Bataille de jeunes loups!

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Je suis persuadé que le King Arnold a salué, de là-haut, ses amis présents à Augusta avec son « pouce » comme lui seul savait le faire.

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Denis Messier
Denis Messier
La Tribune

(Augusta, Georgie) Quand le président Billy Payne a invité, hier matin, les légendes Gary Player et Jack Nicklaus à prendre place au départ numéro 1 du parcours Augusta National pour le coup d'envoi de la 81e édition du Tournoi des Maîtres, une légende du golf, Arnold Palmer, présente à 63 reprises à Augusta, n'était pas au rendez-vous. Par contre, « l'Arnie Army » était là, logo d'Arnold à la poitrine, l'idée étant celle de l'Augusta National, pour rendre un dernier hommage au légendaire golfeur.

Je suis persuadé que le King Arnold a salué, de là-haut, ses amis présents à Augusta avec son « pouce » comme lui seul savait le faire. Arnold, décédé à 87 ans, a rejoint un quintet réunissant Bobby Jones, Ben Hogan, Byron Nelson et Sam Snead. Vous pouvez en être assuré, chacun en a profité pour revivre les bons moments de leur époque. Aujourd'hui, et jusqu'à dimanche, les fans auront en tête les exploits d'Arnold, tout en gardant les yeux sur les jeunes loups, une relève qui émerge à la grandeur du globe...

Après un peu plus de 20 ans au Tournoi des Maîtres, il me fut permis de vivre la fin de carrière en compétition des Palmer, Nicklaus, Player et Watson... et peut-être aussi d'un Ernie Els. À ce privilège s'ajoutent les élans de Gene Sarrazen, Sam Snead et Byron Nelson que j'ai vus à l'oeuvre à titre de « président d'honneur ».

En même temps, ce fut la rentrée d'une autre génération, soit celle de Tiger Woods en 1997 et ses quatre victoires, Mark O'Meara, Zach Johnson, l'exploit de Mike Weir, les trois gains de Phil Mickelson et les deux de Bubba Watson...

En 2015, une nouvelle génération se pointait le nez à Augusta avec la victoire de Jordan Speith, le Texan que j'avais surnommé « l'espoir blanc » des Américains en golf. Les jeunes loups - la liste est longue - feront des ravages à l'intérieur du livre des records du Masters. Jordan Speith avait déjà commencé à le faire, lui qui l'a échappé au 12e trou l'an dernier!

Rory McIlroy, Justin Thomas, Rickie Fowler, Matsuyama, Fitzpatrick et Jon Rahm, pour ne nommer que ceux-là, s'attaqueront au Masters avec le couteau entre les dents. À Rory, il ne manque que le Masters pour obtenir le Grand chelem tandis que Thomas cherche à imiter son copain Speith.

Doit-on croire que jamais plus un vétéran éclipsera les jeunes loups?

Pas vraiment! Phil Mickelson est toujours dangereux, lui qui aimerait bien rejoindre la légende Palmer avec quatre gains. Dustin Johnson, le numéro 1 mondial, joue du bon golf et son nom figure en haut de la liste des favoris. Jason Day est rassuré sur l'état de santé de sa mère et l'Australien aimerait bien se glisser dans un veston vert.

Avant de hisser le drapeau blanc... les gars de la trentaine chercheront à livrer la marchandise. Une belle bataille est à prévoir! À plus...




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