Mode de vie d'une famille: endurocross

Propulsés par la passion pour les motocross de... (Spectre Média, René Marquis)

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Propulsés par la passion pour les motocross de leur père Francis Blouin (au centre), Frédéric et Benjamin sont tombés en amour avec l'univers de l'endurocross.

Spectre Média, René Marquis

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Matthew Vachon
La Tribune

(Sherbrooke) Avec deux fistons passionnés par l'endurocross depuis 2010, la vie de la famille Blouin tourne autour de ce sport mécanique.

Pour les non-initiés, l'endurocross est une discipline qui se déroule en motocross. Elle fait principalement appel à l'endurance des coureurs puisqu'ils sont appelés à rouler sur des terrains variés, comme la boue, la rivière, les racines et dans la forêt. La durée varie selon l'âge et le niveau des participants, mais les plus aguerris peuvent participer à des courses de trois heures.

« Ce que j'aime le plus, c'est que ce n'est jamais la même chose d'une fois à l'autre. Chaque piste est différente et chaque tour est une autre histoire. Ça permet également le dépassement de soi », raconte l'aîné de 18 ans Frédéric.

« Le plus passionnant, c'est les sensations. Par exemple, lorsqu'on fait un saut, la sensation de voler est très agréable. L'adrénaline d'un départ y est aussi pour quelque chose », note pour sa part Benjamin âgé de 15 ans.

À l'heure actuelle, Frédéric (niveau professionnel) et Benjamin (niveau junior) participent au championnat de la Fédération des motocyclistes de sentiers du Québec (FMSQ). Benjamin y récolte d'ailleurs passablement de succès. « Jusqu'à maintenant, je suis premier au championnat après les quatre premières courses de la saison. »

De son côté, Frédéric connaît également du succès chez les professionnels au Québec tout en ayant fait le saut aux États-Unis afin de participer au circuit GNCC. « L'an dernier, j'ai gagné le championnat chez les intermédiaires en plus de finir huitième chez les pros. Cette année je suis au cinquième rang. Pour ce qui est du circuit américain, j'ai terminé au 43e rang global. »

Conciliation passion/étude

Même s'ils aimeraient gagner leur vie grâce à l'endurocross, le duo fraternel est conscient que cela est réservé à l'élite de leur discipline. Au Canada, le nombre de pilotes qui peuvent gagner leur vie grâce à ça tourne autour de cinq. C'est donc pour cette raison que la conciliation endurocross/étude est au coeur des préoccupations de la famille.

« Après avoir fait des démarches puisque le motocross n'est pas reconnu par le ministère de l'Éducation, nous avons réussi à faire accepter notre fils dans le programme alliance sport-étude. Son horaire sera désormais fait en fonction de ses compétitions aux États-Unis », note la mère Annie Legault

Passion des motocross transmise par le père

Bien qu'il ait toujours aimé les motocross, leur père Francis n'avait jamais eu vraiment la chance de participer à des compétitions de ce genre auparavant. « J'ai des motocross depuis une trentaine d'années déjà. Quand j'étais plus jeune, je regardais ça de loin et j'étais fasciné. Lorsque mes garçons ont commencé en 2010, j'ai décidé d'en faire pendant deux années, mais je n'ai jamais eu leurs aspirations », explique-t-il.

Cela ne l'empêche pas d'être rempli de fierté en les regardant aller. « Je suis fier de leur développement personnel. Ils développent leur autonomie et leur gestion du stress. Ça leur permet également de se dépasser et de voir leur ténacité. »

Pour ceux qui désirent s'initier à l'univers de l'endurocross et voir les Blouin en action, il y aura des courses du FMSQ à Mansonville les 5 et 6 août prochain.




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