Les grands absents du salon

Comme l'encre de la version finale du projet... (Archives, La Tribune)

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Comme l'encre de la version finale du projet de chasse expérimentale au chevreuil en Estrie n'est pas encore sèche, les gestionnaires fauniques ne profiteront pas de l'achalandage du rendez-vous printanier des mordus de chasse et de pêche, cette fin de semaine à Sherbrooke.

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Luc Larochelle
La Tribune

(Sherbrooke) CHRONIQUE / Année après année, le Méga salon camping, chasse et pêche de Sherbrooke attire autour de 10 000 visiteurs. Des milliers d'entre eux sont des passionnés de chasse.

C'est un rendez-vous couru que le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) auraient eu intérêt à exploiter pour déployer sa stratégie de communication sur le nouveau mode de gestion du cerf de Virginie devant être mis à l'essai dans les zones 6 nord et 6 sud de l'Estrie à compter de cette année.

Comme l'encre de la version finale du projet expérimental sur la restriction de la taille légale des bois (RTLB) n'est pas encore sèche, ne vous attendez pas à croiser en fin de semaine au Centre de foires un représentant gouvernemental en mesure de vous éclairer. Des gardes-chasse seront présents, mais ce dossier n'est pas de leur ressort. La gestion de la faune et des habitats et la protection de la faune sont deux branches distinctes dans la structure administrative du ministère.

Patience, il ne reste que des détails mineurs à régler, l'annonce est imminente et elle ne remettra pas en question le calendrier annoncé, m'a-t-on répété au bureau du ministre Luc Blanchette sans plus de précisions.

Quand même dommage, car c'est le genre d'événement durant lequel les citoyens sont réceptifs et disponibles. Ils ont du temps. La participation aux ateliers et aux conférences est un bon baromètre à cet effet. Un bain de foule des gestionnaires fauniques aurait animé des discussions, les informations alors communiquées se seraient propagées ce qui en aurait augmenté la portée.

En moussant l'intérêt pour l'événement, le MFFP aurait également donné un coup de main au promoteur et l'aurait récompensé pour son apport depuis plusieurs années à la promotion d'activités vitales pour l'économie des régions.

« Les détails sur le projet expérimental auraient sûrement été un plus, mais je n'avais nécessairement pas d'attentes. La façon dont le gouvernement a annoncé la fin de la chasse aux caribous migrateurs à quelques jours de Noël en dit assez long quant à son souci de visibilité. Je ne m'en formalise pas. Notre formule plaît et nous travaillons à ce qu'elle reste un succès », répond l'organisateur du salon, Gaétan Mondou.

Le site internet www.pourvoirie.net est un moyen efficace de consulter la liste des activités et de planifier votre visite en fonction de l'horaire des conférenciers qui se succèderont vendredi, samedi et dimanche.

Non seulement le ministère perd-il de la visibilité, mais il se prive aussi de l'apport de ses alliés dans le projet RTLB. Des bénévoles de la section régionale de la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs s'étaient relayés à un kiosque durant toute l'édition 2016 du salon afin d'expliquer la nécessité de protéger les jeunes mâles pour viser une chasse de meilleure qualité. Cette année, ils n'y sont pas.

« On allait quand même passer la fin de semaine à dire aux gens qu'on n'a rien de nouveau à leur dire », explique le président Michel Dufort, en attente lui aussi d'un déblocage à Québec.

L'absence des gestionnaires fauniques n'est pas une raison pour ne pas se rendre au salon, il y a plusieurs autres points d'attrait. Mais ça aurait été tellement une belle façon de démarrer, d'amorcer aussi un virage sur le terrain. Comme le reste, le souci de proximité reste à confirmer.




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