Trois joueurs des Cougars de 2015 dans la NCAA

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Après avoir connu une saison parfaite avec les Cougars de Champlain en 2015, Isaac Berglund (Southeastern Louisiana) ci-haut et Sidy Sow (Eastern Michigan) ainsi que le joueur de ligne offensive Patrick Davis (Syracuse) ont tous migré vers le sud pour poursuivre leur carrière dans la NCAA.

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(Sherbrooke) On ne s'explique plus pourquoi les Cougars du Collège Champlain ont dominé à ce point le football collégial lors de la saison 2015; trois de leurs partants de cette formation parfaite évolueront pour un programme de football de la NCAA dans les semaines à venir.

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Sidy Sow (Eastern Michigan)

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Patrick Davis (Syracuse)

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Les Cougars de l'entraîneur-chef Jean-François Joncas ont tout gagné, en 2015; tous leurs matchs de saison régulière, jusqu'à la conquête du Bol d'or.

De cette édition, le joueur de ligne offensive Patrick Davis (Syracuse) et les joueurs de ligne défensive Sidy Sow (Eastern Michigan) et Isaac Berglund (Southeastern Louisiana) ont tous migré vers le sud.

Berglund est déjà chez l'Oncle Sam depuis l'an dernier, alors que Davis et Sow ont quitté récemment.

Ces incursions en NCAA font monter à sept le nombre de Cougars qui ont choisi cette voie pour leur parcours académique et de football.

Une avenue qui est réservée à un petit nombre, quoique la donne pourrait changer au cours des prochaines années, pense Jean-François Joncas.

« En effet, ce n'est pas une option commune. Il y a de plus en plus de joueurs qui considèrent cette option; l'an dernier, c'est un contingent de 20 à 30 gars qui ont tenté leur chance en participant à des camps de recrutement. Ils se font voir. La raison principale de ce regain d'intérêt, c'est que le calibre de jeu au Québec a beaucoup augmenté récemment. Ça intrigue les Américains. »

Une amélioration sur le terrain qui ne se dément pas; Joncas est à même d'en témoigner, lui qui faisait partie du personnel d'entraîneurs d'Équipe Canada qui a battu les Américains lors du Championnat du monde de football MU-19 de l'IFAF par 24-6...

Les recruteurs américains viennent en général deux fois au Canada.

En décembre dernier, des représentants des universités du Connecticut, de Syracuse et de Buffalo sont venus jaser avec Joncas. Ils seront probablement de retour au printemps prochain.

« On fait du film ensemble des gars de première année, ils démontrent de l'intérêt à vouloir revoir l'évolution de certains gars. Notre rôle est ensuite d'aider le jeune dans cette voie, si c'est son désir. Se préparer aux tests académiques, choisir les bons camps d'été aux États-Unis pour se mettre en valeur », a poursuivi M. Joncas.

« Les recruteurs américains veulent les comparer à leurs joueurs américains. Ils identifient le potentiel, d'abord, et ils le mesurent à la performance du joueur aux camps d'essais. Si c'est concluant, les gars peuvent obtenir une offre de bourse. »

Pas pour tout le monde

« En même temps, ce cheminement doit avoir du sens pour le ''kid'', pour le football, mais aussi les études. Il y a un peu de chances, dans tout ça, aussi. Est-ce que les États-Unis, c'est le Klondike pour un joueur de football? Là-bas, c'est un autre monde, ils payent les études et ils te nourrissent, alors il faut que tu performes. Les entraînements sont durs, l'environnement n'est pas toujours facile. Certains aiment ça et d'autres reviennent après une année. Être talentueux, c'est une chose; rendu à ce niveau, c'est ce que tu vas faire avec ton talent qui importe. »

Sow, Davis et Berglund ont tous trois suivi un parcours différent avant de réaliser leur rêve.

