Un détour par l'Autriche pour Nicolas Guay

Le Magogois Nicolas Guay a décidé en début... (Photo fournie)

Agrandir

Le Magogois Nicolas Guay a décidé en début de semaine de quitter les Saguenéens de Chicoutimi dans la LHJMQ.

Photo fournie

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Sherbrooke) Depuis qu'il joue au hockey, le Magogois Nicolas Guay a toujours pratiqué son sport avec une passion démesurée. Son amour du jeu n'a jamais fait défaut. Ce n'était donc pas nécessairement une surprise d'apprendre en début de la semaine qu'il quittait les Saguenéens de Chicoutimi dans la LHJMQ pour aller rejoindre l'académie du EC Red Bull, à Salzbourg, en Autriche.

L'ex-porte-couleurs des Cantonniers de Magog a tranché rapidement lorsque l'état-major des Sags a greffé deux patineurs de l'Ontario au personnel de l'équipe. Guay avait mangé son pain noir à sa première saison avec les Sags en disputant seulement 37 parties. Une commotion cérébrale l'a tenu à l'écart du jeu durant de nombreuses semaines, mais son nom a aussi été rayé de l'alignement comme c'est souvent le cas pour les joueurs de 16 ans qui débutent dans le circuit junior majeur québécois.

« Je me suis questionné sur mon rôle dans l'équipe et sur mon développement avec l'arrivée de ces deux Ontariens. Pour me développer, j'ai besoin de temps de glace et de sentir la rondelle au bout de mon bâton. Je me revoyais dans un rôle secondaire à Chicoutimi et ce n'est pas ce dont j'ai besoin pour devenir un meilleur joueur. J'ai réfléchi et j'en suis venu à la conclusion que le programme du EC Red Bull en Autriche était ma meilleure option pour arriver à mes fins », mentionne Guay.

Celui-ci ne tourne pas le dos définitivement à la LHJMQ. « J'ignore si mon exil sera de courte ou longue durée. Tout en gardant les deux pieds sur terre, je ne ferme pas la porte non plus à une carrière professionnelle en Amérique du Nord. Ce détour par l'Europe ne figurait pas dans mon plan de départ, mais dans la vie il faut savoir bouger rapidement quand il y a un blocage. C'est ce que je viens de faire », d'enchaîner Nicolas Guay.

À Chicoutimi, l'entraîneur Yanick Jean a laissé entendre que la porte demeurait ouverte pour Nicolas Guay.

Après le paternel

Nicolas Guay ne sera pas le premier membre de la famille à se diriger de l'autre côté de l'Atlantique pour le hockey. Son père François y a joué à la fin du millénaire précédent. Il est également agent de joueurs qui décident de poursuivre leur carrière sur le Vieux-Continent.

« Je n'ai pas influencé Nicolas, assure le paternel. J'ai répondu franchement à ses questions il a décidé seul. Ça ne l'effraie pas du tout, mais je le trouve quand même courageux de partir fin seul à 17 ans pour cette aventure. Vivre en Europe, apprendre l'allemand, j'appelle ça l'université de la vie. Il va en tirer profit le reste de ses jours», fait valoir François Guay.

Celui-ci voit même un avantage à son garçon de poursuivre sa carrière en Europe. « Ce n'était pas le but, mais Nicolas contrôle sa destinée en faisant un détour par l'Europe et la LHJMQ qui peut l'accueillir. Il n'a que 17 ans », rappelle François Guay.

Le précurseur

COMMENTAIRE / François Guay, de Magog, est agent de joueurs. Son fils Nicolas, porte-couleurs des Saguenéens de Chicoutimi, vient de surprendre le monde de la LHJMQ en décidant de son propre chef de se diriger vers l'Autriche, plus précisément avec l'Académie du EC Red Bull en Autriche.

Avouez que c'est audacieux! 17 ans seulement et le kid prend une décision aussi lourde de sens et de responsabilités. Les joueurs québécois, dès qu'ils mettent les pieds dans la Ligue midget AAA, rêvent à la LHJMQ. Nicolas Guay vient de l'envoyer par-dessus bord après seulement une saison dans le circuit Courteau.

Nicolas Guay vient peut-être d'ouvrir le chemin à d'autres Québécois. D'ailleurs, mon petit doigt me dit que François Guay, l'agent, pas le père, doit déjà recevoir des appels téléphoniques.

Le tiers de la clientèle de François Guay est composée de joueurs étiquetés Ligue américaine ou qui ont touché brièvement à la LNH.

Ceux-ci veulent une autre option pour souvent compléter leur carrière sur le Vieux-Continent.

Sans qu'il ait manoeuvré pour ça, j'ai l'impression que la clientèle de François Guay va rajeunir dans les prochaines années. Dans les bureaux de la LHJMQ, on ne doit pas célébrer au champagne.

Bien hâte de voir ce que réserve l'avenir à Nicolas Guay et aussi son frère cadet Patrick qui, de toute évidence, percera l'alignement des Cantonniers de Magog la saison prochaine.

L'actuel porte-couleurs des Harfangs bantam AAA du Triolet sera un joueur très convoité par les équipes du circuit Courteau dès sa première année d'éligibilité au repêchage. C'est écrit dans le ciel.

Midget AAA en chiffres

La Ligue midget AAA du Québec vient de publier ses chiffres pour la saison en cours. Si on oublie les 89 joueurs considérés comme des vétérans et qui évoluaient déjà dans le circuit en 2014-2015, c'est encore le midget espoir qui fournit le plus de joueurs au midget AAA avec 89, suivi de près par le bantam AAA à 70. À noter le bond des réseaux scolaires (RSEQ et LHPS) qui passent de 11 à 22 joueurs. De quoi alimenter le débat sur les réseaux scolaires et la structure intégrée de Hockey Québec.

Huit Cantos dans la LHJMQ

Petit tour d'horizon rapide dans la LHJMQ pour vous dire que huit joueurs de l'édition 2015-2016 des Cantonniers ont mérité un poste cette saison dans le circuit Courteau. Justin Blanchette et Yann-Félix Lapointe sont à Sherbrooke, Sacha Roy et Alexis Sansfaçon à Cape Breton, Félix Meunier à Victoriaville, Christopher Benoît à Baie-Comeau, Antoine Demers à Shawinigan et Alex D'Orio à Saint John.

Ailleurs qu'à Saint John, Olivier Mathieu aurait probablement été le neuvième. Belle récolte!

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer