Le Phoenix s'écrase à Shawinigan

En visite à Shawinigan, les Sherbrookois n'ont jamais... (Le Nouvelliste, Sylvain Mayer)

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En visite à Shawinigan, les Sherbrookois n'ont jamais été dans le coup, s'inclinant ainsi par la marque de 5 à 2.

Le Nouvelliste, Sylvain Mayer

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(SHERBROOKE) Ce n'est certainement pas le genre de match auquel l'entraîneur du Phoenix s'attendait de la part de ses joueurs face à un adversaire potentiel en première ronde des séries.

En visite à Shawinigan, les Sherbrookois n'ont jamais été dans le coup, s'inclinant ainsi par la marque de 5 à 2.

L'indiscipline n'a pas servi la cause du Phoenix dès le départ. La générosité du gardien Evan Fitzpatrick non plus.

« Je vais prendre le blâme pour cette défaite ce soir. Je n'ai pas très bien joué », a confié vendredi le portier du Phoenix.

« Les pénalités ont été coûteuses en première période et sur les trois premiers buts des Cataractes, notre gardien aurait pu en arrêter deux », estime quant à lui l'entraîneur Stéphane Julien.

Alors que Thomas Grégoire se trouvait au cachot, le capitaine Anthony Beauvillier a servi un lancer faible, mais précis à Evan Fitzpatrick pour inscrire les siens à la marque.

Brandon Gignac a imité Beauvillier avec un tir du côté du bouclier de Fitzpatrick, profitant ainsi de l'avantage numérique offert par Nicolas Poulin.

Moins d'une minute plus tard, le gardien du Phoenix s'est montré faible sur une attaque peu redoutable de Dmytro Timashov, donnant du même coup une avance de trois buts aux Cataractes après 20 minutes de jeu.

En deuxième période, Alexis D'Aoust a repris là où les Cats avaient laissé en marquant un quatrième but pour Shawinigan à l'occasion d'une vraie clinique de possession de rondelle offerte aux visiteurs.

Et même si le Phoenix s'est montré plus discipliné, les hommes de Claude Bouchard ont tiré avantage de leur seule supériorité numérique au second tiers grâce au but de Samuel Girard. Un autre tir que Fitzpatrick aimerait revoir tandis qu'à l'inverse, son équipe a été blanchie en cinq avantages numériques.

« Ils sont forts avec l'avantage d'un homme. On ne peut pas leur laisser de chances en obtenant des punitions », croit Fitzpatrick.

Un réveil en troisième

La seule bonne nouvelle pour le Phoenix, c'est qu'il aura réussi à remporter la troisième période en réalisant deux filets.

Kevin Gilbert, avec son patin, et Daniel Audette, grâce à un tir dans la lucarne, ont permis aux Sherbrookois de terminer la rencontre sur une bonne note en évitant le blanchissage.

« On a levé le pied un peu, mais le Phoenix était meilleur que nous en fin de match, considère Anthony Beauvillier. Il a élevé son intensité d'un cran. Notre fin de partie est à oublier. »

Evan Fitzpatrick a fait face à 31 tirs contre 33 pour Philippe Cadorette.

Les Tigres de Victoriaville seront les derniers visiteurs cette saison au Palais des sports samedi après-midi. Il s'agira de la dernière partie de la campagne pour le Phoenix, qui se trouve toujours au 15e rang du classement général.

Reste à voir si Carl Neill et Kay Schweri seront présents samedi. Blessés, ces deux vétérans n'ont pas disputé la troisième période au Centre Gervais Auto.

Un avant-goût de la 1re ronde?

Le Phoenix espérait mettre la table pour les séries en offrant une opposition intéressante aux Cataractes. On peut dire qu'il a royalement raté son coup.

D'ailleurs, si les Oiseaux se mesurent au club de Shawinigan lors de la ronde initiale, il pourrait frapper un mur si on se fie à la partie de vendredi soir. Et ce mur a un nom : Philippe Cadorette.

Arrivé en renfort chez les Cataractes après avoir été échangé par le Drakkar de Baie-Comeau, le gardien qui évoluait dans la Ligue de la Côte Est en début de saison s'est montré calme et efficace devant sa cage.

« Tout ce que nous souhaitions, c'était de bien jouer pour être prêts une fois les séries commencées, et ce, peu importe notre adversaire en première ronde, explique Cadorette. C'est comme ça depuis deux mois je dirais. Le Phoenix est dangereux avec des joueurs comme Daniel Audette, Guillaume Gauthier et Julien Pelletier. Il faudra les surveiller si on se revoit dans une semaine. »

« On tenait à passer un certain message, avance pour sa part Anthony Beauvillier. Ce ne sera pas facile de jouer contre nous. On s'attend à ce que nos adversaires soient heureux de nous rencontrer en première ronde parce qu'ils croient peut-être qu'on joue avec mollesse et qu'on se fie à notre talent uniquement. C'est une étiquette qu'on veut enlever. On a travaillé fort ce soir en étant plus physiques justement. »

Chez le clan sherbrookois, la partie de vendredi se résume à un mauvais début de match et une meilleure troisième période :

« On aurait aimé mieux commencer la partie, mais on a montré qu'il était possible de rivaliser contre eux, souligne Guillaume Gauthier. On a obtenu plus de tirs et il faudra profiter de nos avantages numériques. On ne peut pas gagner en étant zéro en cinq en supériorité numérique. »

« En gagnant la troisième période, on a aussi montré aux Cataractes que s'ils nous revoient en séries, on ne lâchera jamais et on peut revenir de l'arrière », résume Fitzpatrick.

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