David Lessard fait son bilan

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David Lessard dit avoir reçu beaucoup de soutien après avoir appris que son contrat ne serait pas renouvelé.

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(Sherbrooke) Un peu plus de 24 heures après avoir été avisé que l'Université de Sherbrooke ne voulait pas renouveler son contrat qui venait à échéance à la fin décembre, David Lessard a eu le temps d'avaler la pilule et de faire le bilan de ses 10 années passées chez le Vert & Or.

« Ça va mieux, aujourd'hui. J'ai reçu beaucoup de support au cours des dernières heures, je reçois des messages d'encouragements de plein de monde, c'est l'fun. Quand on est en poste, on a tendance à entendre les détracteurs plus que ceux qui nous supportent », a-t-il d'abord indiqué à La Tribune.

La rencontre de jeudi après-midi avec le directeur du Service du sport et de l'activité physique de l'Université de Sherbrooke, Jean-Pierre Boucher, était programmée pour 14 h

« Je ne m'attendais pas à ça. Je sortais d'une réunion à propos de la Corporation études-sport et je devais rencontrer Claude Gauthier pour faire son évaluation. À ce moment, mes adjoints (Guillaume Boucher, Jean-Philippe Gauthier et Mathieu Pronovost) m'ont dit qu'ils avaient été convoqués pour 14 h 30. Ça commençait à sentir le roussi ! Et quand j'ai vu le visage de Jean-Pierre, j'ai tout de suite compris ».

Si M. Boucher était seul pour l'annonce, la décision s'est prise à trois, lui a-t-il confirmé. Le vice-recteur au développement durable Alain Webster et le coordonnateur du programme football Alain Lapointe complétaient le triumvirat.

« On m'a parlé de timing de contrat, de vent de renouveau, que ça prenait des changements. Et je suis d'accord, ça prenait des changements. »

« Mais j'étais réaliste et je savais qu'il n'y avait pas 10 000 changements possibles ; soit tu investis davantage d'argent, soit tu modifies l'organigramme ou bien tu changes le staff de coach. C'est très dommage à entendre, car j'en fais les frais, mais en même temps, ma perception, c'est qu'ils n'acceptent pas que le programme glisse vers le bas. Au moins, ils ont un plan », a-t-il dit.

David Lessard est débarqué à Sherbrooke en 2007 à titre de coordonnateur offensif, en même temps que l'annonce de l'embauche de l'entraîneur-chef André Bolduc.

Il lui a succédé quelques années plus tard et a dirigé l'équipe pendant cinq ans.

Les objectifs étaient élevés et la venue de Jérémi Roch chez le Vert & Or laissait entrevoir de belles réussites.

Roch était le joueur issu des rangs collégiaux le plus prisé parmi sa cohorte de finissants. Et c'est le lien étroit entre Roch et Lessard, qui dure toujours, qui a convaincu Roch d'opter pour Sherbrooke.

Son plus beau souvenir ? La spectaculaire remontée du Vert & Or en deuxième demie de la demi-finale de 2012 contre les Carabins, à l'Université de Montréal, en route vers un gain de 42-24 et une deuxième participation à la Coupe Dunsmore en deux ans.

« C'était la dernière année du coordonnateur défensif Noel Thorpe avec les Carabins, et c'est moi qui appelais les jeux à l'attaque. On avait fait un super boulot d'ajustements à la demie, en route vers la victoire. »

« J'ai tout donné, je me suis vidé pour ce programme pendant 10 ans. Est-ce que les résultats sur le terrain sont là ? Non. En même temps, je n'aurais pu donner plus. J'aurais pu modifier certaines façons de faire, mais pas en donner plus. Je n'ai pas de regrets. »

« Tout ce que je souhaite, c'est que mon successeur ait plus de moyens, plus d'outils à sa disposition. »

Un successeur nommé rapidement ?

Les spéculations vont bon train au sujet de l'identité de celui qui va accepter le poste d'entraîneur-chef du Vert & Or. Si l'affichage du poste n'est toujours pas public, il y a lieu de croire que l'Université aurait déjà ciblé quelques candidats potentiels.

Il faut également préciser que cette quête d'un entraîneur se fait au même moment que celle entreprise par les Gaiters de l'Université Bishop's, il y a un peu plus d'une semaine.

Par contre, l'affichage du poste laissé vacant par le départ de Kevin Mackey vient à échéance le 18 novembre.

Si, bien sûr, les besoins sont différents d'un côté ou de l'autre de la montagne, certains noms circulent déjà.

Chez les Verts, certaines rumeurs persistantes laissent croire que Marc-André Dion pourrait être un choix intéressant.

L'actuel entraîneur-chef du Notre-Dame du Collège Notre-Dame-de-Foy, à Québec, est natif de Fleurimont et il fait de l'excellent travail depuis plus d'une douzaine d'années avec ce programme collégial.

À preuve, il disputera le Bol d'Or aux Phénix d'André-Grasset ce samedi.

En lien à cela, ajoutez l'intérêt de Stephan Huot, propriétaire du Groupe Huot, qui est déjà un partenaire majeur du Collège Notre-Dame-de-Foy qu'a fréquenté son fils Jean-Philippe.

Ce dernier évolue maintenant avec le Vert & Or et le Groupe Huot, par l'entremise de sa branche Airmedic, est devenu un partenaire incontournable de l'équipe sherbrookoise.

M. Huot n'a jamais caché son désir d'aider directement le programme de football du Vert & Or.

D'autre part, La Tribune a appris que c'est l'actuel entraîneur de la ligne défensive du Vert & Or, Mathieu Lecomte, qui représentera l'équipe lors des différentes finales du Bol d'or cette fin de semaine.

Ancien joueur ayant porté les couleurs de l'équipe de 2004 à 2007, M. Lecomte a été dirigé par Alain Lapointe, actuel coordonnateur du programme football.

Enfin, l'entraîneur-chef des Cougars du Collège Champlain, Jean-François Joncas, se voudrait à coup sûr une prise de choix, de par l'excellence de son programme et ses résultats obtenus à Champlain.

Il a toutefois confirmé à La Tribune qu'il n'avait pas été approché par Sherbrooke.

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