Poirier-Turcot magistral!

À son premier départ au Palais des sports, Charles-Antoine Poirier-Turcot n'a... (Spectre média, Maxime Picard)

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Spectre média, Maxime Picard

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(Sherbrooke) À son premier départ au Palais des sports, Charles-Antoine Poirier-Turcot n'a pas raté sa chance de faire bonne impression devant les amateurs sherbrookois. Le jeune gardien de but de 17 ans a bloqué 45 tirs pour ainsi se diriger vers une victoire de 4-1 samedi contre les Olympiques de Gatineau.

Afin d'offrir un peu de repos à Evan Fitzpatrick, l'entraîneur Stéphane Julien a envoyé Poirier-Turcot dans la mêlée pour une deuxième journée consécutive. Le portier sherbrookois a profité de cette opportunité pour attirer l'attention de tous.

« Je me sentais bien, admet le cerbère. J'étais très concentré. J'aime recevoir beaucoup de lancers. Les partisans ont été bruyants et leur énergie était contagieuse. Disons que je n'avais pas le temps de tomber dans la lune cet après-midi. »

« On savait que Charles-Antoine aimait recevoir beaucoup de tirs. C'est pour cela qu'on a laissé les Olympiques lancer 14 fois lors des dix premières minutes! » explique à la blague le capitaine Carl Neill.

« Sérieusement, les deux dernières parties ont certainement donné confiance à Charles-Antoine et dès le départ, on savait qu'il allait être là pour réparer nos erreurs si on en faisait. Il a du même coup donné confiance à tous ses coéquipiers. »

« Même si Evan Fitzpatrick était un peu malade, la prestation de Charles-Antoine contre Québec m'a poussé à l'utiliser une fois de plus et il ne m'a pas déçu! » souligne Stéphane Julien.

Un réveil soudain

La partie a bien mal commencé pour le Phoenix. Indisciplinés, les Sherbrookois ont accordé de nombreux tirs à l'adversaire dès les premiers instants en demeurant congestionnés dans leur zone. Ce qui a entre autres mené au but de Yakov Trenin en avantage numérique.

« Quand on travaille fort, on gagne. Sinon, on se fait battre et on l'a vu en première période quand on était moins acharnés : on s'est fait dominer », résume Nicolas Poulin.

Poulin s'est mis en marche en deuxième période en marquant le premier de ses deux buts sur des séquences presque identiques : lors d'une échappée. Et ce, grâce à la pression appliquée par Anthony Chapados.

« Anthony et moi, on a une bonne chimie ensemble. On travaille fort et on simplifie notre jeu. En appliquant de la pression, on cause des revirements et c'est ce qui est arrivé ce soir », affirme Poulin.

Un geste égoïste

Grâce à un tir parfait, Daniel Audette a ensuite offert une avance d'un but aux Oiseaux. Mais peu avant la fin du second tiers, Audette a tenté de se faire justice en assénant une mise en échec par derrière à Vitalii Abramov après avoir été victime de quelques gestes qui sont demeurés impunis par les officiels.

Audette a été chassé du match et a obtenu cinq minutes de pénalité.

« Durant toute la partie, Daniel était frustré, confie Stéphane Julien. Il a été victime de certains gestes et il demandait des punitions. Il le sait que je ne veux pas voir ça. Je déteste voir mon meilleur joueur de centre obtenir des pénalités de la sorte. Il a été expulsé et sera peut-être suspendu. En plus, il nous manque déjà cinq gars. Pour moi, c'était un geste égoïste. »

« On ne peut pas se permettre cela, enchaîne-t-il. On a connu notre part de problèmes cette saison et on ne doit pas se mettre dans le trouble de cette façon. Je me sens mal pour les autres gars qui se défoncent. Il faut penser à nos coéquipiers. Ça peut arriver durant une longue saison, mais pas là où on est rendus. On doit gagner des matchs en ce moment et monter au classement. »

« Tous nos joueurs sont assez matures pour reconnaître leurs erreurs, estime le capitaine Carl Neill. Des mauvaises pénalités, tout le monde en prend. En ce qui concerne notre indiscipline, on doit effacer tout ça et repartir avec une page blanche pour la prochaine partie. »

Heureusement, le gardien des locaux a fait la différence.

« Mes défenseurs ont bloqué beaucoup de tirs et ils ont facilité mon travail. Ce 5 contre 3 a donné le momentum à notre équipe! »

Plus opportunistes

Malgré ses maigres 26 lancers, le Phoenix a réussi à marquer quatre buts au total, entre autres grâce à Nicolas Poulin, en désavantage numérique de surcroît, qui a déjoué une seconde fois Mathieu Bellemare au dernier vingt.

« Sa puissance sur patins est impressionnante. Il a joué toute une partie », avance Stéphane Julien.

Julien Pelletier a complété la marque dans un filet désert.

Ces deux points obtenus contre les Olympiques permettent au Phoenix de devancer l'Armada de Blainville-Boisbriand au classement. Sherbrooke occupe maintenant le 14e rang.

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