Kevin Mackey quitte les Gaiters

Kevin Mackey a décidé de mettre un terme... (Archives La Tribune, André Vuillemin)

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Kevin Mackey a décidé de mettre un terme à sa relation avec les Gaiters de Bishop's après neuf années passées dans le programme de football dont les cinq dernières comme entraîneur-chef.

Archives La Tribune, André Vuillemin

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Kevin Mackey en a assez.

Celui qui a été nommé entraîneur-chef par excellence au Canada en 2013 a réuni ses joueurs et son personnel d'entraîneurs dimanche matin et il leur a annoncé qu'il quittait son poste.

La veille, les Gaiters ont subi une septième défaite en huit matchs, s'inclinant par 39-6 face aux Stingers de Concordia, au Coulter Field de l'Université Bishop's.

Mackey aura passé cinq ans avec les Gaiters à titre d'entraîneur chef et neuf années en tout au sein du personnel d'entraîneurs. Il a été nommé à la barre de l'équipe en janvier 2012.

En cinq saisons, il aura compilé une fiche de 9-32, avec une seule participation aux séries, soit en 2013, alors que l'équipe avait terminé au deuxième rang du classement québécois avec une fiche de 6-2. Bishop's avait pour l'occasion accueilli un premier match éliminatoire à la maison depuis 1994.

Tanné et fatigué. Voilà probablement les deux qualificatifs illustrant l'état d'esprit de Mackey lorsque La Tribune l'a joint, dimanche soir.

« Il y a cinq ans, quand j'ai été nommé, j'ai dit que j'allais travailler le plus fort possible, et le plus longtemps possible, pour faire de ce programme de football, un succès. Mais année après année, on m'offrait toujours un contrat d'un an. L'instabilité à la direction faisait que je devais toujours faire mes preuves auprès de quelqu'un de différent », a-t-il d'abord amené.

« C'est ce qu'a dit Brian Brickell quand il est entré en poste; je veux te voir travailler, ensuite on verra. Il est parti, et Jean-Benoît (Jubinville) est arrivé; il est parti un an plus tard. Et là, il n'y a personne. Je restais donc plus longtemps que les directeurs sportifs! L'an dernier, j'ai fait part de mes demandes à l'Université et j'ai resigné pour un. J'avais pu passer mes frustrations. J'ai donc fait le boulot pour un an. Avec Bishop's, on s'était donné une date butoir pour savoir si je revenais ou non, j'ai décidé de ne pas revenir. »

Les insuccès de l'équipe au fil des ans sont en grande partie attribuables au budget dont dispose l'équipe, un budget à des années-lumière des autres programmes universitaires de football.

Certaines sources font état d'un budget de 300 000 $ pour les Gaiters, alors que des programmes comme Sherbrooke en auraient deux fois plus, et que Montréal et Québec disposeraient de budget trois fois plus élevé.

Ces chiffres, par contre, ne sont pas confirmés. Tout le monde s'entend par contre pour dire que Bishop's est le parent pauvre du football RSEQ.

« Ce n'est pas facile, perdre. Tu mets tellement d'efforts là-dedans, mais aucun résultat pour les récompenser. C'est très frustrant. »

À l'issue de la saison 2015, les doléances de Mackey furent entendues, et Bishop's a embauché l'expérimenté Marc Loranger à titre de coordonnateur défensif. L'équipe avait dès lors trois entraîneurs à temps plein.

« Le recrutement demande beaucoup d'énergie et d'efforts, aussi. C'était donc le temps de quitter, pour moi. Je voulais aussi quitter en bons termes. Je prends deux semaines de vacances, je vais me reposer, prendre du temps avec ma famille et on va voir », a-t-il lancé.

« J'aurais aimé qu'on gagne plus souvent; pas pour moi, pour les joueurs. Ils n'ont jamais cessé d'y croire et de travailler en conséquence. Le noyau est bon. Oui, il y a encore du travail à faire, mais on n'est pas si loin. »

« Je vais pouvoir me reposer l'esprit tranquille, car j'ai tout donné. Je suis fier des gars pour ce qu'ils ont donné sur le terrain, et sur les bancs d'école. »

Loranger, de même que le coordonnateur offensif Brent Bailey, seraient des candidats intéressants pour succéder à Mackey.

Le processus d'entrevue est d'ailleurs déjà en marche.

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