Son destin au bout des poings

Strahinja Gavrilovic l'avoue : « Je n'ai pas toujours fait... (Spectre Média, Maxime Picard)

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Strahinja Gavrilovic l'avoue : « Je n'ai pas toujours fait les meilleurs choix dans la vie ».

Spectre Média, Maxime Picard

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(Sherbrooke) Strahinja Gavrilovic l'avoue : « Je n'ai pas toujours fait les meilleurs choix dans la vie ». Heureusement, tout a basculé il y a sept ans lorsqu'il a mis les deux pieds dans l'octogone. Vendredi, le combattant professionnel d'arts martiaux mixtes aura une fois de plus son destin entre les mains.

Le plus grand défi de sa carrière. Voilà comment il qualifie le combat présenté à la Tohue à Montréal lors d'un gala organisé par le promoteur Stéphane Patry de TKO MMA. Et pas un petit gala : il sera diffusé partout dans le monde à travers la programmation de UFC Fight Pass.

« Mon rêve, c'est de me rendre dans les grosses ligues. Un hockeyeur rêve à la LNH, moi au UFC. Par contre, présentement je ne fais que penser à mon prochain combat. Je ne veux pas aller en décision. Je passerai le KO à mon adversaire ou c'est moi qui serai KO. »

Gavrilovic se mesurera alors à Maiquel Falcao, un Brésilien ayant combattu 48 fois chez les professionnels. Sa fiche : 38 victoires et 10 défaites. Celle du Sherbrookois : quatre victoires, deux défaites par décision et une autre défaite par disqualification. Car après avoir passé le KO à Jonathan Vallée, Gavrilovic continuait de frapper son adversaire. L'une de ses erreurs, admet-il.

« Falcao a sa ceinture noire en jiu-jitsu, il est un ancien champion de Bellator et il a déjà combattu dans le UFC. Je vais essayer de sortir un lapin du chapeau », dit-il en souriant.

Une nouvelle passion

Parti de la Bosnie à l'âge de huit ans, c'est dans les locaux de Force Extrême, autrefois sur la rue Wellington Nord, que Strahinja Gavrilovic s'est découvert une nouvelle passion en 2010.

« Je jouais au hockey avant. C'était mon échappatoire. Je me défoulais. Je canalisais mes énergies sur la glace. Quand j'ai arrêté, je ne faisais plus rien. Les arts martiaux mixtes m'ont sauvé. Je l'avoue : j'ai fait des mauvais choix quand j'étais plus jeune. Mais soudainement, j'avais un but dans la vie et j'amenais mon agressivité dans l'octogone. »

« Le monde trouvait que j'avais du potentiel avec une fiche de neuf victoires et une défaite chez les amateurs, poursuit-il. On m'encourageait et j'ai finalement compris qui je suis. »

Un art mieux maîtrisé

Maintenant âgé de 30 ans, Gavrilovic a une nouvelle vision de son sport.

« Normalement, je veux me battre pour les amateurs et mon entourage. Cette fois, je vais me battre pour moi. C'est un défi personnel. Une victoire me ferait connaître encore davantage. On ne m'a jamais passé le KO, mais j'ai eu mal assez souvent. J'ai souvent terminé mes combats par KO, sinon par soumission. Mon objectif ultime est la victoire, mais je veux encore un KO vendredi. »

Le Sherbrookois misera sur sa force, mais aussi sur sa technique pour causer la surprise.

« J'étais plus un cogneur autrefois. Comme un goon au hockey qui s'amenait dans le monde des arts martiaux mixtes. Maintenant, je possède une meilleure technique et je deviens plus complet. J'ai une meilleure boxe, mon muay-thaï s'améliore. Je crois aussi que mon jiu-jitsu brésilien est une coche plus haut. Je suis confortable debout, mais si le combat s'amène au sol, je n'ai pas de problème avec ça. Mais j'aime mieux rester debout! » lance-t-il.

Dans la victoire comme dans la défaite, Gavrilovic sortira la tête haute de la Tohue.

« J'ai un parcours particulier, mais j'ai fini par me rendre là où je voulais. Je gagne ma vie grâce aux arts martiaux mixtes, j'ai un petit garçon de trois ans et demi et j'ai un rêve. Il me reste encore de belles années devant moi dans l'octogone » , confie Strahinja Gavrilovic.




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