Où étaient les Québécois?

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Avec cette sixième place, le pire résultat du Canada depuis 1998, les dirigeants seront-ils tentés d'accueillir davantage de joueurs du Québec, et ce, en sachant que le tournoi aura lieu à Montréal l'an prochain? Souhaitons-le.

La Presse Canadienne

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(SHERBROOKE) Vous les avez vus comme moi, ces pauvres Canadiens se dégonfler contre la Finlande en quart de finale? Vous allez me dire que les Finlandais ont gagné le Championnat du monde de hockey junior et que le pointage était serré contre le Canada? Peut-être. Ce n'est toutefois pas le résultat final qui m'a dérangé, mais bien la façon dont notre club canadien s'est incliné : en étant égoïste.

Malheureusement, j'ai perdu un peu d'intérêt pour ce tournoi. Simplement parce que les décisions de la direction me déçoivent d'année en année.

Trop souvent menée par des dirigeants du Canada anglais, cette formation laisse toute la place aux boeufs de l'Ouest et aux Ontariens. À talent égal, c'est à eux que les gestionnaires canadiens feront confiance.

Seulement trois Québécois faisaient partie de l'édition 2016. Quatre si l'on compte le troisième gardien de la formation, Samuel Montembeault, qui était vu au départ comme étant le substitut de Mason MacDonald des Islanders de Charlottetown. Mais un dénommé Mackenzie Blackwood des Colts de Barrie lui a ravi le poste pour ensuite devenir l'homme de confiance de Dave Lowry. On connaît la suite. Blackwood a été médiocre.

Chez les membres de la LHJMQ, il n'y a que Thomas Chabot des Sea Dogs de Saint John qui avait un grand rôle à jouer dans cette équipe. Anthony Beauvillier des Cataractes de Shawinigan et Julien Gauthier des Foreurs de Val-d'Or ont été limités à un maigre dix minutes de jeu par match. Lors de la ronde éliminatoire, ils ont regardé le désastre au bout du banc, impuissants devant cette débandade durant laquelle les Canadiens se montraient indisciplinés.

La feuille d'érable posée sur leur chandail ne semblait plus avoir une grande signification. Le nom dans leur dos oui par contre.

Est-ce que les joueurs du Québec auraient pu être utilisés davantage? Certainement. Est-ce que d'autres Québécois avaient leur place dans l'alignement. Absolument.

On n'a qu'à penser à Nicolas Aubé-Kubel, repêché en deuxième ronde à la séance de 2014 par les Flyers de Philadelphie. Ou encore au joueur appartenant aux Sénateurs d'Ottawa Francis Perron, qui a déjà 62 points en 34 matchs avec les Huskies de Rouyn-Noranda, l'une des meilleures équipes de hockey junior au pays. Et on en passe...

Faut-il que le joueur québécois soit aussi dominant que Patrice Bergeron ou Anthony Mantha pour obtenir la chance de faire la différence dans le clan canadien?

Je ne joue pas au chauvin. Enfin, je l'espère. Je sais très bien qu'il fut une époque où les gardiens québécois étaient les hommes de confiance du Canada devant le filet. Comme Marc-André Fleury, Roberto Luongo, Marc Denis, José Théodore, Stéphane Fiset et Jimmy Waite.

Mais lors des dernières années, avouons que peu de place a été laissée aux Québécois. Et si les patrons étaient des Québécois? Je ne parle pas uniquement de l'entraîneur-chef comme l'an dernier avec Benoit Groulx, mais aussi du directeur général et du président et chef de la direction. Feraient-ils pareil, en optant pour les joueurs qu'ils connaissent davantage? Peut-être.

Chose certaine, c'est que les prochains Mondiaux auront lieu à Montréal et si voulez attirer les amateurs au Centre Bell, choisissez les meilleurs joueurs d'abord, et ensuite, faites enfin une place aux bons Québécois. Car la cuvée sera excellente. 

Avec cette sixième place, le pire résultat du Canada depuis 1998, l'opportunité est trop belle pour la laisser passer.

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