Progression fulgurante du vélo de montagne

Le nombre de cyclistes qui participent aux compétitions... (Spectre Média, Julien Chamberland)

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Le nombre de cyclistes qui participent aux compétitions régionales a plus que doublé en seulement quatre ans. -

Spectre Média, Julien Chamberland

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Crédit photo : Spectre média : Jessica GarneauJournaliste : Cut Simon Roberge
Simon Roberge
La Tribune

(Sherbrooke) Il y a quatre ans, les compétitions régionales de vélo de montagne du club Dalbix mettaient aux prises environ 70 athlètes. Aujourd'hui c'est plus du double de cyclistes qui y participent. Le club, qui a récemment atteint le plateau des 400 membres, compte même en son sein plusieurs champions québécois.

« Les jeux du Canada en 2013 ont été un très bon point de départ pour nous, mentionne Luc Dugal, président du club Dalbix. On a fait un gros travail avant l'obtention des Jeux et nous n'avons jamais ralenti depuis. »

La clé du succès selon Luc Dugal passe par les pistes du mont Bellevue qui sont agréables à descendre, mais aussi très demandantes pour les athlètes.

« Quand nos jeunes vont ailleurs, ils trouvent que ce sont des pistes faciles », souligne-t-il.

« C'est une montagne où on a vraiment de tout, ajoute Charles-Antoine St-Onge, cycliste de très haut niveau du club. On a des pistes techniques et d'autres avec des sauts. Nous avons aussi des pistes très faciles pour les débutants. On peut donc avoir toutes les catégories de cyclistes au mont Bellevue. »

Cette diversité de pistes amène donc plusieurs jeunes, quel que soit leur niveau d'expertise, à s'intéresser au sport. Luc Dugal explique toutefois que le club essaie de rendre certaines pistes encore plus accessibles pour le grand public. La configuration de la montagne rend cependant la tâche difficile.

Plusieurs champions québécois

En plus de la forte hausse du nombre de cyclistes, le club Dalbix s'identifie tranquillement comme l'un des plus performants au Québec.

« Nous ne sommes pas le plus gros bassin de cyclistes, mais nous sommes un club qui roule fort, explique Luc Dugal. Il y a beaucoup de membres Dalbix en ce moment au Québec sur les podiums. »

Les frères Charles-Antoine St-Onge, cadet, et Maxime St-Onge, pee-wee, sont classés au premier rang dans leur catégorie respective. Charles-Antoine fait d'ailleurs partie des meilleurs athlètes de la relève en Estrie tous sports confondus. L'an dernier il s'est classé au premier rang québécois tout en prenant la deuxième position à l'échelle du pays. Il s'est même vu remettre le Victor du meilleur athlète masculin de la relève lors des Mérites sportifs de l'Estrie en février.

« Ils sont très bons, mais ils ne sont pas les seuls premiers de classe au Québec, conclut Luc Dugal. Nous avons trois jeunes très forts dans la catégorie minime. William Coté, en junior expert, a fait des courses en Europe dernièrement. Frédéric Francoeur est lui champion québécois chez les 30 ans et plus. Nous avons donc des athlètes très forts un peu partout. »

Le club Dalbix tiendra le cinquième chapitre de la coupe régionale NV Cloutier le 10 juin à Coaticook. Ce sera la première fois que la compétition sera présentée à l'extérieur de Sherbrooke.

Le projet de piste de vélo a la cote au mont Bellevue

Si le projet de construction au coût de 232 000 $ de la piste de vélo de montagne de « flow ride/free ride » au mont Bellevue continue d'alimenter les malaises autour de la table du conseil municipal, le discours est tout autre sur les pentes de la montagne.

« La piste de descente, c'est une belle attraction, note Luc Dugal du club Dalbix. Les gens pensent que c'est simplement pour l'élite, mais on veut en faire une piste pour tout le monde. »

« C'est certain que ce n'est pas tout le monde qui pourrait en profiter, admet Charles-Antoine St-Onge, l'un des meilleurs cyclistes cadet au pays. Ça prendrait par exemple des vélos adaptés et un certain calibre de cycliste. Mais si ça peut attirer des compétitions, je pense que ça peut être bon pour la ville. Les gens qui vont venir ici auront besoin de manger et de se loger. »

Christian St-Onge, dont les trois enfants font du vélo de montagne, estime tant qu'à lui que c'est toujours une bonne chose d'investir dans le sport. « C'est toujours bien d'investir dans des infrastructures extérieures pour faire bouger les gens, » précise-t-il.

La Ville en est encore à la collecte d'information dans ce dossier.




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