Jacques Chapdelaine en cinq points

Il s'agit de la première fois en 62 ans... (Spectre média, René Marquis)

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Il s'agit de la première fois en 62 ans que l'équipe est dirigée par un entraîneur-chef francophone et par un Sherbrookois, Jacques Chapdelaine.

Spectre média, René Marquis

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(SHERBROOKE) Les Alouettes de Montréal seront de passage à Sherbrooke pour la tenue de leur camp d'entraînement, à la fin du mois de mai. C'est la huitième année que l'Université Bishop's accueille les Alouettes, mais la première fois en 62 ans que l'équipe est dirigée par un entraîneur-chef francophone. Et par un Sherbrookois, Jacques Chapdelaine. La Tribune vous offre de le découvrir, en cinq points d'intérêts.

1) Les Jeux du Québec en 1977.

Jacques Chapdelaine a participé aux Jeux du Québec à Sherbrooke, en pentathlon. Il a également allumé la vasque olympique, inspirée des Jeux olympiques de Montréal, l'année précédente. « C'est à la demande de Georges Harkins, du Séminaire Salésien, que je me suis inscrit au pentathlon; je faisais le lancer du javelot et des épreuves de sprint. Ça s'est gâché un peu à la perche, qui s'est cassée lors de l'un de mes entraînements. J'ai été craintif par la suite! Pour la vasque, c'était très venteux, sur le plateau de l'Université de Sherbrooke. La torche était lourde, mais j'étais davantage nerveux à savoir si le feu allait prendre! J'ai laissé la torche là jusqu'à ce que ça s'embrase »

2) Le hockey junior

« J'ai participé à des entraînements avec les Castors de Sherbrooke, en 1977. Ils m'ont appelé quand Richard Sévigny s'était blessé. Il y avait les Jimmy Mann, Rick Vaive avec cette équipe dirigée par Ghislain Delage et Geoges Guilbault. L'année suivante, les Castors m'ont repêché. Je suis allé au camp, mais ils m'ont coupé. C'était une période occupée pour moi, avec l'athlétisme et le baseball, tout en même temps. Les Draveurs de Trois-Rivières, alors dirigé par Michel Bergeron, m'ont offert une chance; j'ai gardé les buts à Sherbrooke, contre les Castors. Ça n'a pas bien été... J'étais fâché et je fus l'un des premiers à sortir du vestiaire et à mettre mon sac dans l'autobus. Michel est sorti, et il m'a dit : tu es un gars de Sherbrooke, hein?». J'étais fier de lui dire que j'habitais le quartier, rue Murray, pas loin de l'hôpital. Il m'a dit : « Parfait, tu n'auras pas trop loin à faire pour retourner chez toi!». Ce fut la fin avec les Draveurs! »

3) Le baseball

Reconnu pour sa capacité à se rendre sur les buts et pour sa grande vitesse, Jacques Chapdelaine a rapidement attiré le regard de certains recruteurs. Toujours à la fin des années 1970, il évoluait alors pour les Athlétiques, catégorie junior. « Steve Oleschuck était alors notre entraîneur et aussi dépisteur pour les Pirates de Pittsburgh. Il a réussi à convaincre Branch Rickey, le troisième du nom, à venir me voir jouer. On l'a ensuite invité dans notre salon, à la maison, pour parler des possibilités de jouer en Floride, après mon séjour junior. Mais je venais d'être accepté à l'Université Simon Fraser, en Colombie-Britannique. Le projet est tombé à l'eau ». C'est Branch Rickey qui, en 1947, a engagé Jackie Robinson chez les Dodgers de Brooklyn.

4) La foi

La foi a toujours été présente, dans la famille Chapdelaine. « J'ai été enfant de choeur dans la paroisse St-Bonifasse jusqu'a 11 ans. J'ai par contre arrêté lorsqu'on a déménagé dans la paroisse Saint-Sacrament et j'ai arrêté d'aller à l'église. C'est par l'entremise d'un ami à l'université Simon Fraser, qui venait d'une famille mennonite, que j'ai tranquillement retrouvé la foi. Il y a plusieurs athlètes, chez les pros, qui avaient la foi, parfois différente de la mienne, mais qui l'a mettait en application chaque jour. J'ai pris la décision de devenir un « born again christian ». Quand je dis ça, les gens ont peur. Je rétorque que les fabricants d'automobile s'assurent toujours d'avoir des pièces de rechange, car les autos, ça brise souvent. Le Bon Dieu s'est assuré de nous donner la foi car les choses peuvent aussi aller tout croche dans notre vie; ma foi ne me rend pas meilleur, mais j'ai besoin de la foi quand les choses brisent ou vont moins bien. »

5) Lennoxville et le football

Ce sera la deuxième fois que Jacques Chapdelaine se présentera à Sherbrooke, fin mai à Bishop's, avec l'uniforme des Alouettes. Mais la première comme entraîneur-chef. C'est d'ailleurs sur ce terrain qu'il a commencé sa carrière de joueur - en fait il avait joué étant plus jeune, sous la férule de Mario Macchabée entre autres, mais il n'a disputé qu'un match faute de temps - d'abord avec les Cougars de Champlain et ensuite avec les Gaiters de Bishop's, où il a fait ses premiers pas comme entraîneur. « Ça ravive de bons souvenirs. J'ai fait le tour des installations, en vue de notre arrivée, je me promenais et les souvenirs revenaient. J'ai vécu des moments importants, ici. D'ailleurs, quand je regarde vers le Sud, je peux voir l'ancienne maison qu'on avait, ma femme et moi, située derrière l'école Galt. Je me rappelle avoir fait une patinoire pour les enfants. Les bons souvenirs sont nombreux, ici. »




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