Luc Gauthier accueille la coupe Stanley

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Luc Gauthier, recruteur chez les Penguins de Pittsburgh, tenait à rassembler ses amis et sa famille lorsqu'il a accueilli la coupe Stanley.

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(Sherbrooke) Après les joueurs Kristopher Letang et Marc-André Fleury, l'entraîneur-adjoint Jacques Martin et le recruteur Gilles Meloche, c'était au tour de l'éclaireur sherbrookois Luc Gauthier d'accueillir la coupe dans son patelin vendredi soir.

« Je tenais à rassembler ma famille et les amis uniquement, explique le membre des Penguins de Pittsburgh. J'ai joué pendant dix ans au hockey et par la suite, je suis resté dans le monde du hockey et mes proches ont toujours été derrière moi. Ils m'ont supporté pendant tout ce temps, et je tenais à les remercier de m'avoir appuyé, surtout ma famille. J'ai dû faire des sacrifices et aujourd'hui, on célèbre la conquête de la coupe Stanley ! » a lancé le recruteur.

Une centaine de personnes attendaient impatiemment la coupe à l'intérieur d'un grand chapiteau érigé derrière les installations de l'entreprise Constructions Longer sur la rue Léger.

« J'ai la coupe pour toute la soirée et mon but n'était pas de préparer un événement de grande envergure, mais une soirée plus intime, affirme Luc Gauthier. Ce n'est pas le temps qui compte, mais la qualité du temps que nous passerons avec la coupe pour que tous mes proches puissent apprécier le moment. »

Son nom n'est peut-être pas gravé sur la coupe, mais il possède toutefois sa bague et a l'occasion de jouir de la présence de la coupe durant quelques heures.

« On a même voyagé avec l'équipe durant les séries, précise Luc Gauthier. L'organisation nous offre une expérience mémorable et c'est très apprécié. Si j'ai la coupe à cette période-ci de la saison, c'est à cause de la tenue de la Coupe du monde. Elle se promenait beaucoup durant cet événement, donc la tournée au sein des membres des Penguins a été retardée. »

Un privilège inestimable

Après avoir évolué pendant dix ans pour le club-école du Canadien de Montréal, en plus d'avoir disputé quelques matchs pour le grand club, Luc Gauthier s'est retrouvé derrière le banc du club-école montréalais avant de devenir recruteur chez l'Avalanche du Colorado, les Predators de Nashville et les Penguins.

« C'est la deuxième fois que je profite de quelques instants avec la coupe grâce à la conquête des Penguins. En 2009, on avait aussi organisé un événement plus intime. Je suis un être très privilégié. J'ai des collègues qui sont dans le milieu professionnel depuis 35 ans qui n'ont jamais gagné la coupe Stanley. C'est un privilège pour moi de l'accueillir pour une deuxième fois. »

Lors de la victoire des Penguins contre les Sharks de San Jose, Luc Gauthier était sur place : « Le sentiment est incroyable. On était tous nerveux lors de la partie numéro 6 de la finale. La partie était serrée et c'était comme dans un film. En descendant les marches après la victoire pour aller rejoindre les joueurs, plusieurs souvenirs me sont revenus en tête. C'est de nombreuses années d'efforts qui m'ont mené vers ce moment. Pour une personne qui a évolué dans le monde du hockey, c'est le summum. »

Et selon lui, à quoi peut-on attribuer les succès récents des Penguins ?

« Sidney Crosby a un impact incroyable, mais pour gagner la coupe Stanley, ça prend une recette gagnante et il en fait partie. À la base, il y a un propriétaire qui donne les moyens à son directeur général de former une équipe gagnante, l'entraîneur a ensuite son rôle à jouer tout comme les joueurs évidemment et les autres membres du personnel, dont les recruteurs qui ont eu un grand mot à dire dans la conquête de 2016, puisque plusieurs jeunes joueurs repêchés ont été un facteur important », conclut-il.

Né avec une paralysie cérébrale modérée, le jeune... (Spectre Média, René Marquis) - image 2.0

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Né avec une paralysie cérébrale modérée, le jeune Mathis Leblanc Rouillard était très excité à l'idée de voir la coupe Stanley.

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Un invité VIP

Mathis Leblanc Rouillard a vécu l'une des plus belles soirées de sa vie. Paralysé depuis la naissance, le garçon de 10 ans était l'invité VIP de Luc Gauthier.

« En 2009, j'avais amené la coupe au Département de pédiatrie du CHUS pour que les enfants puissent en profiter. Cette fois, je suis limité dans le temps, mais je tenais à donner au suivant et je voulais faire plaisir à une personne comme Mathis, un passionné de hockey qui est super intelligent, mais qui n'a pas le contrôle de ses membres. Il est mon invité VIP ce soir ! »

« Mathis est né avec une paralysie cérébrale modérée, explique son père Luc Rouillard. Il aime tellement le hockey que malgré son handicap, il tient à pratiquer ce sport. Il est en fait surtout gardien de but. Il se tient sur sa marchette avec son équipement et je dois le maintenir en équilibre. C'est une épreuve pour son père, mais un instant de bonheur pour lui. »

Autrefois partisan du Canadien, les allégeances de Mathis ont changé récemment.

« Depuis que les Penguins ont battu les Sharks de San Jose en finale, je suis un grand fan de Pittsburgh. J'aime bien Sidney Crosby et Kristopher Letang ! » avoue-t-il.

« Et pourtant, dans notre famille, on est des partisans du Canadien de génération en génération, mais Mathis adore aussi le Canadien ! » tient à préciser son père.

Sa présence à la soirée privée de Luc Gauthier est en fait le fruit du hasard.

« Le fils de Luc est professeur d'éducation physique à La Maisonnée, l'école de mon garçon, et il a dit à Luc à quel point Mathis aime le hockey et les Penguins. Luc n'a jamais hésité à l'inviter. Nous en sommes très reconnaissants », indique le père de Mathis.

« Mathis criait et était vraiment, vraiment content quand il a appris la nouvelle, souligne sa maman, Diane Leblanc. Aujourd'hui, il n'arrêtait pas de nous demander quand nous allions partir. Il ne voulait vraiment pas être en retard ! Je devais lui cacher le secret pour qu'il ne soit pas trop excité à l'avance. Ce soir, je suis tellement heureuse pour lui parce qu'il ne revivra peut-être jamais ce moment. »

« J'étais surtout nerveux avant d'arriver ici, admet le jeune amateur de hockey, qui était accompagné de son meilleur ami Nathan. Mais j'étais très excité à l'idée de voir la coupe Stanley. Parce que je l'avais vue seulement à la télévision. Entre autres quand les Penguins ont battu les Sharks. Je tiens aussi à voir les gravures à l'intérieur de la coupe qui ont été inscrites lors de la victoire du AAA de Montréal à la toute première année de la coupe Stanley. »

Décidément, le jeune de 10 ans s'y connaît...

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