Frédérick Gaudreau «a bien paru»

Les performances de Frédérick Gaudreau avec les Predators... (Associated Press)

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Les performances de Frédérick Gaudreau avec les Predators de Nashville ne surprennent pas son ancien entraîneur chez les Cantonniers de Magog et les Cataractes de Shawinigan, Martin Bernard.

Associated Press

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(Magog) Il n'y a probablement pas un entraîneur qui connaît mieux Frédérick Gaudreau que le Forestois d'origine et actuel pilote du Drakkar de Baie-Comeau dans la LHJMQ, Martin Bernard. Celui-ci est le gars le moins étonné de voir son ancien protégé jouer avec l'assurance d'un vétéran depuis qu'il a été rappelé par les Predators de Nashville en finale de l'Association Ouest de la LNH.

Encensé par ses coéquipiers, Gaudreau l'a été tout autant par son ancien pilote chez les Cantonniers de Magog et les Cataractes de Shawinigan, Martin Bernard. « J'en ai encore des frissons lorsque j'en parle, mentionne Bernard. Ce n'est pas évident d'avoir son baptême de feu dans les séries dans un endroit aussi hostile que le domicile des Ducks d'Anaheim. Il a bien paru dans toutes les facettes du jeu et s'est même permis d'être le meilleur des deux équipes au cercle des mises au jeu. Pour être franc, j'étais convaincu qu'il sortirait fort. Souvent on demande à un jeune qui fait ses premiers pas en séries dans la LNH de ne pas mettre l'équipe dans l'embarras. Non seulement c'est ce qu'il a fait, mais il a aussi contribué et représenté une menace. Fred est toujours bien préparé et vous savez qu'il va répondre présent. L'adversité ne l'a jamais fait reculer. Je suis certain que Fred figure dans les plans des Predators pour le futur. Il n'a plus rien à prouver dans la Ligue américaine. Pete Laviolette va l'adorer. »

Capitaine Gaudreau

Entre Gaudreau et Bernard, c'est le respect mutuel. Ce dernier est le premier à avoir cru en Gaudreau. Tellement qu'il l'a même nommé capitaine de son équipe à deux reprises, soit à 17 ans avec les Cantonniers de Magog dans le midget AAA et à sa saison en tant que 20 ans chez les Cataractes de Shawinigan.

« Je me souviens avoir été critiqué lorsqu'on lui avait fait une place dans notre alignement à 16 ans à Magog. Il provenait du BB et avait peu de vécu. Mais je voyais que son talent n'avait pas été exploité et le temps m'a donné raison. »

La saison 2009-2010 est aussi celle qui a failli mettre un terme à la carrière de Gaudreau. Cette année-là, il avait subi une fracture ouverte à un poignet en fin de saison avec les Cantonniers. Gaudreau avait quitté la glace avec son poignet qui ne tenait qu'à un fil.

« J'étais allé le voir sur son lit d'hôpital. Il était abattu, découragé. Il voyait sa carrière terminée. Je lui ai dit qu'il rebondirait et de se préparer car il serait mon capitaine la saison suivante. Il devait revenir seulement aux Fêtes, mais il était là dès le jour 1 de la saison. Un des bons capitaines avec qui j'ai travaillé dans ma carrière. Pas pour rien que je me suis arrangé afin qu'il ait à nouveau le C cousu sur son chandail à 20 ans chez les Cataractes », d'alléguer Bernard qui s'est permis une confidence au sujet de Gaudreau.

« Quand j'ai posé sa candidature pour diriger les Cataractes, Fred a poussé fort pour que j'obtienne le poste auprès du DG des Cataractes, Martin Mondou. Il y a été pour quelque chose. »

Développement tardif

Frédérick Gaudreau, on le sait, c'est aussi l'histoire du gars jamais repêché, dans la LHJMQ comme dans la LNH. « C'est l'exemple parfait du gars à développement tardif. Il n'y a pas de meilleur modèle pour les jeunes quand on parle de ne jamais abandonner et de croire à leur rêve », déclare Bernard.

« Tout le mérite revient à Fred pour ce qui lui arrive. Il y a aussi Jean-Philippe Glaude, un gars de Trois-Rivières, dépisteur pour le compte des Predators, qui a mis sa tête sur la bûche pour que Nashville lui donne une chance. Il venait souvent me voir à Shawinigan et il voyait son éthique de travail et les résultats que ça donnait sur la glace. À vrai dire, Fred a toujours donné raison à ceux qui ont cru en lui. Je suis juste un de ceux-là », soutient Martin Bernard.




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