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Jouer en France: une décision déjà payante pour Gagnon-Laparé

Jérémy Gagnon-Laparé, en pleine action avec l'Amicale sportive... (Photo fournie)

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Jérémy Gagnon-Laparé, en pleine action avec l'Amicale sportive Vitré, en France. Le jeune Magogois de 22 ans est parvenu à faire sa place sur une base régulière avec la formation française, disputant les 13 dernières parties de l'équipe dans le rôle de partant.

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(MAGOG) De toute évidence, le Magogois Jérémy Gagnon-Laparé a pris la bonne décision lorsqu'il a rompu ses liens avec l'Impact de Montréal en novembre dernier pour tenter sa chance en Europe. C'est en France, avec l'Amicale sportive Vitré, une équipe du Championnat de France amateur D4, que Gagnon-Laparé a pu enfin obtenir du temps de jeu, ce qui lui avait cruellement manqué avec l'Impact dans la MSL.

L'athlète de 22 ans avait pris un certain risque en se pointant en Europe alors que la saison battait son plein. Après avoir eu la chance de s'entraîner pendant un peu plus de deux mois avec quelques équipes de différents championnats, c'est à Vitré, une petite ville de plus ou moins 18 000 habitants située à une quarantaine de kilomètres à l'est de Rennes, que le nouveau chapitre dans la carrière de Gagnon-Laparé a été écrit.

« J'ai eu une seule séance d'essai et le 31 janvier je devenais un membre de l'Amicale sportive. J'ai été inséré dans l'alignement pour remplacer un joueur blessé. Finalement, j'ai été partant pour les 13 dernières parties de l'équipe. J'espère bien y retourner dès le mois prochain pour y disputer une saison complète », déclare celui qui a été très bien accepté par ses nouveaux coéquipiers.

« Je n'ai jamais senti que les joueurs me regardaient comme une menace pour eux. J'ai été très bien accueilli, ce qui ne pouvait que faciliter mon intégration. J'ai dû me trouver rapidement un appartement, me familiariser avec la ville, régler des trucs administratifs, connaître l'entraîneur. Tout s'est déroulé très vite, mais pas question de me plaindre. J'avais traversé l'Atlantique pour fouler le gazon et retrouver mes sensations de joueur. C'est ce que j'ai obtenu. »

Des déclics

Le milieu de terrain a apprécié au plus haut point ce premier passage en France. « Peu importe le sport, tout athlète vous dira qu'il n'y a rien qui surpasse la satisfaction de sentir qu'il y a progression dans ton jeu et que tu rends de fiers services à ton équipe. Il y a réellement des déclics qui se sont fait pour moi en France », fait valoir Gagnon-Laparé qui n'a pas vu une énorme différence entre le soccer pratiqué en France et celui en Amérique du Nord.

« Avant, on parlait du style de jeu allemand, espagnol, français et combien d'autres. Mais ça se rapproche de plus en plus partout sur la planète. Il y a encore des particularités dans certains championnats, mais maintenant si tu es un joueur complet, tu vas trouver une place quelque part sans te sentir dépaysé », estime le milieu de terrain.

Des joueurs de haut calibre

Ce qui a le plus étonné Gagnon-Laramé, c'est la quantité de joueurs de haut calibre qui se terrent en France. « Il y a des joueurs au talent exceptionnel dans toutes les divisions. C'est assez incroyable de constater ça. Jouer en quatrième division en France, c'est un bon départ pour moi en Europe. Le soccer prend toute la place en France et si tu réussis à te démarquer, peu importe où tu joues, des portes peuvent s'ouvrir. Je pense à long terme. J'ai toujours mentionné que je voulais me rendre le plus loin possible avec le talent que j'ai. Chaque jour je me lève pour être meilleur », affirme-t-il.

Jérémy Gagnon-Laparé n'a jamais tenu de propos acerbes envers son ancienne organisation à Montréal. « Je suis un produit de l'Académie de l'Impact et j'ai encore des amis parmi les joueurs. Je veux que ça marche le soccer à Montréal. Il y a des circonstances qui ont fait que cela n'a pas fonctionné pour moi à Montréal. Des joueurs d'expérience ont débarqué et moi aussi je n'ai pas joué à mon niveau quand c'était le temps. Ça fait partie de mon apprentissage », déclare le jeune homme.




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