Rémi Poirier a brouillé les cartes

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De tous les jeunes porte-couleurs de 15 ans chez les Cantonniers de Magog, le cerbère Rémi Poirier est assurément celui qui a connu la progression la plus rapide.

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(Magog) De tous les jeunes porte-couleurs de 15 ans chez les Cantonniers de Magog, le cerbère Rémi Poirier est assurément celui qui a connu la progression la plus rapide.

oirier s'est même fait un plaisir de brouiller les pistes des sélectionneurs d'Équipe Québec des moins de 16 ans qui ne l'avaient pas invité au camp estival regroupant les meilleurs espoirs de 15 ans de la province. Quatre mois plus tard, le gardien de Farnham avait suffisamment impressionné avec les Cantonniers de Félix Potvin pour forcer la main des bonzes d'Équipe Québec des moins de 16 ans qui lui ont fait de la place dans la formation en compagnie de Tommy Da Silva des Riverains du Collège Charles-Lemoyne.

Félix Potvin est le premier impressionné par les progrès de Poirier en si peu de temps.

« Il faut lui donner tout le crédit pour ce qui lui arrive. Il est parti avec deux prises contre lui, mais cela n'a jamais semblé l'affecter. Il ne faut pas oublier que Rémi avait seulement 14 ans au début de la saison. C'est un des plus jeunes joueurs du midget AAA et à une position qui peut en faire crouler plusieurs sous la pression », fait valoir le pilote des Magogois.

Pourtant, lorsque le camp d'entraînement des Cantonniers s'est mis en branle au mois d'août, Rémi Poirier avait tout à prouver.

« On savait qu'il avait du talent, d'enchaîner Potvin, mais la charge de travail lui semblait énorme. Il a pris les moyens pour s'ajuster et a pris énormément de maturité sur la glace et en dehors en dépit de son jeune âge. Il ne se décourage pas s'il accorde un mauvais but. Il veut se reprendre immédiatement. On aime son caractère. »

Environnement

Rémi Poirier reste les deux pieds sur terre lorsqu'on lui fait remarquer qu'il n'a pas tardé à s'imposer comme un des meilleurs espoirs de 15 ans à sa position.

« Je profite d'un environnement idéal qui me permet de m'améliorer. Les conseils de notre instructeur des gardiens (Alexandre Carrier) ne tombent pas dans l'oreille d'un sourd. Il a vite fait de remarquer les points faibles sur lesquels je devais travailler. Mon positionnement et mes déplacements sont meilleurs et ma forme physique aussi », souligne celui qui a également pris l'habitude de surveiller son coéquipier Jacob Delorme lorsque c'est ce dernier qui prend place entre les poteaux.

« Jacob est un très bon technicien. Il connaît toute une saison. Je le surveille et j'enregistre ce qui pourrait ensuite m'aider. Notre relation est excellente. »

Poirier donne aussi énormément de crédit à ses défenseurs. « Ce ne sont pas les défenseurs les plus costauds, mais ils travaillent intelligemment et je vois toujours bien la rondelle. »

Un gardien d'avenir

Rémi Poirier n'a plus besoin de se faire un nom. Il n'est aucunement amer envers les sélectionneurs d'Équipe Québec des moins de 16 ans qui l'avaient ignoré l'été dernier. « Ils avaient certainement leurs raisons. Mais je savais que si je connaissais une bonne première moitié de saison à Magog, je pourrais recevoir une invitation. Ça fait juste me prouver qu'il ne faut jamais abandonner. »

Le gardien de six pieds et 200 livres n'est pas obsédé par le prochain repêchage de la LHJMQ. « Ce n'est pas le temps de penser à ça. Je n'ai aucune attente pour le moment. Il y a des joutes importantes à venir et les séries à préparer. Nous connaissons une baisse de régime actuellement. Il faut revenir à du meilleur hockey et on va y parvenir. C'est tout ce qui compte pour moi », a déclaré Poirier sur un ton déterminé.

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