Les Saguenéens ont fait de l'oeil à Potvin

Félix Potvin... (Archives La Tribune, René Marquis)

Agrandir

Félix Potvin

Archives La Tribune, René Marquis

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(MAGOG) On ne le saura jamais, mais les Cantonniers de Magog sont peut-être venus à un cheveu de perdre leur entraîneur-chef Félix Potvin il y a quelques jours, soit avant le remue-ménage qui a ébranlé les Saguenéens de Chicoutimi et qui a mené au congédiement du directeur-gérant Marc Fortier et de l'entraîneur Patrice Bosch.

Deux jours avant de se voir indiquer le chemin de la sortie, le DG Marc Fortier, un Estrien pure laine originaire de Windsor, avait eu un entretien avec Félix Potvin à Sherbrooke. Ce dernier n'a pas cherché à le nier.

« Marc voulait savoir si j'étais mûr pour un autre défi et si j'accepterais de prendre la relève avec les Saguenéens advenant un changement derrière le banc et que j'étais son homme. Je lui ai demandé quelques jours de réflexion et dans ma tête je le rappelais samedi. Mais vendredi, durant notre match contre Saint-Eustache à Magog, la nouvelle du grand ménage est venue à mes oreilles. Mon avenir à court terme venait de se jouer », a révélé Potvin, pas du tout amer de la tournure des événements.

« Je n'ai jamais caché mon intérêt pour aller diriger dans la LHJMQ. Il y a certainement d'autres occasions qui se présenteront. Mais encore là, ça ne signifie pas que je sauterai sur la première offre qu'on me déposera sur la table si jamais cela se produit. Il y a bien des éléments que je considérerais », a-t-il ajouté.

Un naturel

Potvin ne cache pas que la visite de Marc Fortier l'a ébranlé. « Parce qu'il représentait les Saguenéens de Chicoutimi, la seule équipe pour laquelle j'ai joué dans le junior majeur. En plus, mon épouse Sabrina vient de ce coin de pays. »

Le mentor des Cantonniers ne le dira pas, mais il est tenu en très haute estime à Chicoutimi. Nombreux sont ceux qui le considèrent encore comme le Saguenéen qui a marqué le plus l'histoire de cette organisation, devançant même Guy Carbonneau à ce chapitre. En 1990-91, Potvin avait été le grand héros de la double couronne remportée par les Saguenéens. La même année, les Saguenéens avaient perdu en demi-finale à la Coupe Memorial. Nul doute qu'il aurait été un choix populaire auprès des amateurs du Saguenay.

« Je n'ai jamais caché mon intérêt pour aller diriger dans la LHJMQ.»

« C'est certain que Chicoutimi aura toujours une place de choix dans mon coeur. C'est là que je me suis fait un nom en tant que gardien de but et que j'ai grandi comme homme. J'y ai passé trois années formidables. Que mon ancienne organisation me manifeste de l'intérêt, c'était difficile de ne pas tendre l'oreille », soutient Potvin.

Ce dernier aurait-il signé son nom au bas d'un contrat si Marc Fortier était demeuré en poste? « La question ne se pose pas, car le bateau a chaviré aussi pour Marc et l'organisation en place a choisi une autre option. Ils ont pris la meilleure décision à leurs yeux et moi je suis toujours un Cantonnier, jusqu'à la fin de la saison », prend-il le soin de préciser.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer