Du soccer qui fait du bien

Grâce au projet Soccer social du Centre d'hébergement... (Spectre Média, René Marquis)

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Grâce au projet Soccer social du Centre d'hébergement alternatif de Sherbrooke, de nombreux jeunes sortent de leur isolement en faisant rouler le ballon rond au parc Jacques-Cartier.

Spectre Média, René Marquis

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(Sherbrooke) Ils sont près d'une vingtaine à se rassembler chaque semaine sur un terrain de soccer. Sur le jeu, ils ne semblent pas différents des autres. Mais en réalité, ces joueurs sont atteints d'une maladie mentale. Et cette tradition hebdomadaire leur fait du bien. Beaucoup de bien.

Alexis Thibault accueille à bras ouverts ces membres du Centre d'hébergement alternatif de Sherbrooke, un organisme à but non lucratif qui vient en aide aux personnes âgées de 17 à 30 ans vivant avec un trouble de santé mentale et en quête d'autonomie.

« Aujourd'hui, il s'agit de notre partie de clôture du Soccer social. Le projet en est à sa sixième édition et vise principalement à briser l'isolement et à promouvoir la santé mentale. On parle dans ce cas de schizophrénie, de psychose toxique, de trouble d'anxiété et de trouble de personnalité. Tout le monde est le bienvenu, sans égard aux différences ou au niveau d'habileté », raconte l'intervenant.

Hugo Massé est l'un des habitués de ces matchs de soccer :

« Ça me fait vraiment du bien de pratiquer ce sport et de voir les autres joueurs chaque semaine durant l'été. On a du plaisir, ça défoule et tout le monde trouve ça cool. On reste actifs. Les bienfaits du sport sont parfois sous-estimés. »

Il s'agit également d'une occasion parfaite pour effacer les préjugés et la stigmatisation concernant les personnes atteintes de maladies mentales.

« Quand on met le ballon en jeu, on ne ressent plus les différences et c'est exactement ça le but. Nous devenons tous des joueurs de soccer et peu importe la couleur de notre maillot, on se serre la main après la partie. Il n'y a pas de frontière et on se rassemble entre êtres humains dans un esprit très convivial, tout simplement », précise Alexis Thibault.

Le simple fait de voir tous ces jeunes au parc, entre amis, représente une petite victoire aux yeux de l'animateur.

« On fait sortir nos membres de chez eux et de leur routine en les rassemblant, en bougeant et en ayant du plaisir. Ce n'est rien de très compliqué, mais ça fait beaucoup de bien aux jeunes! » résume l'animateur.

Pour obtenir plus d'information sur le Centre d'hébergement alternatif de Sherbrooke, visitez le site Internet www.chasherbrooke.com/.




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