La force tranquille

Thomas Grégoire... (Archives La Tribune, Maxime Picard)

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Thomas Grégoire

Archives La Tribune, Maxime Picard

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(Sherbrooke) Toujours calme, bien articulé et poli à l'excès, Thomas Grégoire est possiblement le portrait type du copain que tout bon père de famille souhaiterait pour sa fille. Pas surprenant qu'à l'image de son air courtois et réservé, l'arrière de 16 ans se révèle une véritable force tranquille chez le Phoenix de Sherbrooke.

Dans la victoire comme dans la défaite, la stabilité de ses performances lui a permis de se hisser dernièrement au sommet de son équipe pour le différentiel, affichant un surprenant plus-14 qui le plaçait également - avant les matchs d'hier - au dixième rang chez les défenseurs du circuit Courteau à ce chapitre. Au dire des entraîneurs, le défenseur-recrue mérite chacune des 15 à 17 minutes qu'il obtient par rencontre.

«C'est un jeune qui a travaillé très fort tout au long de l'année : il est très compétitif pendant les pratiques, il fait beaucoup de temps supplémentaire après. Et depuis qu'il est revenu du tournoi avec Équipe Canada, il joue avec beaucoup de confiance. Bien souvent, les joueurs de 16 ans vont avoir une baisse de régime après les Fêtes, mais Tom a travaillé trop fort pour que ça lui arrive», a vanté l'entraîneur responsable des défenseurs, Benoît Desrosiers.

Et comment?! Lors des 15 derniers matchs auxquels il a participé depuis le retour des Fêtes, Thomas Grégoire affiche un différentiel de plus-neuf. Même s'il n'a obtenu qu'une seule mention d'assistance durant cette période, en aucune occasion le numéro 2 du Phoenix ne s'est retrouvé avec une fiche négative à l'issue d'un match. La statistique est d'autant plus étonnante lorsqu'on constate qu'au cours du périple dans les Maritimes où la troupe de Judes Vallée a encaissé trois défaites en autant de parties, accordant 18 buts au total pendant qu'elle en marquait six, Grégoire est tout de même parvenu à gonfler son différentiel de plus-trois.

«On lui demande de bien jouer défensivement et de limiter les revirements. Il le fait bien et ça génère de l'offensive», fait remarquer Desrosiers.

Selon le principal intéressé, plusieurs raisons expliquent ses récents succès, dont l'arrivée d'un certain colosse de Rhône à ses côtés.

«Jouer avec Alexis [Vanier], ça donne beaucoup plus de confiance. On ne se fera pas de cachettes que quand t'as un gars aussi gros à tes côtés, tu te sens plus gros toi aussi, note-t-il. Mais Alexis n'est pas juste gros; il est bon avec la rondelle et jouer avec lui c'est très facile.»

N'empêche, Grégoire reconnaît s'être plutôt bien adapté au niveau de la LHJMQ.

«Je ne suis pas vraiment surpris de ma saison, mais j'en suis très content. Cette année, je me concentre vraiment à améliorer ma défensive pour devenir le plus complet possible. À 16 ans, t'as pas la même force physique que ceux qui ont 18 ou 19 ans. Je joue avec plus d'intelligence que de physique et ça m'a sorti d'embarras quelques fois.»

Et si jamais ça ne suffit pas, Alexis Vanier ne sera jamais bien loin de là pour veiller sur lui.

«J'aime le défendre et assumer un rôle de grand frère, lance le défenseur format géant. On a une bonne complicité, on se parle beaucoup sur le banc et si on fait des gaffes, on les oublie rapidement et on s'encourage. Il a une très bonne tête de hockey. Ça va déjà bien pour lui et il va devenir un grand joueur.»

S'il continue sur sa lancée, ça ne devrait pas trop tarder.

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