Les Alouettes libèrent Bear Woods

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Bear Woods

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La Presse Canadienne
Sherbrooke

Quelques mois à peine après avoir été le candidat de la section Est au titre de joueur défensif par excellence dans la Ligue canadienne de football, Bear Woods doit se chercher du boulot.

Les Alouettes de Montréal ont annoncé lundi qu'ils avaient libéré le secondeur américain, après sept saisons avec l'équipe.

Âgé de 30 ans, Woods avait aussi été le représentant de l'Est au titre de joueur défensif par excellence en 2014, en plus d'être élu deux fois au sein de l'équipe d'étoiles.

Woods a participé aux 18 matchs des Alouettes la saison dernière, réalisant 126 plaqués et cinq sacs du quart.

L'athlète de six pieds et 245 livres a amassé 232 plaqués, 15 sacs et trois interceptions pendant son séjour avec les Alouettes.

Il devient la plus récente vedette de l'unité défensive des Alouettes de l'an dernier à perdre son poste, avec le secondeur Winston Venable et le plaqueur Alan-Michael Cash.

«Nous croyons qu'à ce stade, nous avons des options au sein de notre unité défensive qui vont lui permettre de continuer à performer à un haut niveau», a déclaré le directeur général Kavis Reed, dans un communiqué.

Le départ du vétéran Bear Woods pourrait offrir... (Spectre Média, Frédéric Côté) - image 2.0

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Le départ du vétéran Bear Woods pourrait offrir une chance à Nicolas Boulay de se faire valoir comme partant.

Spectre Média, Frédéric Côté

Une chance à saisir pour Nicolas Boulay

La nouvelle du départ du secondeur Bear Woods a pris un peu tout le monde par surprise, lundi matin au camp des Alouettes de Montréal. Un départ encore un peu incompris par les joueurs, mais qui pourrait être une fenêtre d'opportunité pour le Magogois Nicolas Boulay.

On ne s'ennuie jamais, au camp des Alouettes de Montréal. Chaque camp d'entraînement tenu en sol sherbrookois semble amener, année après année, son lot de tracasseries ou d'événements, disons, hors de l'ordinaire.

Les anciens joueurs de la NFL trouvés par Jim Popp, le cas Michael Sam, Mardy Gilyard et ses substances interdites et le malaise Dan Hawkins, tout y passe.

Lundi matin, la nouvelle que l'équipe avait libéré le secondeur Bear Woods a eu l'effet d'une bombe. Et on vous épargne les tergiversations à propos des versions divergentes du DG Kavis Reed et de l'entraîneur-chef Jacques Chapdelaine (voir autre texte).

Ce départ ouvre donc la voie à d'autres options. Et Nicolas Boulay pourrait être l'une d'elles.

L'ancien du Vert & Or de l'Université de Sherbrooke a d'ailleurs participé aux répétitions régulières de l'unité défensive en tout début d'entraînement lundi, à la position laissée vacante par le départ de Woods.

Dans l'organigramme Alouette, Boulay n'a jamais été très loin derrière Woods, et il ne s'est jamais caché pour exprimer son désir d'obtenir des répétitions régulières en défensive.

« On a appris la nouvelle quand on s'en venait pour la pratique ce matin (lundi). C'est une surprise pour tout le monde. Ça fait peur un peu, ça nous montre qu'il n'y a pas de job assuré ici et que l'organisation attend des performances optimales de tout le monde. On va faire confiance à l'organisation; notre job à nous c'est d'être prêt », a dit Boulay, après l'entraînement.

« Bear était un joueur défensif dominant, un leader dans l'équipe, un grand frère pour bien des joueurs. On pouvait compter sur lui. Tous les secondeurs de l'équipe étaient déçus, c'est certain, en apprenant la nouvelle. C'était ma cinquième année avec lui ici. À la longue, on devient tous des amis ».

« Ça donne des opportunités et j'ai l'intention de sauter sur cette chance-là. J'ai pris des répétitions avec la première équipe ce matin, espérons que ça continue. »

La recrue américaine Anthony Sarao, qui débarque de l'Université américaine USC, serait aussi fortement pressentie pour prendre le poste.

La résilience de Boulay

Il y a un an, Nicolas Boulay avait d'autres préoccupations. Refusant la coupe de salaire proposée par le directeur général d'alors, Jim Popp, il s'était placé dans une situation précaire. Une histoire qui avait fait grand bruit dans les médias.

Finalement, Boulay a gardé son salaire.

Utilisé régulièrement sur les unités spéciales, le Magogois a l'impression d'avoir consolidé ses arguments lors de la dernière saison.

« Ce fut une année remplie d'adversité, mais qui s'est bien terminée. J'ai fini deuxième dans l'Est et troisième dans la ligue pour les plaqués sur les unités spéciales (21 plaqués en 18 rencontres). On est dans une business qui cherche les résultats, et je crois avoir prouvé que je suis en progression. Je commence à aller chercher le respect et la confiance des entraîneurs en situations défensives. » Sébastien Lajoie




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