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De recordman en athlétisme à spécialiste d'arts martiaux

« Je préfère former de bonnes personnes et leur... (Spectre Média, Maxime Picard)

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« Je préfère former de bonnes personnes et leur permettre d'atteindre des objectifs personnels. Je préfère que mes élèves soient bien dans leur corps et dans leur esprit », soutient le renshi Christian Alain.

Spectre Média, Maxime Picard

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(Sherbrooke) Christian Alain ne fait pas les choses à moitié. Lorsqu'il s'est investi dans l'athlétisme, il a repoussé les limites en atteignant l'excellence. Après avoir été nommé Athlète de l'année en 1993 à l'Université de Sherbrooke, il a intégré l'équipe nationale junior de sprint pour ensuite établir un record universitaire canadien en javelot et finalement, devenir l'une des références en arts martiaux au Québec.

Son but lorsqu'il pratiquait le décathlon? Participer aux Jeux olympiques.

« Mais les blessures m'ont ralenti et un jour, j'ai essayé le karaté et avec la même passion que celle pour l'athlétisme, j'ai plongé tête première dans le monde des arts martiaux pour finalement ouvrir le Centre énergétique et arts martiaux de Sherbrooke en 2006. Depuis ce temps, je n'ai fait qu'accueillir de plus en plus de membres. »

Maintenant âgé de 45 ans, l'enseignant en éducation physique à l'école Notre-Dame-des-Champs de Stoke consacre son temps dans le développement de ses athlètes.

« J'ai appris des meilleurs au monde et c'est à mon tour de redonner. J'ai fait quelques compétitions dans différentes disciplines, mais mon but était surtout de vivre la compétition pour que mon expérience puisse être profitable pour mes élèves. Je n'enseigne pas les arts martiaux pour que les jeunes deviennent des champions et remportent des médailles. Ce n'est pas très sain je trouve. Je préfère former de bonnes personnes et leur permettre d'atteindre des objectifs personnels. Je préfère que mes élèves soient bien dans leur corps et dans leur esprit. »

De 40 enfants inscrits au début de l'aventure à 250 aujourd'hui, son école d'arts martiaux n'a jamais cessé de prendre de l'expansion. Le spécialiste de karaté, jiu-jitsu, kobudo et d'autodéfense aime partager sa philosophie.

« Je me suis rapidement rendu compte que les arts martiaux avaient mauvaise réputation. Je n'ai pas reçu beaucoup d'appui lorsque j'ai ouvert mon centre. Pourtant, les arts martiaux amènent plein de bonnes choses et sont remplis de bonnes valeurs. Ils permettent aux gens de canaliser leur agressivité. Si un jeune se présente chez moi pour devenir un meilleur bagarreur, il n'est pas au bon endroit! » souligne Christian Alain.

L'effet GSP

Lorsque Georges St-Pierre est devenu une vedette internationale, Christian Alain a rapidement senti les effets bénéfiques sur les arts martiaux.

« Je ne peux pas dire que son succès a eu un effet monstre sur les inscriptions, mais il a certainement inspiré les adeptes d'arts martiaux » a-t-il expliqué quelques heures avant l'annonce concernant le retour dans l'octogone de GSP.

Bien choisir son école

Selon lui, plusieurs bonnes écoles d'arts martiaux existent en région. Il suffit simplement de choisir la plus adaptée à ses besoins.

« Pour s'entraîner au meilleur endroit, il est important de parler au professeur, estime le renshi. Si sa philosophie plait à l'élève, ce dernier est assuré de choisir l'école la plus adaptée pour lui. La passion demeure le secret de la réussite. C'est ce qui m'a amené à connaître du succès en athlétisme et à percer dans les arts martiaux et Dieu sait que je suis entouré d'élèves passionnés », résume le détenteur du 5e dan en karaté et en jiu-jitsu.




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