« Je ne l'avais pas vu venir »

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Martin Raymond demeure convaincu que les Voltigeurs connaîtront beaucoup de succès l'an prochain, année ciblée pour l'atteinte de la maturité.

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Yanick Poisson
La Tribune

(Drummondville) Après avoir pris quelques journées pour « digérer » son congédiement, l'ex-entraîneur-chef des Voltigeurs de Drummondville Martin Raymond s'est adressé aux médias pour la première fois, mercredi matin.

« Je n'ai pas voulu parler plus tôt, j'avais peur d'être trop émotif et de prononcer des paroles déplacées. Je suis passé par toute la gamme des émotions, ça fait toujours mal de se faire mettre à pied. Je ne l'avais pas vu venir », a-t-il indiqué.

Raymond affirme avoir été embauché dans un contexte défini et que son rôle au sein de l'organisation était on ne peut plus clair. S'il s'est amélioré en tant qu'entraîneur au fil de ses apprentissages, il n'a jamais changé sa façon de faire les choses, oeuvrant au meilleur de ses connaissances.

« Ils ne peuvent pas reprocher un manque d'effort et le manque de constance des joueurs est attribuable à leur jeunesse, c'est le processus normal de développement. Ils m'ont embauché pour plusieurs raisons, maintenant, s'ils n'ont plus besoin d'un bon père de famille, si l'organisation a décidé de changer de cap, c'est leur décision. Je demeure fier de ce que j'ai accompli et de la façon dont les joueurs ont progressé », a-t-il continué.

Beaucoup de potentiel

La saison dernière, les Voltigeurs ont choisi de laisser partir plusieurs vétérans afin de faire place aux jeunes et ils en ont payé le prix, ratant les séries éliminatoires. Ils en font encore les frais, dans une moindre mesure, en début de saison alors que l'équipe connaît des hauts et des bas. Martin Raymond demeure convaincu que le groupe de joueurs connaîtra beaucoup de succès l'an prochain, année ciblée pour l'atteinte de la maturité.

« La grosse année du cycle est prévue pour l'an prochain. L'équipe a beaucoup de potentiel, le talent y est, l'effort aussi, il ne manque que l'exécution et la constance et ça, ça va venir avec le temps. Je trouve juste ça plate de savoir que je ne serai pas là lorsqu'ils vont connaître du succès», s'attriste-t-il.

Des moments éprouvants

Martin Raymond et Louis Robitaille revenaient d'un périple à Saguenay lorsqu'ils ont été informés de leur congédiement. Dans le vestiaire, les joueurs patientaient en attendant qu'on les informe de leur horaire de la semaine. Ils ont reçu tout un choc lorsque leurs entraîneurs ont fait irruption dans la chambre.

« Nous les avons informés de la situation, nous les avons remerciés de leur travail et leur avons serré la main, les uns après les autres. Leur réaction a été très émotive, ça représente beaucoup pour moi, c'est dans ces moments que l'on comprend pourquoi on fait ce boulot », a-t-il raconté.

Quelques instants plus tard, chacun des 23 joueurs a fait irruption à la porte du bureau des entraîneurs afin de leur dire un dernier au revoir.

Raymond a l'intention de profiter de cette situation pour passer un peu de temps avec sa famille. Son emploi du temps a fait en sorte qu'il a négligé les siens au cours des dernières années et il entend reprendre le temps perdu.

Professionnellement, il ne veut fermer aucune porte et sera attentif aux offres et opportunités qui s'offriront à lui. Avant d'être embauché par les Voltigeurs, l'homme de hockey a été à la tête des Redmen de l'Université McGill et a agi à titre d'adjoint à Guy Boucher derrière le banc du Lightning de Tampa Bay.

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