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Projet d'expansion majeur à la pisciculture de Baldwin

Des investissements de plusieurs millions de dollars doivent... (Archives, La Tribune)

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Des investissements de plusieurs millions de dollars doivent faire de la pisciculture de Baldwin une station piscicole très avancée, où sera concentré l'élevage de toutes les espèces ensemencées dans les cours d'eau du Québec à l'exception du saumon.

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Luc Larochelle
La Tribune

(Sherbrooke) Le gouvernement provincial concentrera en Estrie l'élevage de toutes les espèces ensemencées dans les cours d'eau du Québec, à l'exception du saumon. Sans préciser de montant ou d'échéancier, le dernier budget annonce la « construction d'une nouvelle annexe à la station de Baldwin-Coaticook afin d'accueillir la production de la station du Lac-des-Écorces ». Ces deux sites sont actuellement complémentaires.

Les premières étapes de la reproduction, de la fertilisation des oeufs et de l'alevinage sont effectuées aux installations de Baldwin, une pisciculture centenaire désignée avec un nom composé depuis que son territoire a été annexé à la Ville de Coaticook.

Dans le mode d'opération actuel, la plupart des salmonidés nés en Estrie prennent la route des Laurentides où ils sont engraissés dans les bassins de la station du Lac-des-Écorces avant d'être relâchés en milieu naturel. Ces installations se trouvent à une dizaine de kilomètres de Mont-Laurier.

Le budget Leitao a dévoilé un plan d'optimisation de 13,4 millions sur trois ans pour regrouper les opérations à Baldwin et pour moderniser la station de Tadoussac, qui a la vocation spécifique d'élever du saumon.

« Je n'ai pas le découpage précis des budgets, mais comme construire coûte généralement plus cher que moderniser, c'est assurément un projet de plusieurs millions dans votre région. Avec des infrastructures neuves et en y concentrant notre expertise, la station piscicole de Baldwin deviendra plus polyvalente. Nous entrevoyons que la consolidation et la reconnaissance de cette expertise scientifique gouvernementale vont ouvrir la porte à des partenariats au Québec et à l'étranger. Au bénéfice, bien sûr, des pêcheurs québécois » confirme Gabrielle Fallu, l'attachée de presse du ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP), Luc Blanchette.

Il n'y a pas d'augmentation des crédits budgétaires cette année. À quand la mise en oeuvre du projet?

« Il faut planifier et construire. Le transfert des activités se fera lorsque les nouvelles installations de Baldwin seront fonctionnelles », se limite à dire Mme Fallu.

Selon les informations figurant sur le site du Ministère, une dizaine de millions de dollars ont été investis au cours des dix dernières années pour amener cette station piscicole à la fine pointe des technologies.

Son avenir a pourtant déjà été bien incertain. On a même craint qu'elle ferme. Les autorités municipales de Coaticook ont contribué à sa relance, en 2006, en devenant les partenaires d'un investissement conjoint dans le parc Découverte nature, lieu populaire pour initier les enfants à la pêche en bassin à longueur d'année. Un pavillon d'animation propose également une approche pédagogique interactive sur les différents volets de la pêche sportive.

Il faut également signaler que les associations fauniques de la région bénéficient régulièrement de cadeaux enviés, alors que de gros géniteurs devenus moins performants sont déversés dans de nos cours d'eau. Ces ensemencements n'étant pas toujours médiatisés, des pêcheurs sont estomaqués par certaines captures.

La vision commune et la concertation régionale rapportent une fois de plus!

Des investissements de 25 M$ sur cinq ans sont par ailleurs accrochés dans le budget à la promesse de réinvestir une partie des recettes obtenues par l'augmentation substantielle des permis de chasse et de pêche qui a été décrétée il y a deux ans.

Le cabinet n'est pas très loquace sur les dates d'embauche. Le ministre Blanchette n'a rien confirmé non plus aux instances syndicales.

« Nous n'avons pas eu le moindre contact avec le ministre depuis le budget. S'il n'y a pas plus que les quelques informations qu'il a dévoilées publiquement, c'est-à-dire l'embauche de 40 agents d'ici 2022, on n'ira pas loin avec ça. C'est le nombre de retraites prévisibles au cours de la période », relève le président du syndicat des agents de protection de la faune du Québec, Pierre Gagné.

Ça ne nous pas prend seulement une pisciculture performante pour la production de poissons, faudrait pouvoir aussi y fertiliser des embryons de gardes-chasse!




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