David Storto: les études d'abord

David Storto... (Archives La Tribune, René Marquis)

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David Storto

Archives La Tribune, René Marquis

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(SHERBROOKE) David Storto n'aura fait que passer à Sherbrooke. Après un séjour aux États-Unis dans l'uniforme du St Paul's Prep School, l'attaquant de Blainville a fait le saut dans la LHJMQ l'an dernier en portant l'uniforme du Phoenix. Un an plus tard, l'as marqueur délaisse le junior majeur et explique sa décision.

Alors que des dizaines de jeunes hockeyeurs se présenteront au camp du Phoenix lundi prêts à tout pour se tailler un poste, David Storto, lui, quitte l'équipe de son propre gré afin d'étudier à l'Université McGill tout en y représentant les Redmen. Et son choix semble bien réfléchi.

«Je n'ai absolument rien contre la LHJMQ et le Phoenix, tient-il à préciser d'entrée de jeu. Ma décision est totalement personnelle. J'ai toujours été bien traité à Sherbrooke. J'ai tout simplement décidé de tout miser sur mes études universitaires. Plusieurs facteurs ont influencé mon choix. Je crois simplement que j'étais rendu à une autre étape.»

La question des études a donc pris une place importante dans sa prise de décision. L'organisation sherbrookoise perd ainsi un joueur de 20 ans ayant marqué près de 30 buts la saison dernière. Ce qui est toujours difficile à remplacer.

«Je comprends la déception du Phoenix, mais je dois penser à mon avenir avant tout. Les études sont de plus en plus prises au sérieux dans la LHJMQ. Par contre, une fois rendu à l'université, il était préférable dans mon cas que je me concentre sur les études. Je ne voulais pas perdre une autre année d'université. Je veux évoluer en ce sens. L'Université Bishop's est une excellente institution, mais en jouant dans la LHJMQ, il était plus difficile de suivre tous les cours souhaités», précise celui qui vise un poste d'ingénieur.

Avant de se lancer dans cette nouvelle branche d'études, Storto doit toutefois accumuler trente crédits et c'est en éducation physique qu'il les obtiendra.

«Mon horaire sera plus flexible et je pourrai jouer au hockey universitaire en même temps. Je sais que le Phoenix s'apprête à connaître une belle saison. Je perdrai aussi les 10 000 $ de bourses d'études que j'aurais obtenus à la fin de mon stage puisque je quitte par moi-même. Ça, c'est décevant. Ça faisait partie évidemment des points négatifs, mais après avoir pesé le pour et le contre, je crois avoir pris la meilleure décision pour moi.»

Une carrière au hockey toujours possible

Parmi les autres facteurs, il y a aussi celui que l'on ne contrôle pas : l'inconnu, ou bien encore, l'imprévisible. Car David Storto refuse entre autres de prendre la chance d'être échangé, lui qui tient à étudier dans une université anglophone. Et il n'avait aucune assurance concernant le rôle qu'il aurait eu à jouer à Sherbrooke. Tout allait évidemment dépendre de ses performances sur la glace.

«Il ne faut pas croire que je mets une croix sur ma carrière de hockey. Je sais qu'il y a beaucoup plus de recruteurs dans la LHJMQ parce que les joueurs sont plus jeunes et forment de meilleurs espoirs. La porte menant à la LNH se rétrécit à mon âge. Puis si je joue bien, les éclaireurs n'ont qu'à venir me voir dans le circuit universitaire, ce qui se fait de plus en plus d'ailleurs. Rien ne m'empêchera d'évoluer plus tard chez les pros, que ce soit ici ou en Europe. Au moins, j'aurai alors un bac en poche!»

Même si le directeur général Patrick Charbonneau tente encore de convaincre Storto, les chances que ce dernier se présente à Sherbrooke la semaine prochaine demeurent faibles, voire presque nulles.

«Ça prendrait un changement majeur et inattendu dans les prochains jours pour que je change d'idée», assure-t-il.

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