur une bonne note pour amorcer les séries.

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(SHERBROOKE) Jocelyn Thibault ne se tourne pas les pouces, depuis qu'il a décidé de succéder à Patrick Charbonneau, en décembre dernier, comme directeur général du Phoenix de Sherbrooke. Cette fin de semaine, il sera en Nouvelle-Angleterre afin de tenter de convaincre deux joueurs américains repêchés l'an dernier de se joindre à l'organisation (voir autre texte); ce qui ne l'empêchera pas de surveiller de près le rendement de son équipe, présentement dans les Maritimes.

L'électrochoc souhaité lors du grand ménage de décembre 2015, qui a vu le congédiement de Charbonneau et de l'entraîneur-chef Judes Vallée, n'a pas eu les résultats escomptés jusqu'ici.

Le Phoenix continue à présenter des prestations inégales, tantôt inspirées, tantôt molles, avec comme toile de base une incapacité chronique à présenter du jeu constant.

Avec une douzaine de matchs à faire avant les séries 2016, le Phoenix pointe au 14e rang avec 49 points en 55 rencontres, un rendement très inférieur à cette équipe pourtant à la quatrième année de son cycle.

Les attentes étaient élevées, avant le début de la campagne, et elles ne sont jusqu'ici concrètes que sur le slogan promotionnel de l'équipe, « Ensemble pour la conquête ».

Le Phoenix présente une fiche de 8 victoires et 15 défaites depuis les grands changements.

Et l'entraîneur-chef Stéphane Julien n'a pas hésité à employer la méthode forte avec ses joueurs, les pointant directement lorsqu'ils faisaient des erreurs (Julien Bahl ou Daniel Audette) ou lorsqu'ils ne respectaient pas des règlements internes (Julien Pelletier).

Encore là, rien ne semble avoir d'emprise permanente sur ce groupe.

« Pour les résultats, on s'attendait à mieux. En même temps, ce qu'on veut faire, c'est un travail de fond sur le processus et le cheminement. Au moins, l'équipe se présente dans la majorité de ses matchs, mais on a encore de la misère à être constant pendant un 60 minutes complet, ce qui nous coûte de précieux points au classement », a dit l'ancien gardien de la LNH.

« Tout le monde est conscient du problème. On a contrôlé plusieurs matchs qu'on a laissé nous glisser entre les mains. Avec la préparation générale de l'équipe, l'expérience, et le talent, qu'on a dans cette équipe, c'est difficilement explicable. »

« On doit apprendre à gagner, à mieux gérer nos matchs, à être constant dans nos efforts, à poser les bons gestes sur la glace. Il y a une certaine discipline personnelle à améliorer, c'est certain. »

Avec 12 matchs à disputer en saison régulière avant les séries, et au rythme où le Phoenix amasse les points depuis le début de la saison, une récolte de 12 points, soit six victoires, serait logique.

Dans un tel scénario, le Phoenix pourra difficilement se hisser dans le Top 10 du circuit Courteau.

Il est d'ores et déjà acquis que le Phoenix débutera les séries sur la route, ce qui n'est pas nécessairement gage de succès, puisque les Sherbrookois ne présentent qu'une maigre de fiche de 8-17 pour 18 points en 27 matchs.

« Peu importe quelle équipe on affrontera en première ronde, elles sont toutes très bonnes. Notre principal défi, l'équipe à battre, ce sera nous-mêmes. On devra être meilleurs. Si on peut jouer au meilleur de nos capacités, si on arrive en séries sur une belle séquence et que chaque joueur joue enfin au niveau anticipé, je crois qu'on peut causer bien des surprises. »

Pas facile, convaincre les Américains

La LHJMQ a annoncé au cours des derniers jours qu'elle organiserait des épreuves combinées au Massachusetts, à la fin du mois d'avril, dans le but avoué de faire connaître davantage le circuit Courteau aux Américains.

Ironie du sort, le directeur général du Phoenix de Sherbrooke Jocelyn Thibault se dirige lui aussi aux États-Unis cette fin de semaine pour faire la cour à deux joueurs américains repêchés par le Phoenix l'été dernier, soit Matt Allen (6e ronde, 96e au total) et Derek Hosik (12e ronde, 210e choix).

« Hosik est venu 48 h avec nous l'été dernier, avant d'avoir à retourner chez lui sans que ça nuise à son admissibilité. Je ne les ai pas vus jouer, je veux évaluer le genre de joueurs qu'ils sont et si on des chances de les convaincre de venir à Sherbrooke », a dit Thibault.

Et c'est là que la tâche s'annonce ardue, concède le DG du Phoenix. Pas facile de faire sortir les Américains pour les faire jouer au Québec.

« La filière américaine, c'est une avenue intéressante pour nous, on est très bien placés, géographiquement. La difficulté, c'est que le territoire américain qui nous est réservé n'est pas évident; on a toute la Nouvelle-Angleterre, là où il y a plusieurs universités américaines qui ont des équipes de hockey de qualité. »

« Les joueurs américains ne connaissent pas beaucoup notre ligue et leur rêve de jeunesse, avouons-le, c'est plutôt de jouer pour Boston College. Ce n'est pas évident. »

Est-ce que la démarche de la LHJMQ en avril pourrait mousser cet intérêt?

« Ça reste à être démontré. Cela va au moins nous permettre d'être plus visibles, mais il serait utopique de s'attendre à des changements drastiques, du moins à court terme. »

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