• La Tribune > 
  • Sports 
  • > Les Magogois Patrick, Nicolas et Alexie Guay ont le hockey dans le sang 

Les Magogois Patrick, Nicolas et Alexie Guay ont le hockey dans le sang

Patrick, Nicolas et Alexie Guay ont du talent,... (Spectre média, René Marquis)

Agrandir

Patrick, Nicolas et Alexie Guay ont du talent, du caractère et du leadership.

Spectre média, René Marquis

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(MAGOG) Il est assez rare qu'on retrouve dans la même famille des hockeyeurs aussi dominants que les Magogois Nicolas, Patrick et Alexie Guay. On peut parler d'une famille carrément au-dessus de la mêlée. Du talent, du caractère et du leadership, ça ne fait pas défaut chez les Guay.

À commencer par l'aîné, Nicolas, qui jonglait à son avenir à court terme il y a un an. Il devait finalement larguer une petite bombe en tournant le dos aux Saguenéens de Chicoutimi pour s'expatrier en Autriche avec l'Académie Red Bull à Salzbourg. À 17 ans et avec la famille demeurée de l'autre côté de l'Atlantique, fallait le faire. Échangé quelques mois plus tard aux Voltigeurs de Drummondville, Nicolas Guay est revenu en région aux Fêtes pour compléter la saison avec la formation de Dominic Ducharme.

Voilà en plus que Nicolas Guay a été invité au cours des dernières heures par les Devils de New Jersey à leur prochain camp de développement sur recommandation de leur recruteur et ex-porte-couleurs du Canadien de Montréal, Pierre Mondou.

En Autriche, Nicolas Guay a réfléchi à son avenir. « J'ai joué avec des plus vieux et j'ai ajouté des outils dans mes bagages. J'ai réfléchi à ce que je voulais devenir et c'est de faire du hockey mon gagne-pain. Il y aura des obstacles sur la route, c'est normal. L'apprentissage d'un joueur de hockey, c'est comme des montagnes russes. »

À Drummondville, on a déjà reconnu sa valeur en le nommant capitaine pour la saison prochaine après seulement 35 parties dans cet uniforme. « Ce fut une surprise pour moi. C'est normal de penser que le capitaine sera un gars de 19 ou 20 ans bien implanté dans son équipe. C'est une belle marque de confiance et j'accepte le titre avec humilité. Ce sera une belle responsabilité », commente Nicolas Guay.

Patrick Guay

À Magog la saison prochaine, Patrick Guay sera assurément un des joueurs-clés des Cantonniers. Le principal intéressé grimace lorsqu'on lui fait la remarque et n'hésite pas à nous ramener à l'ordre. « J'ai tout à prouver et je devrai commencer par connaître un bon camp d'entraînement et mériter ma place comme toute autre recrue. Je vais y mettre toute la gomme car je veux m'établir comme un des meilleurs joueurs de la ligue. J'ai toujours mis la barre haute », rappelle le cadet de la famille.

Ce dernier pourra toujours recevoir des conseils de son frangin Nicolas qui a joué sous les ordres de Félix Potvin en 2014-2015. « On évite le sujet. Nicolas m'a bien dit que Félix était un entraîneur très intense et de me préparer en conséquence. Le reste, je le découvrirai par moi-même. »

Si Patrick Guay est destiné à jouer une seule année dans le midget AAA comme Nicolas, les deux pourraient évoluer en même temps dans la LHJMQ en 2018-2019. « Ce serait formidable, de renchérir Nicolas, mais ça ne fait pas partie de nos discussions, assure-t-il.

Alexie Guay

Évoluant un peu dans l'ombre de ses deux frères parce que les Spartans du Collège de Stanstead jouent la plupart de leurs parties dans la ligue North American Prep Hockey Association (NAPHA) et dans des tournois aux États-Unis et dans les provinces canadiennes, le parcours d'Alexie Guay n'est pas moins reluisant et tout aussi prometteur.

À 14 ans, elle faisait ses débuts avec les Spartans avec des coéquipières et des rivales de 17 et 18 ans. Celle qui, contrairement à ses deux frères, évolue à la ligne bleue, a immédiatement étalé tout son talent au point d'être rapidement courtisée par les universités américaines les plus prestigieuses. Elle continue de brûler les étapes et sa place à 15 ans avec l'équipe du Québec des moins de 18 ans au championnat national féminin l'automne dernier n'a surpris personne. Son prochain objectif à court terme : percer l'alignement de l'équipe nationale des moins de 18 ans. Les experts sont unanimes : l'équipe canadienne olympique lui fera une place le moment venu..

