Phillip Danault profite du moment

Phillip Danault... (Archives, La Presse Canadienne)

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Phillip Danault

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Yanick Poisson
La Tribune

(Victoriaville) Lorsqu'il a été échangé aux Canadiens de Montréal, il y a de ça près d'un an, Phillip Danault était loin de se douter qu'il serait un jour utilisé sur le premier trio et en supériorité numérique.

Des blessures à Alex Galchenyuk et David Desharnais, combinées à une insatisfaction à l'égard de Tomas Plekanec ont convaincu Michel Therrien de placer le jeune victoriavillois au centre d'Alexander Radulov et de Max Pacioretty sur la première ligne d'attaque de la Sainte-Flanelle.

« C'est sûr que je ne m'attendais pas à ça et je ne pense pas que je vais conserver ce rôle au retour des blessures, affirme Danault, très terre-à-terre. C'est une question de timing et parce qu'il y a des blessés. C'est plaisant d'avoir l'occasion de jouer avec des joueurs comme ça. J'en profite pendant que ça passe ».

Le patineur de 24 ans impressionne depuis le début de la campagne, il compte déjà 14 points, soit 4 de plus qu'au cours de la saison dernière. Il joue avec confiance et il a le sourire bien ancré aux lèvres.

« Je me plais beaucoup ici, mon entraîneur a confiance en moi et ça fait en sorte que je joue avec confiance. Même chose pour le directeur général, Marc Bergevin, je sens qu'il apprécie ma façon de jouer et ça m'aide beaucoup », ajoute-t-il.

La marque de commerce du hockeyeur tout au long de son hockey mineur a été le travail acharné et il continue de la même façon, étant un véritable bourreau de travail. C'est cette détermination qui, selon lui, permet de gravir les échelons.

Selon Phillip Danault, il y a littéralement un monde de différence entre Chicago, l'endroit où il a amorcé sa carrière, et Montréal, notamment en ce qui a trait à la couverture médiatique. Le hockey au Québec est une véritable religion. S'il n'a pas encore été montré du doigt, l'ancien Tigre de Victoriaville a déjà pris l'habitude de se tenir loin des ragots.

« Je crois que les gens ne s'attendent pas à ce que je marque 25 buts par saison, ça aide. Pour le reste, je ne m'en fais pas trop avec ça. La médiatisation, ça fait partie de la game , j'ai pris l'habitude de ne pas trop regarder la télévision ou aller voir ce qui se dit sur les réseaux sociaux », explique-t-il.

La Coupe Stanley à Montréal?

Il n'y a pas de doute que Danault a contribué aux succès des Canadiens cet automne, eux qui ont fracassé des records de franchise pour le nombre de points amassés en amorce de calendrier. C'est d'ailleurs ce qui lui a permis de gagner la confiance de ses entraîneurs.

La tenue de son équipe a de quoi rendre le jeune hockeyeur optimiste quant aux chances des Montréalais de remporter une coupe Stanley. Il faut dire que Danault a assisté de près à la conquête des Blackhawks de Chicago en 2015 et qu'il affectionne l'idée d'être sur la patinoire lorsque les Canadiens en remporteront une première depuis 1993.

« Il y a une bonne énergie dans le vestiaire, tout le monde est motivé. Tout peut arriver rendu là. Il y a plusieurs équipes qui peuvent espérer gagner la coupe et nous en faisons certainement partie. Ce sera important que tout le monde revienne en santé, mais je crois en nos chances. Il faut continuer de rester sharp pendant ce temps-là », dit-il.

Danault a profité des derniers jours de congé pour passer du temps précieux avec sa famille et sa conjointe Marie-Pierre Fortin.

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