Du hockey, pas la WWE, dit la LHJMQ

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« Je pense que notre sport est un meilleur spectacle et que c'est moins dangereux pour les joueurs quand il y a une vraie bagarre. Je n'ai pas peur de dire ça  », avance l'ancien joueur du Canadien de Montréal et actionnaire des Mooseheads d'Halifax Bobby Smith.

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(Charlottetown) Les propriétaires et gouverneurs de la LHJMQ ont tenu jeudi une rencontre commandée par Bobby Smith, actionnaire majoritaire des Mooseheads d'Halifax, afin de se pencher sur la baisse des assistances aux quatre coins du circuit. La conclusion? La popularité de la LHJMQ est l'affaire de tous.

Les solutions proposées pour recréer une histoire d'amour entre le hockey junior et les amateurs? Rendre le jeu plus robuste, faire preuve de créativité pour promouvoir le circuit, remodeler les divisions, baisser le prix des billets.

Mais avant tout, Bobby Smith souhaite augmenter l'émotion sur la glace :

« Tout le monde comprend mes opinions sur les bagarres. Je pense que notre sport est un meilleur spectacle et que c'est moins dangereux pour les joueurs quand il y a une vraie bagarre. Je n'ai pas peur de dire ça. »

« Ce ne sont pas les propriétaires qui changent les règles, mais on a des idées. Moi je pense que c'était deux heures bien passées », ajoute-t-il concernant la réunion tenue en soirée à Charlottetown.

« Est-ce qu'on doit transformer le hockey en spectacle de lutte comme la WWE? Non, moi je voterai contre, promet le gouverneur du Phoenix de Sherbrooke, Ronald Thibault. On doit adapter notre jeu, mais pas au détriment des jeunes. J'ai besoin des journalistes, des joueurs, des arbitres, de la Ligue, des amateurs et de tout le monde pour que le hockey junior demeure populaire à Sherbrooke. Présentement, la population en général n'est pas en amour avec la LHJMQ. On peut compter sur les inconditionnels, mais on doit attitrer les spectateurs occasionnels. C'est notre défi. »

« On a fait beaucoup de progrès sur la situation des bagarres, considère Gilles Courteau, commissaire de la LHJMQ. Je ne pense pas que personne veuille faire la promotion des bagarres dans la LHJMQ, mais ça fait partie de notre game. »

« L'aspect de l'émotion du jeu, c'est un élément qui a été abordé, enchaîne le commissaire. Personne ne veut retourner en 1975. À l'intérieur de cette situation-là, on demeure conscients de la situation de nos joueurs de 16 à 20 ans. »

« Ça prend un juste milieu, explique quant à lui l'entraîneur des Cataractes de Shawinigan, Claude Bouchard, un vieux routier dans la LHJMQ. La ligne est mince entre la violence et la robustesse. On doit faire en sorte de ramener l'émotion d'autrefois sur la glace sans nécessairement revenir aux années 80. Il ne faut jamais oublier que c'est un jeu de contact. On ne doit pas punir chaque mise en échec spectaculaire. Présentement, on est à l'extrême de l'intolérance. »

« On doit se poser des questions sur les assistances, poursuit-il. S'il y a une baisse, il y a une raison. Je suis convaincu que tous les propriétaires prendront les meilleures décisions. Est-ce qu'il y a un problème concernant les divisions ou la robustesse? Peut-être. Pour les divisions, je ne suis pas convaincu. Chose sûre, c'est important de se pencher sur le sujet du spectacle. »

«Est-ce qu'on peut créer de meilleures rivalités en remodelant les divisions?»


Le pilote du Phoenix Stéphane Julien partage en partie son opinion.

« Est-ce qu'on peut créer de meilleures rivalités en remodelant les divisions? Je pense que oui. Est-ce qu'on doit étouffer l'émotion durant les matchs? Certainement pas. Mais on doit toujours penser à la sécurité des joueurs sans nécessairement sanctionner chaque geste robuste. »

Une forte compétition

Or, la popularité du circuit dépend de tous les acteurs de la LHJMQ d'après le gouverneur du Phoenix.

« On ne doit pas seulement nous fier sur la ligue, souligne Ronald Thibault. On a tous un rôle à jouer dans la popularité de la LHJMQ. Notre rôle est avant tout de développer les jeunes pour qu'ils réussissent. Ensuite, on doit faire du divertissement. On doit faire compétition à toutes les offres de divertissement et même à la technologie parce que tout le monde peut avoir accès aux faits saillants en direct ou presque sur les réseaux sociaux. »

Et pour ce qui est des divisions?

« On ne doit rien laisser au hasard et réfléchir à tout », avance Thibault. 

Bref, il était nécessaire de trouver des pistes de solution pour améliorer le spectacle au dire du nouvel entraîneur et DG des Voltigeurs de Drummondville, Dominique Ducharme :

« On doit toujours nous remettre en question. Il est possible de ramener l'émotion sans augmenter le nombre de bagarres. Tout le monde a un rôle à jouer. Le commissaire, les propriétaires, les agents de marketing, etc. »

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