Kay Schweri : un facteur gagnant

Kay Schweri apporte une nouvelle dimension au Phoenix.... (Vincent Lévesque-Rousseau)

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Kay Schweri apporte une nouvelle dimension au Phoenix. Lorsqu'il se trouve dans l'alignement, les Sherbrookois gagnent beaucoup plus souvent.

Vincent Lévesque-Rousseau

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(SHERBROOKE) Lorsque Kay Schweri est en santé, le Phoenix file le parfait bonheur. Voilà un fait résumant bien la saison des Sherbrookois jusqu'à maintenant.

Quand il se trouve dans l'alignement des Oiseaux, ces derniers possèdent effectivement une fiche se situant légèrement au-dessus de la barre des .500 : 14 victoires et 13 revers. Avec un Kay Schweri dans les gradins, le Phoenix connaît beaucoup plus de difficultés : 6 gains et 19 défaites. Les chiffres parlent d'eux-mêmes.

Blessé à l'épaule du 19 novembre au 22 janvier, Schweri a effectué un retour au jeu lors de la victoire de 7 à 1 contre Moncton. Sa présence se faisait déjà sentir. Toutefois, le Suisse n'a pas terminé le match suivant face à l'Armada lors de cette victoire de 1-0 à cause de son épaule. Schweri est finalement revenu au jeu samedi dernier contre Rimouski. Résultat : une autre victoire.

C'est donc dire que depuis le 22 janvier, le Phoenix n'a pas encore perdu avec Kay Schweri dans ses rangs.

« Kay est un gros morceau au sein de notre top 6 offensif, admet l'entraîneur Stéphane Julien. Sur l'avantage numérique, et même à cinq contre cinq, ses coéquipiers n'ont qu'à mettre leur bâton sur la glace et la rondelle atterrira sur leur palette. Il possède toute une vision du jeu. Quand il est là, ça change beaucoup de choses. »

Son coéquipier Nicolas Poulin a aussi avoué que tout devenait plus facile avec le Suisse.

« J'aime entendre cela de la part des autres joueurs, mais Nicolas Poulin, tout comme Guillaume Gauthier entre autres, est un bon marqueur donc il facilite mon travail et me fait aussi bien paraître, répond Kay Schweri. J'essaie seulement d'aider mes coéquipiers en leur remettant la rondelle. Je tente de les rendre meilleurs lorsqu'ils évoluent avec moi en leur offrant de belles chances de marquer. Lors de la dernière partie, Daniel Audette et Nicolas Poulin jouaient très bien, donc tout était plus facile pour nous tous. »

Quand on lui fait remarquer que le Phoenix possède de bien meilleures statistiques lorsqu'il se retrouve sur la feuille de match, Kay Schweri se montre humble :

« Je ne suis pas le facteur gagnant de l'équipe, mais je crois certainement que je peux aider notre formation à gagner plus souvent. J'apporte de l'offensive et de la confiance aux autres. J'aime garder la rondelle pour ensuite la redistribuer au bon moment et c'est ce que Stéphane Julien nous demande. »

La fin d'une longue épreuve

En assistant aux déboires des siens sans pouvoir aider ses coéquipiers, Kay Schweri n'avait qu'un souhait : revenir au jeu en pleine forme.

« Je suis très heureux en ce moment. Je ne ressens plus de douleurs. Je ne pourrais pas demander mieux. »

Ces jours difficiles sont désormais derrière lui.

« J'avais hâte d'aider l'équipe. Je n'en pouvais plus d'être impuissant face à cette situation. »

Un avenir incertain

Âgé de 19 ans, Kay Schweri ne connaît pas encore l'endroit où il évoluera l'an prochain. Est-ce qu'il profitera de sa dernière année d'admissibilité pour disputer une dernière saison dans la LHJMQ, ce qui est assez rare chez les Européens, ou bien vise-t-il les rangs professionnels en Amérique du Nord ou en Europe?

« Je ne suis pas certain de ce qui m'attend. Je verrai les options qui se présentent à moi et je choisirai la meilleure. Est-ce que je reviendrai dans la LHJMQ? Est-ce que je tenterai ma chance en Europe? Est-ce que j'obtiendrai un essai avec une équipe de la LNH? Je ne le sais pas encore. »

D'abord et avant tout, Schweri aimerait demeurer sur le continent. Mais il n'hésiterait pas non plus à imiter son compatriote Tim Wieser, qui porte les couleurs du EHC Winterthur en Suisse dans la division 2 européenne.

« Tim est heureux présentement. Il est près de la maison. Il adore l'expérience. Tim vit bien avec le salaire gagné grâce au hockey. C'est certain que le calibre du hockey professionnel en Europe est plus élevé que celui de la LHJMQ. Donc on évolue plus rapidement en jouant avec de meilleurs joueurs. Ce serait un rêve de pouvoir montrer ce que je sais faire à une équipe de la LNH. Mais les invitations se font à la fin de l'année et en plus, je n'ai pas encore beaucoup joué cette saison. »

Un autre match de quatre points

Le Phoenix affronte mercredi soir au Palais des sports l'Armada de Blainville-Boisbriand. Evan Fitzpatrick défendra le filet du Phoenix pour l'occasion.

« Il s'agit d'un autre match de quatre points pour nous. On tente de se détacher de l'Armada et ce sera important d'empocher les deux points », souligne le pilote Stéphane Julien.

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