Les retraités, les espoirs et l'oublié

Gérard Bélanger et Michel Champigny... (Archives, La Tribune)

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Gérard Bélanger et Michel Champigny

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(Magog) COMMENTAIRE | Gérard Bélanger et Michel Champigny, deux figures de proue du monde du hockey mineur disparaîtront du décor estrien la saison prochaine. On parle de 82 ans de bénévolat qui s'envoleront en fumée. Un gros vide.

À lui seul, Gérard Bélanger compte pas moins de 47 années de bénévolat au hockey mineur. L'actuel président de Hockey Estrie a touché à tout et à différents échelons : de Hockey Québec à Hockey Estrie en passant par les ligues.

Pour ceux et celles qui connaissent le monde exigeant, cruel et ingrat du hockey mineur, c'est assez difficile de croire que Bélanger ait pu survivre à autant d'époques et de générations et résister à l'usure du temps. Ça relève presque de la science-fiction. Les plus intimes vous diront que Bélanger avait la tête dure et ne craignait pas les confrontations. Pour certains, c'est un défaut, pour d'autres une qualité. Chose certaine, personne ne pourra lui reprocher de ne pas avoir défendu les intérêts de sa région avec vigueur, quitte à passer pour un entêté aux yeux de Hockey Québec. S'il perdait une bataille, le vainqueur ne l'avait pas eu facile, croyez-moi.

Avec toutes les décisions qu'un président de région doit prendre, Bélanger a possiblement autant de partisans que de gens qui le décrieront. Normal et Bélanger n'a jamais cherché à gagner un concours de popularité non plus. Il voulait offrir le meilleur encadrement possible aux jeunes hockeyeurs et aux bénévoles de sa région et s'il devait se faire des ennemis pour y arriver, c'était le moindre de ses soucis.

47 ans de bénévolat au hockey mineur, Gérard Bélanger est ni plus ni moins qu'une espèce en voie de disparition.

Michel Champigny

Pendant ce temps à Magog, c'est Michel Champigny qui met un terme à son association avec les Cantonniers à titre de directeur gérant. Ceux qui connaissent les problèmes de santé de Champigny et la douleur qui le ronge quotidiennement, 24 heures sur 24, suite à un accident de travail qui l'avait laissé polytraumatisé et presque pour mort en 1991 vous diront que le gars le plus courageux de l'organisation, incluant tous les joueurs qui ont défilé dans l'uniforme des Cantonniers au fil des années, c'était le DG, personne d'autre.

Champigny, c'est 35 ans de bénévolat dans le milieu du hockey, dont les 14 dernières saisons avec les Cantonniers. Je pourrais vous parler des innombrables services rendus par Champigny, un homme à tout faire pour les Cantos, mais pour moi, le simple fait de le voir à son poste, année après années, relevait du miracle. C'était déjà un exploit. C'est d'abord et avant tout ce que je retiens.

Chaque année au camp d'entraînement, je me répétais Michel est encore là et c'est tant mieux pour tout le monde. On ne pouvait pas faire grand-chose pour atténuer ses douleurs, mais lui, il ne le savait pas, il en inspirait une maudite gang. Demandez à ses amis qui sont légion. C'est Champigny leur héros.

Les prospects

Sans grande surprise, le défenseur Jérémy Jacques et l'attaquant Mac-Antoine Melançon sont les deux meilleurs prospects des Cantonniers selon la Centrale de soutien au recrutement (CSR) de la LHJMQ. Jacques en première ronde et Melançon au tout début du 4e tour. Ce dernier a de la compagnie en 4e ronde, soit le gardien Rémi Poirier.

Classé comme un espoir de 5e  ronde, Zachary Cadorette représente une agréable surprise.

On verra maintenant ce que ça donnera la journée du repêchage, car la liste des équipes, on le sait, diffère toujours. Et puis il y a ces joueurs qui sont tentés par le hockey universitaire américain qui refroidissent l'enthousiasme des équipes du circuit Courteau à leur égard. Jérémy Jacques est justement un de ceux-là.

L'oublié

Il ne fallait pas s'attendre à voir les Cantonniers voler la vedette il y a quelques jours au Gala des champions 2017 de la Ligue de développement midget AAA du Québec. Néanmoins, j'estime que le défenseur Justin Bergeron a été victime d'une injustice en étant ignoré sur les équipes d'étoiles de la ligue. Avec 27 points en 26  parties, dont 11 buts, un sommet chez les défenseurs, Bergeron méritait d'être récompensé. Même s'il a disputé 14 parties de moins qu'Olivier Belzile-Crête, le meilleur pointeur de la ligue chez les défenseurs, Bergeron a totalisé seulement six points de moins. Et son différentiel de plus 17 est aussi l'un des meilleurs de la ligue chez les défenseurs. Bergeron avait sa place parmi les étoiles de la ligue, qu'on se le dise.




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