Vers Pyeongchang... un dodo à la fois

Le sommeil et la récupération sont deux facteurs... (Spectre Média, Marie-Lou Béland)

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Le sommeil et la récupération sont deux facteurs très importants dans la vie de tous les jours, encore plus pour un athlète d'élite, qui veut participer aux prochains Jeux olympiques d'hiver. Voilà pourquoi le patineur Alex Boisvert-Lacroix a conclu un partenariat novateur avec le fabricant de matelas sherbrookois Matelas Houde. Dominic Houde, propriétaire du commerce sherbrookois, accompagne l'athlète sur la photo.

Spectre Média, Marie-Lou Béland

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(Sherbrooke) « La récupération des athlètes est l'un des facteurs les plus étudiés dans la recherche au niveau des performances optimales. Il y a tellement eu de recherche sur la nutrition, sur les bienfaits de la massothérapie, que maintenant, des centres nationaux d'entraînement multisports, comme l'Institut national des sports du Québec, développent des laboratoires de recherche sur le sommeil. »

Jacques Petit, directeur général d'Excellence sportive Sherbrooke (ESS), sait de quoi il parle.

Il sera d'ailleurs à Montréal dans les prochains jours puisque son organisme présentera des projets dans le cadre de cette thématique de recherche.

Il était donc un auditeur attentif mercredi matin lorsque l'athlète sherbrookois Alex Boisvert-Lacroix a confirmé son entente de partenariat avec le fabricant sherbrookois Matelas Houde.

L'entreprise a confirmé son coup de pouce au patineur de vitesse longue piste en lui procurant un matelas spécialement adapté à ses besoins, un investissement évalué à 5000 $.

Alex Boisvert-Lacroix, spécialiste du 500 m, s'apprête à amorcer le dernier droit de sa préparation en vue d'une participation aux Jeux olympiques de Pyeongchang, en Corée du Sud, en février 2018.

« Tout est maintenant analysé pour que les athlètes s'entraînent encore plus fort et le sommeil est une donnée primordiale dans la récupération. Notamment pour les athlètes qui, comme lui, sont en décalage horaire. Alex a d'ailleurs participé à une prise d'analyse de données pour voir la qualité du sommeil. Ainsi, il va pouvoir faire les ajustements afin de personnaliser sa préparation », a poursuivi Jacques Petit.

Des propos qui sont confirmés par le grand Sherbrookois

« Lors de mes réveils, je m'apercevais que je n'avais pas eu une bonne nuit de sommeil. Je me suis donc dit que mon matelas n'était plus bon pour moi. J'ai seulement contacté une compagnie locale, qui avait une solide image et des produits de qualité. J'ai essayé leurs produits et tout de suite, je savais que mon sommeil s'améliorerait. Tout ça s'est fait naturellement! Je suis vraiment content de pouvoir compter sur leur support en route vers les Jeux olympiques. On essaie de contrôler tous les détails dans la préparation », a dit Alex Boisvert-Lacroix lors d'un point de presse tenu chez le fabricant.

Même s'ils font partie d'équipes canadiennes, bon nombre d'athlètes d'élite doivent compléter le financement reçu avec un coup de pouce extérieur.

Et la recherche de partenaires financiers n'est pas simple.

« Si tu le fais seul, c'est pratiquement impossible en tant qu'athlète à temps plein, tu dois rencontrer les bonnes personnes et on n'a pas toujours le temps. J'ai la chance d'avoir un ami de la famille qui fait ça pour moi. Gilbert Martin est un ancien enseignant au secondaire à la retraite, qui le fait bénévolement pour moi. Ça fait une grosse différence. Il a plusieurs contacts, car il a déjà amassé des sous pour des projets internationaux de robotique. Il sait comment ça marche. C'est lui qui m'a décroché une entente avec le Groupe Beaucage, valide pour trois ans. »

« On cherche des partenaires locaux, c'est très important pour moi; je suis un gars de Sherbrooke et je suis fier de patiner pour ma ville. »

Seulement trois places disponibles

Maintenant qu'il peut mieux dormir, Alex Boisvert Lacroix a ses yeux fixés sur la Corée du Sud.

Le processus de sélection approche à grands pas.

« Le 20 octobre, je dois me qualifier pour l'équipe canadienne des coupes du monde disputées à l'automne. Il y aura quatre manches, deux en Europe, une aux Pays-Bas et en Norvège, et une à Calgary et à Salt Lake City. Ce sera une très bonne façon de me mesurer à mes adversaires éventuels des Jeux olympiques », a-t-il expliqué.

« Il sera important que je fasse bien; le Canada a imposé des critères très stricts afin d'envoyer une équipe ultra compétitive aux JO. Je devrai terminer parmi les 16 meilleurs après les coupes du monde dans ma discipline du 500 m. Je crois que ça va se passer à Calgary et à Salt Lake City, où les glaces sont parmi les plus rapides au monde. »

« Ensuite, la sélection canadienne pour les Jeux olympiques se fera le 5 janvier; une seule course de 500m, soyez en forme pour ce jour-là, ça se passe en 34 secondes! Il y a seulement trois places chez les hommes au 500 m. On est six prétendants d'une force similaire; quatre gars très serrés et deux qui peuvent surprendre. Je devrais être en forme cette journée-là, pas de doute. Je crois quand même avoir de très bonnes chances. »

« J'ai gagné des médailles en coupe du monde, j'ai terminé troisième au Championnat du monde il y a deux ans, mon plan de préparation fonctionne. Je ne vais pas tout changer. »

« Je viens de connaître mon meilleur été d'entraînement à vie; en musculation, sur la glace ou en vélo, partout où il y a des données à recueillir, tous mes chiffres sont plus élevés que les autres années. »




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