L'Océanic au secours de victimes d'un carambolage: «Rien d'héroïque»

Les membres de l'Océanic de Rimouski ont connu... (La Tribune, Charles Deaudoin)

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Les membres de l'Océanic de Rimouski ont connu une journée forte en émotions hier. En route pour Sherbrooke afin d'y affronter le Phoenix en soirée, le physiothérapeute Maxime Provencher, l'entraîneur- chef et directeur général, Serge Beausoleil, l'entraîneur adjoint Charles Juneau et le chauffeur Luc Hallé ont dû porter secours à un couple dans un carambolage à Saint-Vallier de Bellechasse.

La Tribune, Charles Deaudoin

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(Sherbrooke) « Je ne pense pas qu'on ait été héroïque ou quoi que ce soit. On a seulement prêté main-forte à des gens dans le besoin. C'est la moindre des choses à faire dans ces cas-là. »

Le directeur général et entraîneur-chef de l'Océanic de Rimouski, Serge Beausoleil, et ses protégés ont vécu une journée forte en émotions, mercredi, en prélude à leur match contre le Phoenix de Sherbrooke.

Partie à 8 h de Rimouski en direction de Sherbrooke, l'organisation de Serge Beausoleil s'est retrouvée au coeur d'un carambolage impliquant une vingtaine de véhicules sur l'autoroute 20, à la hauteur de Saint-Vallier de Bellechasse, aux environs de 11 h

« Le carambolage est arrivé à l'arrière de l'autobus, explique le chauffeur responsable de mener continuellement les joueurs de l'Océanic de Rimouski à bon port, Luc Hallé.

Il y a un semi-remorque à l'avant de nous qui aurait fait une mise en portefeuille et on a dû s'arrêter rapidement.

« J'étais sur la voie de gauche, complètement arrêté, il y avait trois semi-remorques dans la voie à côté, et un autre camion dans le champ. Les voitures qui arrivaient trop vite à l'arrière n'ont pas été en mesure de s'arrêter... » précise celui qui en est à sa 20e saison au volant de l'Océanic.

À l'arrière, la voiture d'un homme et sa conjointe s'est emboutie sous la plateforme d'un semi-remorque. En état de choc, la dame a pu sortir du véhicule pendant que son conjoint est demeuré prisonnier de ce dernier, le bras ensanglanté coincé dans un étau.

«Il y avait une infirmière qui était prise dans l'accident également et c'est elle qui menait la situation et gérait le cas.»


À la rescousse

Après s'être assurés que les joueurs étaient en sécurité à l'intérieur de l'autocar, Serge Beausoleil, l'entraîneur adjoint, Charles Juneau et le physiothérapeute Maxime Provencher se sont aussitôt portés à la rescousse du couple.

« Sauver quelqu'un c'est un grand mot, tempère Provencher. Il y avait une infirmière qui était prise dans l'accident également et c'est elle qui menait la situation et gérait le cas. On a commencé par apporter des couvertures parce qu'il faisait très très froid. »

« Ça s'est passé très très vite, relate Serge Beausoleil. Charles Juneau et moi on essayait d'aider le plus possible. On a sécurisé le périmètre avec un policier arrivé de facto. J'ai pris la dame qui était à l'arrière du véhicule pendant que son mari luttait pour sa vie et on l'a emmenée dans l'autobus de l'Océanic pour la réconforter jusqu'au départ des ambulanciers. »

«Le hockey est tombé en deuxième. »

« Il y avait du sang à l'extérieur, c'était évident que l'homme était blessé gravement. La voiture n'avait plus de vitre, les portières étaient brisées et il faisait très très froid. On essayait de lui parler pour qu'il reste avec nous, qu'il demeure conscient pendant que Max s'occupait de son bras et que l'infirmière apportait des soins. Le hockey est tombé en deuxième », mentionne quant à lui Charles Juneau.

Même si les trois hommes ont porté secours au blessé pendant près de deux heures, aucun n'acceptait de se faire qualifier de héros.

« C'est rien d'héroïque, on a fait ce que M. et Mme Tout-le-Monde devraient faire dans des situations comme ça », résume Beausoleil.

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