Le rêve de Jérémy Roy

Jérémy Roy... (Archives La Tribune, Jessica Garneau)

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Jérémy Roy

Archives La Tribune, Jessica Garneau

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(SHERBROOKE) De son propre aveu, Jérémy Roy a connu une saison parsemée de hauts et de bas, avec le Phoenix de Sherbrooke, en 2014-15. De nombreuses blessures l'ont empêché de poursuivre sur l'intéressante lancée de sa première saison. N'empêche. À l'aube du repêchage de la LNH, il n'a jamais été aussi près de son rêve.

Et il pourrait fort probablement devenir le premier joueur de la jeune concession du Phoenix de Sherbrooke à être repêché en première ronde.

D'entrée de jeu, Jérémy Roy l'avoue; être un choix de première ronde, demain, est un objectif, un défi qu'il s'est lancé avant la dernière saison.

Malgré les écueils qui lui ont fait disputer seulement 46 parties (seulement cinq buts et 38 passes pour 43 points), Roy est néanmoins satisfait de cette deuxième campagne dans la LHJMQ.

«Je me mets beaucoup d'objectifs en tête avant le début d'une saison, mais jamais en terme de points. Je voulais améliorer ma prise de décision dans certaines situations de jeu et je suis satisfait de ma progression là-dessus», a indiqué le jeune homme.

La majorité des experts s'entend pour classer Roy parmi les 30 premiers espoirs du repêchage qui se déroulera demain et samedi, à Sunrise, en Floride.

Suivi à la loupe depuis son entrée dans la LHJMQ, après avoir survolé le midget AAA, Roy a franchi la dernière étape avant le repêchage en participant aux épreuves combinées, organisées par la centrale de recrutement de la LNH, à Buffalo il y a deux semaines.

Outre les tests physiques, c'était l'occasion idéale pour les équipes de rencontrer en personne les principaux espoirs du repêchage.

«Ce fut une belle expérience. Au total, j'ai eu des entretiens avec 22 équipes; ces entretiens étaient d'une vingtaine de minutes, organisées dans les loges du First Niagara Center, l'aréna des Sabres. Chaque équipe avait une approche différente; des fois, on me challengeait, ou on voulait en savoir plus sur moi à l'extérieur de la glace, ou encore, quel joueur je veux devenir, quel rôle je veux occuper.»

La pression, Jérémy Roy la ressent depuis son plus jeune âge, une pression qu'il s'impose de lui-même.

«Jouer dans la LNH, c'est mon rêve depuis longtemps, depuis que je suis tout jeune. En fait, je crois que tout a commencé à ma deuxième année chez les bantams, alors que j'ai été surclassé. Dès l'âge de 14 ans, j'étais déjà très engagé. J'ai commencé l'entraînement en gymnase, la nutrition. Oui, le talent ça joue pour beaucoup, mais ça ne peut pas tout faire.»

Le classement de Roy sur les diverses listes des recruteurs n'a pas varié beaucoup la saison dernière et ce, malgré une saison en deçà des prédictions, du moins en terme de points.

On le classe du 13e rang au 29e rang. Des fluctuations qui n'affectent pas le jeune homme.

«Je ne prête pas attention à ça. Des fois, mes parents m'en parlent, mais je ne m'y attarde pas trop. Les équipes ont leurs propres listes et tout peut changer. Oui, je serai déçu si je ne sors pas en première ronde, mais dès le lendemain, ce sera du passé. L'important, c'est d'être repêché et peu importe l'équipe», a-t-il précisé.

Plus important encore, Jérémy Roy dit s'être remis de la blessure «au bas du corps» qui l'a incommodé pendant une bonne partie de l'hiver et même au Championnat du monde des moins de 18 ans, récemment, en Suisse.

Malgré la blessure, Roy a tout de même amassé trois buts et une passe en sept matchs.

«Dès que tu as la chance de représenter ton pays, tu la saisis. Le positif, c'est que je n'ai pas eu besoin d'opération. J'ai profité d'une bonne pause après ça et je viens de recommencer l'entraînement. Je serai prêt pour l'automne, quoi qu'il arrive.»

Jérémy Roy est un jeune homme déterminé, dont la force de caractère est l'une de ses principales forces.

Parions que les 22 équipes qu'il a rencontrées ont pris de bonnes notes.

Au cours des prochains jours, suivez les reportages des journalistes du Groupe Capitales Médias. Sébastien Lajoie, de La Tribune, Steve Turcotte, du Nouvelliste, et Sylvain St-Laurent, du Droit, sont à Sunrise, en Floride, pour assister au repêchage de la LNH.

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