Transition sous un vent favorable

Tous les plans d'eau de l'Estrie seront accessibles... (Archives, La Tribune)

Agrandir

Tous les plans d'eau de l'Estrie seront accessibles en embarcation pour l'ouverture de la nouvelle saison de pêche, ce vendredi.

Archives, La Tribune

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Luc Larochelle
Le Quotidien

(Sherbrooke) CHRONIQUE / Il existe un remède particulièrement efficace pour chasser la déception d'une saison du Canadien de Montréal qui finit en queue de poisson : sortir les lignes à pêche et les appelants à dindons!

Cette transition se vivra dans des conditions plutôt favorables pour l'arrivée de la nouvelle saison de pêche, ce vendredi, qui marquera aussi le retour des premiers coups de fusil. Tous les plans d'eau seront accessibles en embarcation, situation plutôt inhabituelle au lac Mégantic lors de l'ouverture.

Si les prévisions météorologiques tiennent, les premières heures de pêche précéderont la pluie annoncée à compter du milieu de la matinée. Or, l'approche d'un creux dépressionnaire est généralement une période active chez les poissons.

De la même façon, les dindons devraient être nombreux à s'alimenter dans les champs au petit matin avant la pluie de vendredi, augmentant ainsi les chances des chasseurs de récolter leur premier « barbu » au sec.

La montée des éperlans est commencée dans les affluents des lacs Massawippi et Memphrémagog. C'est signe que les touladis de grande taille sont eux-mêmes en période intensive de chasse! Avec un mercure de 13 degrés prévu au lever du jour, même l'attente s'annonce plutôt agréable tant pour les pêcheurs que pour les chasseurs...

Parlant d'éperlans, rappelons qu'il est dorénavant interdit d'utiliser ces poissons morts comme appâts. Les pêcheurs doivent s'en remettre aux leurres artificiels.

C'est le principal changement réglementaire pour la pêche en Estrie. Les habitués du lac Aylmer doivent toutefois noter qu'une partie de ce plan d'eau appartient maintenant aux secteurs soumis à des règles d'exception.

La saison de pêche prendra évidemment son envol avec le traditionnel tournoi du Club de conservation du lac Massawippi. Celui-ci commencera dès 4 h vendredi matin et se poursuivra jusqu'à midi le dimanche 7 mai. Les informations pertinentes sont faciles à trouver sur le site Facebook de cette organisation dynamique, qui procède chaque année à des ensemencements.

Son apport sera toutefois moindre cette année puisque les rendements de son bassin d'élevage ont souffert des périodes de sécheresse de l'été 2016.

« Alors que nous avions déposé 8000 truites brunes dans le lac l'année précédente, nous en avions à peine 3000 pour les ensemencements de l'automne dernier. Nous apporterons des améliorations afin de pouvoir mieux parer à de telles conditions », précise Philip Church, l'un des membres de l'équipe de direction.

Ces pertes ne seront aucunement compensées par Québec puisque le lac Massawippi n'est pas au nombre des plans d'eau estriens qui recevront des ensemencements cette année.

Les 12 000 touladis qui seront déposés au cours des prochaines semaines dans les lacs Memphrémagog, Brompton, Stukely et Bowker demeurent par ailleurs bien en deçà de ce qu'était auparavant le rythme des ensemencements - de 25 000 à 30 000 poissons par printemps - pour cette espèce subissant une forte pression de pêche.

Les nobles intentions gouvernementales de promouvoir la pêche ont été une fois de plus noyées dans les compressions budgétaires! J'y reviendrai en analyse dans une prochaine chronique.

Les rivières Victoria et Clinton, qui sont reliées au bassin du lac Mégantic, recevront quant à elles 6000 ouananiches. C'est une meilleure nouvelle pour la qualité de pêche dans cet autre plan d'eau populaire.

Ce tableau printanier ne recense toutefois pas les dépôts de truites brunes et mouchetées projetés en marge de la Fête de la pêche qui aura lieu au cours de la première fin de semaine de juin.

Les charmes des prétendants

Revenons en terminant sur la chasse printanière débutant également vendredi. Les dindons mâles sont nombreux à se pavaner afin de séduire les femelles qu'ils convoitent pour s'accoupler.

À l'image des chevreuils, un fort pourcentage de ces oiseaux capables de voler malgré leur carlingue d'avion-cargo a survécu aux quelques grosses bordées du dernier hiver qui, globalement, n'a toutefois pas été trop éprouvant pour eux.

La période de chasse au dindon se poursuivra jusqu'au 19 mai. Plusieurs participants de la région seront invités à nouveau cette année à remplir le questionnaire de récolte et d'observations qui fournit des données très utiles aux gestionnaires de la faune.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer