La retraite pour l'arbitre Luc Voyer

L'arbitre Sherbrookois Luc Voyer prendra sa retraite le... (Fournie)

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L'arbitre Sherbrookois Luc Voyer prendra sa retraite le 19 février après avoir donné ses derniers coups de patin officiels à Sherbrooke lors du match entre l'Armada de Blainville-Boisbriand et le Phoenix.

Fournie

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(Sherbrooke) Trente ans après avoir arbitré son premier match dans la LHJMQ, le Sherbrookois Luc Voyer se retirera. Sa dernière partie sera la 1000e de sa carrière. C'est à Sherbrooke, le 19 février, qu'il donnera ses derniers coups de patin à titre d'officiel.

À l'âge de 18 ans, Luc Voyer a fait ses débuts dans le midget AAA à Jonquière pour ensuite effectuer son entrée dans le junior majeur en tant que juge de ligne.

Trois ans plus tard, il tentait sa chance dans la Ligue nationale.

« J'étais jeune, je ne parlais pas beaucoup anglais et j'avais été invité à participer aux matchs des camps d'entraînement, se souvient-il. J'ai arbitré quelques rencontres dans la Ligue américaine et je suis revenu dans la LHJMQ. Le hockey m'a amené beaucoup de choses. Sans ce métier, je ne serais jamais devenu un membre de la direction à l'usine Kruger de Bromptonville. »

Du chemin, il en a fait.

« J'ai pu faire jusqu'à 65 matchs par saison dans la LHJMQ en comptant ceux de la Coupe Memorial, comme en 2012 à Shawinigan. La fin de semaine dernière, j'étais en Abitibi. La semaine précédente à Baie-Comeau et là je m'en vais dans les Maritimes. Le hockey m'a aussi permis d'aller en Europe et même en Israël. »

Une journée mémorable

Au tout début de la saison, Luc Voyer a annoncé au directeur Richard Trottier que la campagne 2016-2017 serait sa dernière.

« J'aime beaucoup ce que je fais, mais je ne m'ennuierai pas des longs voyages. Richard Trottier m'a confirmé que mon 1000e match serait mon dernier. Ce sera une partie qui aura lieu dans ma ville entre l'Armada de Blainville-Boisbriand et le Phoenix de Sherbrooke. J'ai même la chance de choisir les trois autres officiels de la partie. »

C'est donc avec le doyen de la LHJMQ, Sylvain Losier, et ses amis Nicolas Dutil et Jean-Philippe Sylvain que Luc Voyer vivra cet instant mémorable.

« À l'âge de 48 ans, je souhaite passer un peu plus de temps avec mes enfants. Mon plus jeune fils Félix-Antoine est gardien au Collège du Mont-Sainte-Anne et mon plus vieux Alex-Olivier joue pour l'Océanic de Rimouski. J'aimerais les suivre davantage. »

D'ailleurs, le paternel s'est déjà retrouvé sur la même glace que son aîné. L'occasion se présentera une fois de plus cette saison.

« Je demeure impartial peu importe les circonstances », assure-t-il.

Du hockey de meilleure qualité

Au fil du temps, Luc Voyer a assisté à l'évolution du hockey dans la LHJMQ. Il se dit d'ailleurs surpris d'entendre certains amateurs critiquer parfois la qualité du hockey d'aujourd'hui.

« Le hockey actuel est beaucoup plus rapide. Les jeunes sont plus forts et mieux entraînés qu'auparavant. Ça frappe encore, mais le jeu est plus propre. Il y avait plus de violence dans le passé et ça n'enlève rien à l'intensité retrouvée actuellement. »

Selon lui, le hockey de la LHJMQ demeure très populaire et la diminution de la violence ne doit pas être une explication à la légère diminution du nombre d'amateurs dans les amphithéâtres du circuit Courteau.

« Une partie de hockey est devenue un happening sportif. Dans le temps, on ne voyait pas autant d'animation dans les arénas. Le fait que les gens dépensent leur budget pour le loisir d'une façon plus variée fait en sorte qu'il y a un peu moins de monde dans les amphithéâtres, mais il faut aussi avouer que la vie va à 100 milles à l'heure en 2016. Les familles n'ont pas toujours le temps d'aller au hockey. »

D'ailleurs, on pourra compter sur lui pour assister encore à plusieurs matchs de la LHJMQ une fois qu'il sera à la retraite.

« Je vais m'ennuyer de ce travail, c'est certain. Il s'agit d'un changement majeur pour moi après toutes ces années et je compte bien profiter de mes dernières rencontres au maximum », résume l'officiel sherbrookois.

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