« J'ai confiance en mes moyens, mais je ne tiens rien pour acquis. J'ai une attitude positive face aux défis qui se dressent devant moi. Les Spartans, c'est une bonne école de vie et de hockey. Je suis choyée d'être aussi bien encadrée. Quand j'arriverai à l'université de Boston College, je veux que ce soit une bonne étudiante et une bonne hockeyeuse qui y mettra les pieds », fait-elle valoir.

Dans les deux cas, c'est déjà dans le sac.

Le talent naturel n'explique pas tout

Il n'y a pas que le talent naturel pour expliquer les prouesses sur patins d'Alexie, Patrick et Nicolas Guay. Le plaisir de jouer, l'entourage, la passion, l'encouragement et les études sont des ingrédients qui font partie de la recette gagnante.

D'ailleurs, il est facile de constater que la jalousie n'a pas sa place dans cette famille tissée serrée. « On s'encourage mutuellement, déclare Alexie. Le hockey masculin diffère du hockey féminin, mais je peux m'inspirer de mes frères qui ne ménagent aucun effort dans les joutes comme les pratiques. »

« On se motive entre nous et s'il y en a un qui se met en évidence, les deux autres vont applaudir », ajoute Patrick.

On s'en doute, le hockey est loin d'être une corvée pour les Guay. « Il faut s'amuser sur la glace. Si on commence à s'emmerder, nous ne sommes pas à la bonne place, mentionne Nicolas. Je m'ennuie déjà de la compétition du junior majeur. Je voudrais que la prochaine saison commence demain matin. »

À la résidence familiale, la patinoire extérieure aménagée est utilisée 12 mois par année dès qu'il y a du temps libre à remplir même à moins 20 degrés l'hiver. « Il y a une surface en caoutchouc et l'été on s'en sert aussi pour d'autres sports, notamment le basketball », d'enchaîner Patrick.

Les études et les parents

Pas question non plus d'attacher une moindre importance aux études. « Je serais malheureuse si je ne réussissais pas à l'école. Mes deux soeurs Stéphanie et Mélanie (qui étaient aussi de très bonnes joueuses de hockey) fréquentent l'Université Bishop. Elles sont un modèle pour moi », soutient Alexie.

« Les notes à l'école sont aussi importantes que celles qu'on obtient au hockey », déclarent conjointement les deux garçons.

Comme dans toutes les familles, les parents ont aussi un rôle à jouer auprès de leurs enfants sportifs. Leur influence est loin d'être négligeable. François, le paternel, a joué quatre ans avec le Titan de Laval dans la LHJMQ, dont deux comme capitaine. Il a accroché ses patins après une carrière de 13 ans dans la Ligue américaine, en Suisse et en Allemagne. Il est toujours dans le hockey à titre d'agent de joueur en Europe. Il a aussi des clients européens qui évoluent en Amérique, dont Andreas Martinsen du Canadien.

Nathalie Filion, la maman, veille aussi au grain et apporte sa contribution en conservant une attitude toujours positive. Rien ne lui échappe, notamment au chapitre de l'éducation, de la nutrition sportive et de la logistique selon François Guay.

Mais ce dernier est formel et tout le mérite revient à ses trois enfants. « Ce sont des passionnés depuis leurs premiers coups de patins en bas âge. Ils n'ont jamais perdu une once de motivation au fil des années. Et ils savent ce qu'ils veulent. Tout part de là », affirme François Guay.

NICOLAS GUAY

- Invité au camp de développement des Devils de New Jersey.

- Sélectionné en 2e ronde par les Saguenéens de Chicoutimi en 2015.

- Sera à 18 ans seulement le prochain capitaine des Voltigeurs de Drummondville de la LHJMQ.

PATRICK GUAY

- Capitaine des Harfangs du Triolet bantam AAA et meilleur pointeur de la Ligue d'excellence du Québec (LEQ) en 2016-2017 avec 62 points en seulement 26 rencontres.

- Déjà perçu comme un des meilleurs espoirs du prochain repêchage de la LHJMQ.

ALEXIE GUAY

- Recrutée en 2016 par la prestigieuse université Boston College qui lui a consenti une bourse de 272 000 US $.

- Joueuse de défense, elle a terminé la saison 2016-2017 avec 31 buts et 27 passes pour 58 points en 44 parties avec les Spartans du Collège de Stanstead.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer