Le Palais sourit au Phoenix

Le Phoenix connaît une belle séquence à domicile... (Spectre Média, Maxime Picard)

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Le Phoenix connaît une belle séquence à domicile depuis sa gênante défaite de 8 à 2 contre l'Armada, la dernière victime des Sherbrookois au Palais des sports.

Spectre Média, Maxime Picard

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(Sherbrooke) Le Phoenix a gagné vendredi une troisième partie de suite à domicile. Sa dernière victime ? La bête noire des Sherbrookois, l'Armada de Blainville-Boisbriand. Hugo Roy a joué les héros dans ce gain de 3 à 2 en prolongation, permettant ainsi à sa troupe de prendre une douce revanche face à la formation qui avait humilié les Oiseaux à domicile il y a deux semaines.

Depuis ce cuisant revers, les troupiers de Stéphane Julien n'ont pas perdu une seule fois en temps réglementaire à la maison. Le Palais des sports semble sourire au Phoenix : sept points sur une possibilité de huit ont été encaissés dans l'amphithéâtre sherbrookois.

La dernière séquence de trois victoires du Phoenix ? Lors d'un voyage dans les Maritimes au mois de novembre 2014.

« Je suis vraiment fier de mes joueurs, clame l'entraîneur. Il nous manque plusieurs soldats. Certains joueurs ont eu moins de temps de glace et ils continuaient à tout donner ce soir. L'Armada est notre bête noire. Malgré nos hauts et nos bas dans ce match, on a bien tenu le fort. »

« Pour nous, cette partie était une catastrophe, lance pour sa part le pilote de l'Armada, Joël Bouchard. On a été vraiment mauvais. Les jeunes n'avaient pas de mauvaises intentions. On avait une mauvaise partie dans le système, et ce, à tous les niveaux. Il faut tout de même donner le crédit au Phoenix. Mais de notre côté, c'était horrible même si les gars ont bien répondu en troisième. »

Sans Samuel Montembeault

Le capitaine du Phoenix, Carl Neill, a imposé le rythme en marquant le premier but du match grâce à un tir parfait ayant laissé une marque sur le poteau gauche du gardien Alex Leclerc.

D'ailleurs, pour une seconde fois en autant d'occasions contre le Phoenix, Joël Bouchard a choisi d'offrir un congé à son gardien numéro 1, Samuel Montembeault.

« En envoyant Alex Leclerc devant le filet, on savait que l'adversaire nous prenait un peu à la légère, convient l'ancien de l'Armada, Olivier Schingh-Gomez, qui a une fois de plus jeté les gants. Après avoir perdu notre avance, on est revenus dans le match pour finalement gagner en prolongation. Ça fait toujours du bien de voir tout le monde mettre l'épaule à la roue. Notre club voulait faire oublier cette défaite après avoir subi l'humiliation. »

« Ça fait partie du hockey, rappelle Neill à propos de la rotation des gardiens de Blainville-Boisbriand. Ils pensaient peut-être pouvoir gagner une fois de plus sans Montembeault, mais ce ne fut pas le cas. Pour notre part, on n'a pas vaincu un gardien, on a battu l'Armada tout simplement. »

« Le jeune Leclerc méritait ce départ et Samuel ne peut pas tous les jouer, explique Joël Bouchard. On a joué mercredi contre Rimouski puis on joue demain et après-demain contre Québec donc avec cette séquence, il était important de donner un repos à notre gardien numéro 1. »

À un cheveu de la déception

Après une deuxième période sans faits saillants dignes de mention, l'Armada a connu un réveil soudain au troisième vingt.

Connor Bramwell a surpris Evan Fitzpatrick et les visiteurs ont ensuite jeté une douche froide sur la tête des 1965 spectateurs présents au Palais, la plus petite foule de l'histoire pour un vendredi soir à Sherbrooke, puisque Joel Teasdale a offert une avance d'un but aux visiteurs.

« On a oublié ce que l'on avait fait de bien durant 50 minutes, précise Stéphane Julien. On a effectué des erreurs en défensive et on a permis à l'adversaire de reprendre le rythme à cause de notre mauvaise prise de décisions. »

Le « Roy » du Palais

C'est à ce moment que l'attaquant de Cookshire-Eaton Hugo Roy s'est levé tel un bon vétéran en marquant non seulement le but égalisateur, mais aussi le but vainqueur en prolongation.

« On a accordé deux buts en peu de temps et au début de la saison, on se serait peut-être écroulés, estime Roy. Mais ce soir, on a bien rebondi. Les jeunes prennent de la maturité et notre équipe est de plus en plus confiante. »

« Mes joueurs ont bâti sur leurs dernières victoires et ils jouent avec confiance, considère le pilote des Oiseaux. On en a eu la preuve en prolongation. Notre gardien a fait les arrêts au bon moment et on a tué de grosses punitions. Ce que je vais retenir de cette partie, c'est la confiance acquise. Mentalement, quand une équipe bat sa bête noire, ça fait toujours du bien. On tenait à enlever cette épine dans notre pied. »

« Les gars étaient beaucoup plus prêts que la dernière fois, admet le capitaine Carl Neill. Quand une équipe perd 8 à 2 à domicile, elle souhaite se reprendre rapidement et veut gagner pour ses amateurs. Il y a une bonne rivalité entre les deux équipes, donc on tenait encore plus à prendre notre revanche. »

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