La valse des transactions

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Après avoir quitté les professionnels pour rejoindre la LHJMQ, le vétéran du Drakkar Philippe Cadorette est un gardien en demande.

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(SHERBROOKE) CHRONIQUE / L'ouverture de la période de transactions de la LHJMQ permet normalement aux amateurs de mieux cibler les équipes qui souhaitent aspirer aux plus grands honneurs. Et à l'inverse, celles qui optent pour une reconstruction. Cette année, pas besoin de s'attarder très longtemps au tableau des échanges pour deviner quelles formations misent tout sur la saison actuelle.

L'excitation est palpable du côté des amateurs de Moncton, Shawinigan, Val-d'Or, Gatineau et Cap-Breton. « Ça sent la coupe », comme on dit actuellement dans ces coins de pays. À Baie-Comeau, les fans devront toutefois s'armer de patience. Comme à Halifax, Québec et Victoriaville.

Avec le meilleur marqueur du circuit dans leurs rangs, on savait que les Wildcats de Moncton souhaitaient mieux entourer Conor Garland. Voilà pourquoi le talentueux Vaclav Karabacek, le vétéran Cody Donaghey et le gardien Keven Bouchard ont quitté Baie-Comeau ou Halifax pour se joindre à eux.

L'ancien Drakkar Nicolas Meloche constitue pour sa part toute une addition dans le clan des Olympiques de Gatineau, qui ont aussi fait l'acquisition de Guillaume McSween de l'Océanic.

Vous aurez compris que le Drakkar a déjà lancé la serviette en se débarrassant déjà de trois excellents joueurs. Or, Steve Ahern donne présentement un cours 101 aux autres directeurs généraux : « Comment rebâtir une équipe pour l'avenir en quelques jours ».

Lors des trois prochaines séances de sélection, Baie-Comeau détiendra sept choix de première ronde. Et le portier Philippe Cadorette n'a toujours pas été échangé, lui qui vaut son pesant d'or.

Après l'acquisition de Michaël Joly, les Screaming Eagles n'ont pas bougé. Le Cap-Breton sera certainement à surveiller avec Evgeni Svechnikov, Pierre-Luc Dubois et Maxim Lazarev.

Toujours dans les Maritimes, Samuel Blais (40 points en 30 matchs) a délaissé les Tigres pour arriver en renfort chez les Islanders de Charlottetown, qui sont devenus soudainement acheteurs depuis le retour dans le junior majeur du membre des Penguins de Pittsburgh Daniel Sprong. Comme quoi les choses peuvent changer rapidement dans le merveilleux monde du hockey.

Les Sea Dogs de Saint John regarderaient quant à eux vers le spectaculaire Timo Meier après avoir accueilli le capitaine des Remparts Matt Murphy.

Si les Tigres de Victoriaville et les Remparts de Québec liquident presque tout, les Foreurs de Val-d'Or font des pieds et des mains afin d'améliorer leur alignement. Et quand Mario Durocher vise le grand coup, il ne le fait pas à moitié : David Henley retourne en Abitibi contre un sac bien rempli de choix au repêchage, alors que François Beauchemin et Philip Pyrochta s'ajoutent à cette équipe déjà bien nantie.

Et finalement, la dernière formation à redouter, mais non la moindre : les Cataractes de Shawinigan. Ces derniers ont transigé afin d'obtenir les services du choix de deuxième ronde des Sénateurs d'Ottawa Gabriel Gagné et du défenseur Cavan Fitzgerald. Paraîtrait même qu'ils ont Dmytro Timashov (53 points en 29 parties) dans leur mire.

Pendant ce temps, le Phoenix de Sherbrooke attend la meilleure occasion avant d'ajouter de nouveaux éléments au sein de sa troupe, et ce, malgré le fait qu'il ne se trouve qu'à deux points d'une exclusion des séries éliminatoires.

Jocelyn Thibault attend-il le partenaire idéal pour participer à la grande valse d'ici le 6 janvier? Oui. Mais il ne faudrait pas espérer une grande et longue danse de la part du nouveau directeur général du Phoenix.

Pas d'expansion, mais des déménagements

Le sujet d'une possible expansion dans la LHJMQ a refait surface récemment en Beauce. À Saint-Georges, on rêve d'accueillir un club junior majeur. C'est loin d'être fait.

Alors que certains croient que le circuit pourrait atteindre le fameux chiffre de 20 équipes, d'autres estiment qu'il serait préférable de songer au déménagement de quelques organisations.

Même si les élus de Bathurst tiennent à leur club de hockey, force est d'admettre que la foule de 1300 personnes en moyenne demeure peu convaincante.

Avec l'arrivée du club-école du Canadien à Laval en 2017, est-ce que l'Armada de Blainville-Boisbriand en subira les effets? Sans aucun doute. On oublie donc la région métropolitaine pour y ajouter une équipe.

La dernière tentative d'implanter une formation aux États-Unis a été quelque peu décevante. La LHJMQ pourrait toutefois être tentée d'essayer le grand coup une fois de plus. Parce que le territoire du circuit s'étend jusqu'à six États américains.

Rappelons qu'ailleurs dans la Ligue canadienne de hockey, huit équipes sont établies chez nos voisins du Sud. Aucune dans le circuit Courteau.

Le talent est déjà quelque peu dilué dans la LHJMQ. Plusieurs joueurs proviennent de l'Ontario pour rehausser le calibre. D'autres des États-Unis ou d'Europe. Est-ce que la solution serait d'accueillir trois Européens par formation au lieu de deux? Je ne crois pas.

Déjà que le Québec affiche un certain retard en ce qui concerne le développement des joueurs, il ne faudrait pas nuire encore plus à l'ascension de ces derniers. Et cela ne plairait pas à l'Ontario et à l'Ouest canadien : iniquité une fois venu le tournoi de la coupe Memorial.

Restons donc à 18 équipes et misons sur les marchés présentant le potentiel le plus attrayant : les régions.

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