Vers un comité mixte sur la Faune

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Le biologiste Éric Jaccard est d'avis que les gestionnaires fauniques et municipaux ont intérêt à unir leurs efforts pour gérer les plaintes de surpopulation de chevreuils formulées par des agriculteurs de la zone rurale de Brompton et des citoyens d'un quartier résidentiel de l'arrondissement du Mont-Bellevue.

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Luc Larochelle
La Tribune

(Sherbrooke) CHRONIQUE / La direction régionale du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) se montre favorable à la mise en place d'un comité mixte avec la Ville de Sherbrooke sur le cheptel de chevreuils. Le biologiste Éric Jaccard est même d'avis que c'est la voie à privilégier afin de répondre à de récentes plaintes exprimées dans deux arrondissements différents.

« Même si la réglementation municipale encadrant la pratique de la chasse est efficace à Sherbrooke, j'entrevoyais des problèmes comme ceux vécus à Montréal ainsi que dans certaines villes de la Montérégie. Nous avons intérêt à travailler ensemble sans trop attendre » suggère M. Jaccard.

Des agriculteurs de l'arrondissement de Brompton ainsi que des voisins du parc Blanchard, dans l'arrondissement du Mont-Bellevue, ont réclamé publiquement un meilleur contrôle sur le cheptel qui serait en croissance en dépit d'une récolte record de 413 cerfs par les chasseurs l'automne dernier sur le seul territoire sherbrookois.

« Au lieu d'examiner les cas à la pièce chacun de notre côté, il serait plus profitable d'unir nos efforts pour en arriver à comprendre l'impact du développement sur les corridors de déplacements des cerfs ainsi que sur leurs habitudes de vie en milieu périurbain. C'est une dynamique interactive » explique le biologiste.

Selon des citoyens habitant le long de la zone verte bordant la rivière Magog et juxtaposée à la zone industrielle du quartier de l'Université, une enclave de « permanents » s'est formée à cet endroit. Les cerfs brouteraient pratiquement chaque jour à proximité des maisons.

« C'est possible que ce secteur soit suffisamment isolé et offre assez de nourriture pour plusieurs cerf. Il faut prendre le temps de documenter tout cela pour intervenir efficacement si besoin est. »

À Montréal, la présence d'une quarantaine de chevreuils à la Pointe-des-Prairies a déjà représenté une population quatre fois supérieure à ce que ce parc-nature pouvait supporter. Les autorités ont envisagé un délocalisation parce que le broutage excessif risquait de compromettre ce milieu forestier protégé. La situation se serait finalement résorbée par elle-même, un recensement réalisé en 2016 ayant révélé qu'il n'y restait qu'une dizaine de cerfs.

D'autre part, n'est-il pas étonnant à Sherbrooke que les nouvelles voies autoroutières de la 410 n'aient pas été protégées par de hautes clôtures entre le boulevard de l'Université et le carrefour giratoire de Lennoxville, comme c'est le cas le long de l'autoroute 55 Sud, dans les secteurs de Drummondville et Trois-Rivières?

On peut y apercevoir des chevreuils régulièrement et encore la semaine dernière, la carcasse d'un animal ayant visiblement été impliqué dans une collision routière gisait en bordure de l'autoroute.

« Je n'ai pas de relevés précis pour ce tronçon, mais nous avons d'étroites relations avec le ministère des Transports pour la gestion des points chauds au niveau des accidents impliquant du gros gibier. Si des statistiques venaient à démontrer un risque trop élevé, des correctifs seraient vite apportés », assure à ce sujet Éric Jaccard.




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