« Isaac était un joueur de rugby, à la base. On lui a montré à jouer au foot. Ses qualités athlétiques étaient par contre indéniables. Quant à Pat et Sidy, on pouvait déjà penser à la NCAA à leur arrivée; physiquement, ils étaient déjà imposants. »

Le cheminement de chacun de ses joueurs est désormais entre leurs mains.

Un rêve à saisir...

Si Isaac Berglund est déjà en Louisiane depuis un an, Patrick Davis et Sidy Sow ont quitté le Canada la semaine dernière afin d'entreprendre leur aventure aux États-Unis. Précisons que les trois joueurs ont obtenu des bourses d'études complètes.

Jusqu'à présent, Berglund, originaire de Nouvelle-Écosse, file le parfait bonheur dans le « Deep South » des États-Unis.

« Je viens tout juste de commencer mon nouveau semestre d'études. Malheureusement pour moi, je n'ai pas pu jouer la saison dernière puisqu'il me restait trois ans d'admissibilité au lieu des quatre requises. Dès l'automne prochain, je pourrai cependant attaquer le terrain. J'ai profité de ce temps pour me familiariser avec le cahier de jeux, avec la culture locale et mettre des efforts dans les études! »

Les Lions de l'Université Southeastern Louisiana sont dirigés par Ron Roberts et évoluent en division 1 FCS du football NCAA américain, en conférence Southland.

«Mon but est de me faire une place sur l'équipe dès l'automne; l'opportunité est là puisqu'il y a quatre gars qui évoluent à cette position qui vont graduer », mentionne le secondeur extérieur.

« J'ai toujours rêvé de jouer dans la NFL, et être ici, c'est être dans l'antichambre. Je veux faire le prochain pas et réaliser mon rêve, c'est mon but ultime! Si ça ne fonctionne pas, je vais retourner à la maison, étudier à l'école de médecine de l'Université Dalhousie afin de devenir médecin. »

Isaacc Berglund a cependant dû faire sa place. Un Canadien qui débarque dans le « Deep South », non seulement ça attire l'attention, mais ça peut déranger.

« L'accueil a été très bon. Les gens sont curieux à propos du Canada et comment ça fonctionne dans ce pays. Les gars et les coachs me surnomment ''Maple Leaf'' ou ''Canuck'', mais dans le bon sens. »

« Par contre, j'ai eu à me prouver; prouver que je méritais d'être là. En d'autres mots, j'ai été impliqué dans plusieurs échanges disons assez musclés sur le terrain! »

Syracuse, pépinière pour les pros

On ne badine pas, à Syracuse. L'Université de l'État de New York a produit 20 choix de première ronde et ses diplômés ont remporté un total de 26 Super Bowl. Huit de ses anciens joueurs sont désormais au Temple de la Renommée de la NFL.

Marvin Harrison, Jim Brown, Al Davis, Larry Csonka, la liste d'anciens joueurs étoiles est longue, à Syracuse, où l'équipe dispute ses matchs au mythique Carrier Dome.

L'équipe évolue en division 1 FBS de la NCAA dans la conférence Atlantic Coast. Le football américain y est disputé depuis 1884.

« Pour moi, aller jouer dans la NCAA, c'est un rêve que j'ai depuis que je suis jeune. Je voulais faire ma marque, faire différent des autres qui choisissent les universités canadiennes. Je voulais aussi démontrer que lorsque tu le veux vraiment, il n'y a pas de rêves inaccessibles », a dit Patrick Davis.

« C'est difficile, le processus d'acception. Personne ne te connaît, tu n'as pas de contact. Les recruteurs américains ont déjà une idée de ceux qu'ils vont choisir; comme joueur canadien, il faut se faire remarquer. »

« Mes objectifs sont de devenir un meilleur athlète et même d'être habillé pour les matchs et d'être prêt pour entrer dans la rotation. Si ça va bien, je veux un poste de partant », a dit le jeune homme qui va étudier en gestion sportive.

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