Le talent avant la violence

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Rares sont ceux qui viennent avant tout au Palais pour voir Bokondji Imama se battre contre Mikael Sabourin. Les fans s'y présentent d'abord pour admirer les Jérémy Roy, Daniel Audette et compagnie... mais se lèveront lorsque deux pugilistes jetteront les gants.

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(Sherbrooke) Billet / De la violence pour attirer plus de monde dans les arénas? On est sérieux là? Veut-on vraiment revenir au bon vieux hockey « comme dans le temps d'Eddie Shore »?

Le sujet de la chute des assistances dans plusieurs marchés de la LHJMQ se trouve actuellement sur toutes les lèvres. Autant celles des amateurs que celles de tous ces gens qui gravitent autour du monde du hockey junior québécois. Et ce, depuis la sortie du directeur général et entraîneur-chef des Remparts de Québec.

Même si Philippe Boucher n'a fait que dénoncer le travail des officiels et la direction que prend le circuit en ce qui concerne la robustesse, plusieurs en ont profité pour clamer haut et fort le manque de violence dans cette ligue.

Non mais c'est vrai : pourquoi ne pas encourager des athlètes de 16 ans, 17 ans ou même les jeunes vétérans à se donner de bonnes tapes sur la gueule ou des coups de Sher-Wood dans les côtes.

On va se le dire : le débat a dérapé.

Si la façon de s'exprimer de Philippe Boucher était discutable, l'homme de confiance des Remparts n'avait pas tort en ce qui concerne le fond de son discours. Parfois, les officiels s'impliquent un peu trop dans une partie en sanctionnant des gestes légaux, mais percutants.

Est-ce suffisant pour réunir tous les gouverneurs autour d'une table afin de discuter du niveau de robustesse? Non. Doit-on vraiment oublier la sécurité des hockeyeurs pour vendre plus de billets et remplir les arénas? Non plus.

La solution n'est pas là. Ce qui attire la majorité des amateurs, c'est le talent. C'est le jeune espoir qui pourrait plus tard devenir une étoile dans la LNH. C'est le joueur de la place qui travaillera comme un déchaîné pour un jour évoluer chez les professionnels. C'est la rivalité entre deux clubs qui se détestent sans nécessairement tomber dans les débordements.

Rares sont ceux qui viennent avant tout au Palais pour voir Bokondji Imama se battre contre Mikael Sabourin. Les fans s'y présentent d'abord pour admirer les Jérémy Roy, Daniel Audette et compagnie... mais se lèveront lorsque deux pugilistes jetteront les gants.

Et de grâce, laissons les hockeyeurs appliquer de bonnes mises en échec légales. Même si elles font mal à l'adversaire. Après tout, ça fait partie du sport.

D'ailleurs, si la violence attire, pourquoi le club de hockey senior de Sherbrooke, le Hockeyprofil, a mis fin à ses activités abruptement mardi à cause de la chute des assistances malgré le fait que ce circuit misait sur le fameux « hockey comme dans le temps »?

Les organisations ont du pain sur la planche pour réussir à attirer encore plus de gens dans les arénas. Elles devraient toutefois se pencher sur les vrais problèmes qui sont parfois différents d'un marché à l'autre. Le manque de violence n'en fait pas partie.

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