Boxe : une histoire de famille

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Stéphane Monast, ancien champion canadien, en compagnie de sa fille Angélique.

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(Sherbrooke) Le gala du Club de boxe de Sherbrooke (CBS) du 5 novembre aura une saveur toute particulière et peu habituelle. On pourrait même dire qu'il se déroulera sous le thème de la famille.

Outre la carte bien remplie de 15 combats, dont la finale qui opposera Valentin Boudet (CBS) à Alvaro Étienne (Club de boxe Zewski), les amateurs pourront voir à l'oeuvre des pugilistes dont la passion pour la boxe est un filon purement familial.

D'abord, l'ancien champion canadien et boxeur professionnel Stéphane Monast sera dans le coin de sa fille Angélique, qui disputera un troisième combat, mais un premier devant les siens à Sherbrooke.

Ensuite, Naomie Pelletier, championne de la Coupe Impérium et championne sans opposition des Gants dorés (64 kg, catégorie junior), disputera un défi à Katherine Poulin (Club de boxe Fighter). Mais avant cela, elle aura eu la chance de voir son jeune frère Hans se battre lui aussi. Deux combats qui se dérouleront sous l'oeil attentif du paternel Eric, qui donne un coup de pouce comme entraîneur au club.

Enfin, Ludrick Caron, récemment couronné champion des Gants dorés (68 kg, catégorie juvénile), n'a pas ménagé les efforts afin d'aider son petit neveu, Alexym Bermon Demers, âgé de 10 ans, à monter dans le ring pour son premier combat.

« C'est la première fois que l'on voit autant de boxeurs associés soit à d'autres boxeurs ou encore à des membres du club! Le transfert de connaissance et de la passion de la boxe est très fort. Ça témoigne aussi d'un club en santé, quand les parents nous confient leurs enfants de la sorte. Ils croient en nous », a dit Jean Gauthier, le coordonnateur du club de compétition au CBS.

« Ça veut aussi dire que la base de participants est bonne et que les jeunes peuvent faire la transition vers le niveau compétitif plus facilement, s'ils le veulent. La marche vers la compétition est donc moins élevée. »

Stéphane Monast a disputé 68 combats chez les amateurs, avant de faire une courte carrière chez les pros (4 victoires et une défaite).

Le 5 novembre, il sera dans le coin de sa fille pour son premier combat à la maison.

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La boxe est un sujet populaire chez les Pelletier. Éric donne un coup de pouce au club, où sa fille Naomie s'entraîne depuis quelques années.

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Nervosité

L'ancien rude cogneur, qui a déjà passé le K.O. à Joachim Alcine chez les amateurs, avoue ressentir une certaine nervosité.

« C'est très plaisant de voir sa fille suivre ses traces, mais ça travaille les émotions. Je suis en admiration devant ma fille. Ce n'est pas moi qui la pousse, c'est elle qui veut le faire. Je l'encourage dans ses objectifs. J'étais content de savoir qu'elle voulait boxer. J'éprouve un stress différent, quand c'est elle qui boxe. À son premier combat, j'ai dit à Jean (Gauthier, le coordonnateur du club compétition au CBS), tiens-toi prêt, je ne sais pas si je vais pouvoir aller dans son coin entre les rounds! »

Quant à Angélique, c'est le lien père-fille qu'elle voit se bonifier à travers la boxe.

« Je voyais mon père le faire, ça avait l'air le fun et je voulais faire comme lui! Ma mère m'amenait le voir lorsque j'étais petite, mais je ne me rappelle pas de tout. Je me suis repris en allant voir ses combats sur YouTube! Ma relation avec lui s'est beaucoup améliorée depuis que je fais de la boxe. On est plus proches, on parle beaucoup plus ensemble. Je ne veux pas devenir pro, mais je veux faire de la boxe longtemps. Je suis un peu stressé en vue de ce premier combat, devant ma famille et mes amies, mais j'ai hâte! »

Pour Ludrick, c'est la chamaille avec son neveu qui a conduit celui-ci au club.

« On se chamaillait à la maison, et on a commencé à s'entraîner, de fil en aiguille. J'ai bien vu qu'il était bon, alors je lui ai demandé de venir faire un tour au club. Moi-même, j'ai commencé à huit ans. On se parle de boxe, j'essaie de lui montrer comment se battre contre des plus grands, quelques tactiques de combat. C'est l'fun, il est bon, il n'a pas peur, il veut gagner et il est prêt. »

Ludrick Caron n'hésite pas à donner des conseils... (Spectre Média, Marie-Lou Béland) - image 3.0

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Ludrick Caron n'hésite pas à donner des conseils à son petit neveu, Alexym Bermon Demers, âgé de 10 ans.

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L'idole de ses frères

Chez les Pelletier, la boxe est devenue un sujet familial de prédilection. Mais il n'en fut pas toujours ainsi.

« Au départ, mon père ne voulait rien savoir. Quand il est venu la première fois, qu'il a rencontré les gens, ça l'a rassuré, alors il a accepté que j'en fasse. Ce n'est pas mon coach, mais il aime venir au club et j'en suis contente. Quant à mes frères, je suis un peu leur idole, ils me mettent pas mal sur un piédestal, je trouve ça cute! »

À noter que ce gala du 5 novembre servira aussi de qualification pour les prochains Jeux du Québec.

Loucas Lahaie, Magalie Longtin, David Côté et Christopher Toledo-Lamoureux sont les prétendants. 

Les billets sont en vente au coût de 25 $ pour les adultes et de 10 $ pour les 16 ans et moins.

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