Un arbitre sherbrookois aux portes de la LNH

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François Dussureault (à gauche) a terminé sa saison mercredi en étant juge de lignes lors du match numéro 3 de la finale de la LAH.

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(Sherbrooke) Le juge de lignes sherbrookois François Dussureault s'est rendu à un niveau jamais atteint par un arbitre de la région chez les professionnels. Mercredi soir, il était d'office pour le troisième match de la série finale de la Ligue américaine de hockey, opposant la formation de Grand Rapids à celle de Syracuse. Dussureault se rapproche ainsi de son rêve : oeuvrer dans la LNH.

En quittant le Québec il y a quatre ans, l'ancien officiel de la LHJMQ espérait gravir les échelons dans le monde de l'arbitrage. Aujourd'hui, il peut presque dire mission accomplie.

« C'est très difficile d'avoir la chance de travailler lors d'un match de la série finale de la LAH. Parce qu'il y a beaucoup d'officiels ayant un contrat leur permettant d'arbitrer la moitié de leurs parties dans la LNH et l'autre dans la LAH, donc ils sont souvent priorisés pour ce genre de parties. C'est d'ailleurs le type de contrat que j'espère pour les prochaines années », note-t-il.

Si le ratio d'arbitres américains et canadiens est plutôt juste dans la LNH, peu d'arbitres canadiens se retrouvent dans la LAH.

« Il y a beaucoup d'équipes américaines dans la LAH et pour une question de contrôle des dépenses, la Ligue a tendance à engager des arbitres qui sont aux États-Unis, près des différents marchés. C'est la raison pour laquelle je me suis exilé aux États-Unis. Si j'étais à Sherbrooke, je n'aurais jamais pu vivre cette expérience à Syracuse », a mentionné Dussureault, à quelques heures du début du match numéro 3 de la finale.

Il a d'abord élu domicile à Cincinnati pour ensuite habiter Indianapolis et se trouve maintenant à Binghamton.

« Il y a six ou sept équipes à proximité de chez moi, ce qui augmente mes chances d'arbitrer plus souvent dans la LAH. J'ai dû prendre des décisions importantes dans ma vie pour arriver là où je suis.

«Quand je m'imaginais à 30 ans, je me voyais pas mal là où je suis.»


Tout ça a nécessité beaucoup de persévérance et d'efforts. Mais c'est aussi parce que les dirigeants ont vu que j'étais capable de bien faire les choses que j'ai reçu l'opportunité d'arbitrer en finale. Mon histoire me fait penser un peu à celle de Frédérick Gaudreau. Il y a environ trois ans, je croisais ses parents après un match de la Ligue de la côte Est et grâce à l'acharnement, on a progressé tous les deux. »

La LNH dans sa mire

Lorsqu'il a commencé l'arbitrage à l'âge de 16 ans à Sherbrooke, François Dussureault rêvait à la LNH. Lorsqu'il a commencé à prendre du galon, un plan de match a été dressé et jusqu'à présent, ce plan est respecté.

« Quand je m'imaginais à 30 ans, je me voyais pas mal là où je suis. Mais c'est évident que j'aimerais obtenir un contrat qui me permettrait de travailler durant 40 matchs dans la LNH et 40 autres dans la LAH. Au lieu de tourner des galettes de viande dans un restaurant, je préférais arbitrer et après avoir été dans le midget AAA, le junior majeur, le hockey international et la LAH aujourd'hui, je constate que j'ai fait un bon choix », estime le Sherbrookois.

Et que doit-il faire pour convaincre ses patrons de lui donner une chance dans la grande ligue?

« Montrer que je suis capable de faire le travail dans ce niveau de jeu et mon expérience en finale de la LAH est une belle occasion de le prouver », explique celui qui tient une école d'arbitrage à Montréal et à Québec afin d'assurer une relève québécoise (www.écolearbitragehockey.com).




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