Bon pour Équipe Canada, pas assez pour la LHJMQ

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Au Championnat des moins de 17 ans, Sébastien Doyon a fait équipe avec le médecin d'Équipe Canada Edward Berdusco (Edmonton Oil Kings WHL) et le thérapeute du sport Andy Brown (Owen Sound Attack OHL)

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Yanick Poisson
La Tribune

(Victoriaville) Le gérant d'équipement Sébastien Doyon revient tout juste d'un séjour de 14 jours à Sault-Sainte-Marie au cours duquel, il a servi l'une des formations canadiennes dans le cadre du Défi mondial des moins de 17 ans. Il s'agissait d'un deuxième passage pour le Victoriavillois d'adoption au sein de l'élite canadienne, fait particulièrement inusité si l'on considère qu'aucune des 18 formations de la LHJMQ ne l'a mis sous contrat.

C'est un malheureux concours de circonstances qui a expulsé le sympathique travailleur de coulisse à l'extérieur de l'arène junior québécoise. En poste depuis deux ans et sous deux directeurs généraux différents au sein des Tigres de Victoriaville, il a été limogé par Éric Veilleux au cours de son mandat qui aura finalement duré six semaines. Veilleux devait prendre la route de San Antonio, afin de joindre le club-école de l'Avalanche du Colorado, mais pas sans avoir accordé un contrat - que l'on dit lucratif - à son bon ami Patrick Léonard.

« Je me plais à dire que c'est le seul fait saillant de son passage dans la région, affirme Doyon, amer. Lorsqu'il m'a appelé pour me dire qu'il préférait amener son ami avec lui, j'ai pleuré comme un bébé ».

Le métier de gérant d'équipement, l'homme de 38 ans en fait une véritable passion. Il n'a pas ménagé les heures au cours des dernières années afin que ses joueurs soient traités aux petits oignons. Encore lors du Défi des moins de 17 ans, il a donné sans compter dans un contexte de calendrier surchargé.

« Il y avait des entraînements ou des matchs à peu près chaque jour pendant 14 jours. C'était éprouvant pour les joueurs, mais aussi pour nous. Ça a été une super belle expérience, je n'en tire que du positif, mais je dormais un peu partout à la maison à mon retour », rigole-t-il.

Objectif : la LNH

Comme plusieurs hommes de hockey québécois, Sébastien Doyon rêve de la Ligue nationale de hockey. Si cet hiatus retarde son plan de carrière, il demeure optimiste pour la suite des choses. Il est vrai que le taux de roulement des gérants d'équipement n'est pas aussi important que celui des entraîneurs, mais il est persuadé qu'il retrouvera de l'emploi dans le domaine sous peu.

S'il ne réintègre pas le Circuit Courteau, Doyon, qui est originaire de la région de Québec, tentera de se faire valoir via Équipe Canada. Il souhaite être en mesure de passer chez les moins de 18 ans la saison prochaine et éventuellement être appelé à gérer l'équipement des juniors, puis des séniors.

Au cours de ses passages au sein d'Équipe Canada, Doyon a multiplié les contacts avec des hommes de hockey d'un océan à l'autre. Il croit qu'il ne suffit pas d'être bon pour gravir les échelons, il faut aussi être à la bonne place au bon moment.

« Ça prend des aptitudes, une oreille attentive et de l'expérience, mais aussi un bon réseau de contacts. Je crois que les dirigeants, les coachs et les joueurs apprécient ma présence. Ça joue en ma faveur », conclut-il.

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