Phoenix

La différence est dans les détails

À son premier départ au Palais des sports,... (Spectre Média, Maxime Picard)

Agrandir

À son premier départ au Palais des sports, Charles-Antoine Poirier-Turcot n'a pas raté sa chance de faire bonne impression devant les amateurs sherbrookois.

Spectre Média, Maxime Picard

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Sherbrooke) Lors de son dernier week-end d'activités, le Phoenix a prouvé qu'il suffisait de fournir l'effort pour gagner. Tout se passe donc entre les deux oreilles selon les Sherbrookois. Après une défaite contre les pauvres Remparts, les hommes de Stéphane Julien ont vaincu les puissants Olympiques de Gatineau samedi par la marque de 4-1.

« C'est la preuve que le hockey, ça se joue sur la patinoire. Les noms sur la feuille de match ne veulent rien dire bien souvent! » a résumé le jeune gardien Charles-Antoine Poirier-Turcot, la grande vedette de la rencontre.

« La différence entre vendredi et samedi, c'est qu'on n'était pas soucieux des détails à Québec. Face aux Olympiques, on était plus patients, on rejetait la rondelle dans le fond de leur zone et on profitait de nos chances. Vendredi, les gars étaient plus individualistes », a résumé l'entraîneur Stéphane Julien.

« Après avoir perdu contre Québec par manque d'efforts, c'était important pour nous de battre Gatineau, qui se retrouve assez haut dans le classement », a souligné à son tour Nicolas Poulin, auteur de deux buts samedi.

Poirier-Turcot vole les deux points

À son premier départ au Palais des sports, Poirier-Turcot n'a pas raté la chance de faire bonne impression. Le jeune gardien de but de 17 ans a bloqué 45 tirs pour ainsi se diriger vers une victoire de 4-1.

Afin d'offrir un peu de repos à Evan Fitzpatrick, l'entraîneur Stéphane Julien a envoyé Poirier-Turcot dans la mêlée pour une deuxième journée consécutive. Le portier sherbrookois a profité de cette opportunité pour attirer l'attention de tous.

« Je me sentais bien, admet le cerbère. J'étais très concentré. J'aime recevoir beaucoup de lancers. Les partisans ont été bruyants et leur énergie était contagieuse. Disons que je n'avais pas le temps de tomber dans la lune cet après-midi. »

« On savait que Charles-Antoine aimait recevoir beaucoup de tirs. C'est pour cela qu'on a laissé les Olympiques lancer 14 fois lors des dix premières minutes », explique à la blague le capitaine Carl Neill.

« Sérieusement, les deux dernières parties ont certainement donné confiance à Charles-Antoine et dès le départ, on savait qu'il allait être là pour réparer nos erreurs si on en faisait. Il a du même coup donné confiance à tous ses coéquipiers. »

Un réveil soudain

La partie a bien mal commencé pour le Phoenix. Indisciplinés, les Sherbrookois ont accordé de nombreux tirs à l'adversaire dès les premiers instants en demeurant congestionnés dans leur zone. Ce qui a entre autres mené au but de Yakov Trenin en avantage numérique.

« Quand on travaille fort, on gagne. Sinon, on se fait battre et on l'a vu en première période lorsqu'on était moins acharnés : on s'est fait dominer », a précisé Nicolas Poulin.

Daniel Audette et Julien Pelletier, dans un filet désert, ont été les autres marqueurs.

Un geste égoïste

Peu avant la fin du second tiers, Audette a tenté de se faire justice en assénant une mise en échec par-derrière à Vitalii Abramov après avoir été victime de quelques gestes qui sont demeurés impunis par les officiels.

Audette a été chassé du match et a obtenu cinq minutes de pénalité.

« Durant toute la partie, Daniel était frustré, confie Stéphane Julien. Il a été victime de certains gestes et il demandait des punitions. Il le sait que je ne veux pas voir ça. Je déteste voir mon meilleur joueur de centre obtenir des pénalités de la sorte. Il a été expulsé et sera peut-être suspendu. En plus, il nous manque déjà cinq gars. Pour moi, c'était un geste égoïste. »

« On ne peut pas se permettre cela, enchaîne-t-il. On a connu notre part de problèmes cette saison et on ne doit pas se mettre dans le trouble de cette façon. Je me sens mal pour les autres gars qui se défoncent. Il faut penser à nos coéquipiers. Ça peut arriver durant une longue saison, mais pas là où on est rendus. On doit gagner des matchs en ce moment et monter au classement. »

« Tous nos joueurs sont assez matures pour reconnaître leurs erreurs, estime le capitaine Carl Neill. De mauvaises pénalités, tout le monde en prend. En ce qui concerne notre indiscipline, on doit effacer tout ça et repartir avec une page blanche pour la prochaine partie. »

Heureusement, le gardien des locaux a fait la différence.

Ces deux points obtenus contre les Olympiques permettent au Phoenix de devancer l'Armada de Blainville-Boisbriand au classement. Sherbrooke occupe maintenant le 14e rang.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer