Comment stopper l'hémorragie?

Jérémy Roy... (Archives La Tribune)

Agrandir

Jérémy Roy

Archives La Tribune

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

(Moncton) Depuis le début du mois, le Phoenix n'a récolté que deux gains en huit occasions. Vaincu à ses quatre derniers matchs, il croit cette fois avoir repéré les failles dans son jeu et espère mettre fin à l'hémorragie dès ce vendredi soir face aux Islanders à Charlottetown.

Sans dire que les Sherbrookois jouent nécessairement du hockey de piètre qualité, on peut certainement avancer qu'ils sont méconnaissables depuis les premiers jours de novembre.

« Le calvaire a commencé quand nos deux gardiens se sont absentés. Notre troisième gardien, Nathan Ward-Raymond, n'a évidemment rien à voir dans nos plus récents insuccès, mais les gars ont perdu leur rythme à ce moment-là », fait remarquer Judes Vallée.

« C'est vrai que lors des deux dernières parties, on a mieux joué que l'autre équipe, mais on a perdu quand même, note Kay Schweri. On doit minimiser nos erreurs. Si on donne toujours deux buts à cause de nos fautes directes, ça devient plus difficile de gagner. On doit travailler encore plus fort devant le filet. On lance beaucoup, mais on n'est pas assez agressifs face au gardien. »

Si le jeune Suisse a souvent été récompensé pour son originalité autour du filet, Schweri connaît moins de succès depuis quelque temps, ce qui ne l'empêche pas pour autant d'être le onzième meilleur pointeur du circuit grâce à ses 36 points.

« Personnellement, je dois tirer davantage même si ma qualité première est la fabrication de jeux. Les entraîneurs et mes coéquipiers me l'ont fait savoir. Mes passes me procurent beaucoup de points, mais je dois faire encore plus confiance à mon tir », dit-il

Un cocktail d'erreurs

Il n'y a pas qu'une seule raison qui explique la disette du Phoenix. Ce dernier s'est donc empressé d'analyser son jeu pour trouver un ensemble de solutions.

« Il faut que l'équipe se remette sur ses rails le plus rapidement possible, avertit Jérémy Roy. On doit mieux jouer collectivement. On a connu quelques moments de relâchement contre les Screaming Eagles mercredi et il faut éviter ça. Les mauvaises pénalités ont coûté cher, tout comme le manque d'opportunisme. On manque trop de chances. »

« Si on prend exemple sur notre dernière rencontre, on a joué une partie ordinaire, mais on a accordé seulement 18 tirs, observe l'instructeur. Là-dessus, on a donné 12 chances de marquer. Ce n'est pas évident pour nos gardiens. Il serait donc important de réduire les tirs de qualité concédés. »

À ses quatre derniers matchs, rappelons que seulement six buts ont été marqués par Sherbrooke au total. Difficile de triompher dans ces conditions.

« La malchance, le manque de concentration et le manque de hargne peuvent expliquer nos insuccès à l'offensive, estime Jérémy Roy. Le manque de confiance joue aussi un rôle dans tout ça : quand on ne compte pas, la petite seconde qu'on perd en effectuant des jeux fait toute la différence. Quand on hésite, on manque des occasions. Je suis par contre sûr que ça reviendra rapidement. »

Arrêter de vouloir tricher

Quand une équipe ne marque pas, il est facile de vouloir tricher en réalisant par exemple de longues passes et en rôdant autour de la ligne bleue adverse alors que les coéquipiers se trouvent encore dans leur zone.

Voilà pourquoi il demeure important que chacun continue de jouer son propre rôle sans tomber dans la facilité.

« J'ai rencontré les gars individuellement pour les ramener à leur tâche principale, explique Judes Vallée. Certains ont été écartés de l'avantage numérique et semblent maintenant trop chercher les points pour se rattraper et prouver qu'ils ont leur place sur cette unité. Ils peuvent être tentés de tricher, mais un but, ça se travaille. »

« En se regroupant, on évite les revirements, ajoute aussitôt l'entraîneur. En jouant avec moins de mollesse, on sera encore plus redoutables. Quand on compte moins, les joueurs sont plus stressés et serrent davantage leur bâton. Mais il n'y a pas de mauvaise volonté chez eux. »

Surtout, les Sherbrookois doivent déranger l'adversaire et arrêter de miser sur leur talent brut.

« Il ne faut plus virer devant les joueurs adverses, avance Vallée. On doit les frapper. Pas en voulant passer l'adversaire à travers la bande, mais en prenant avantage d'une mise en échec. C'est en améliorant ces petites choses qu'on retrouvera le chemin de la victoire. »

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer