Maude-Aimée Leblanc à un échelon supérieur

La Sherbrookoise Maude-Aimée Leblanc a terminé sa saison... (Archives, La Presse canadienne)

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La Sherbrookoise Maude-Aimée Leblanc a terminé sa saison 2016 au 81e rang du classement des boursières de la LPGA avec un total de 173 424 $.

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(Sherbrooke) Maude-Aimée Leblanc a connu sa meilleure saison sur le circuit de la LPGA (Ladies Professionnal Golf Association) en 2016. Des résultats qui motivent au plus haut point la Sherbrookoise en vue de sa saison 2017.

Leblanc est de retour en Floride depuis quelques jours, après avoir passé deux semaines en région à l'issue de sa saison de golf, qui s'est conclue par deux tournois en Asie.

La grande golfeuse a terminé sa saison 2016 au 81e rang du classement des boursières de la LPGA avec un total de 173 424 $.

Jusque-là, sa meilleure saison fut celle de 2012, où elle avait cumulé des gains de 43 165 $.

Pas de doute, Leblanc est passée à un autre niveau, en 2016, et elle entrevoit l'avenir avec beaucoup d'enthousiasme.

« Ce fut une longue saison, une saison en deux temps, mais surtout, ma meilleure saison depuis que je suis sur le circuit professionnel, en 2011. C'est le résultat de plusieurs heures d'efforts », a-t-elle confié à La Tribune.

Une saison de 23 tournois qui s'est en effet déroulée en deux temps, c'est le moins que l'on puisse dire.

Elle a amorcé sa saison en force avec une 31e place à la Classique Pure-Silk, aux Bahamas à la fin janvier, avant de connaître un important passage à vide.

À ses neuf tournois suivants, seulement une fois a-t-elle pu se qualifier pour les rondes de la fin de semaine.

Irrégulière dans son jeu, Leblanc ne parvenait pas à coller deux bonnes rondes de golf.

Elle a même dû se retirer de deux de ces tournois, une fois parce qu'elle était malade, et l'autre, parce qu'elle fut incommodée par des punaises de lit! Quand ça va mal...

Le vent a commencé à tourner à la Classique ShopRite, début juin où elle a pu capitaliser sur une très solide première ronde (66) pour conclure en 31e place.

À partir de ce moment, elle a survécu à la coupure à ses 13 tournois suivants. Pas mal pour une fille qui a passé la majeure partie de la saison 2015 sur le circuit Symetra...

Avec ces intéressants résultats en poche, mais surtout grâce à sa fin de saison spectaculaire, Leblanc n'a pas à se casser la tête pour son statut pour l'an prochain; elle aura le même qu'en 2016.

« Je ne crois pas qu'il y ait un moment marquant, un moment clé qui explique ces succès. Simplement que je me suis sentie à l'aise sur le circuit, je me sentais à ma place. C'est un soulagement que de savoir sa place assurée pour l'année suivante; si tout va bien, je devrais prendre part à une vingtaine de tournois », a-t-elle expliqué.

C'est lors du U.S. Open, en juillet, que Leblanc estime avoir offert son meilleur golf de l'année.

« J'avais essayé de m'y qualifier lors des deux dernières années, sans succès. Cette année par contre, j'ai terminé première de la qualification, j'ai fait la cut, j'ai terminé au 26e rang et j'ai fait ma bourse la plus importante de la saison. C'est une très belle vitrine de visibilité et, pour une fois, on jouait sur un terrain qui avantage les longues cogneuses comme moi, car il est sanctionné par la USGA, et non la LPGA. »

Elle a aussi gardé son meilleur golf pour l'Omnium canadien, disputé dans l'Ouest canadien à la fin août.

Leblanc y a récolté son meilleur résultat en terminant à égalité au 14e rang, tout en terminant son tournoi avec un très intéressant cumulatif de -11.

Elle a aussi fait un passage remarqué à Victoriaville, lors de la Coupe Canada. Confontrée à ses collègues masculins, Leblanc a conclu au 13e rang. Les nombreux spectateurs qui ont suivi son tournoi trou par trou témoignent de sa popularité en région.

Des aspects à travailler

Lorsqu'on regarde plus attentivement ses statistiques, il est facile de voir où la Sherbrookoise entend s'améliorer pour 2017.

Si elle a terminé 6e pour la moyenne de ses coups de départ (270,65 verges), il y a du travail à faire pour le pourcentage de précision de ces coups de départ (58,19 %, 145e rang) et pour le nombre de coups roulés par ronde (29,97, 75e rang).

« Je dois m'ajuster constamment à la longueur des terrains. En définitive, je frappe mes coups de départ trop loin, alors souvent, je me retrouve dans l'herbe longue. Plus près du trou que les autres, mais en moins bonne position. »

« Je devrais peut-être m'inspirer de la Thaïlandaise Ariya Jutanugarn, qui n'a aucun bois dans son sac; elle frappe ses coups de départ avec un fer-2. Elle est première au monde, et elle a gagné quatre tournois cette année. Je frappe mon fer-2 à la même distance que les bois-1 des autres filles. Ça pourrait être une solution. »

« Sinon, j'entends me concentrer sur les coups roulés entre 10 et 20 pieds. Je réussis environ 90 % des coups de moins de 10 pieds, mais les oiselets payants sont lorsqu'on peut caler ceux entre 10 et 20. »

L'argent, nerf de la guerre

Si elle a connu sa meilleure saison sur le terrain en 2016, Maude-Aimée Leblanc est toujours à la recherche d'un partenaire financier et même d'un agent, afin qu'elle se concentre uniquement sur son golf.

« Je suis consciente que les performances doivent venir avant les commandites, alors je crois avoir fait un bon bout de chemin. Il y a seulement trois joueuses canadiennes sur la LPGA et je suis la seule Québécoise sur le circuit. Je compte me servir de ces arguments. »

La saison LPGA 2016 en chiffres

Nombre de tournois : 23

Cumulatif boursier : 173 424 $ (81e rang)

Moyenne coups de départ : 270,65 verges (6e rang)

Rondes sous la normale : 31 (62e rang)

Pointage moyen 72,14 : (74e)

Moyenne de coups roulés par ronde : 29,97 (75e rang)

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